LUS
y O00— suspension du cathétérisme vésical, qu'on avait pratiqué régulièrement depuis l'opération, mais le pessaire fut maintenu en place.
Le 20 juillet, l’utérus restait dans la position où on l'avait mis. La malade se lève pour la première fois. Elle porte encore son pessaire.
Le jeudi 1° octobre, nous voyons cette femme qui se trouve complètement guérie. Les règles arrivent régulièrement toutes les quatre semaines, elles durent pendant quatre jours. Les phénomènes douloureux n'ont plus réapparu. Elle ne porte plus de pessaire et l'utérus présente le même degré d’antéversion que celui, que nous avions constaté le samedi
27 juin.
OBSERVATION V. Prolapsus de l'utérus, compliqué de cystocèle. — Raccourcissement des ligaments ronds. — Guérison du prolapsus.
[Traduite d'Alexander] (1).
Elisabeth C.., âgée de 38 ans, mariée, est une femme d’un embonpoint notable, et d’une stature moyenne, présentant un relächement des organes pelviens (relaxed pelvic organs). Elle fut admise à l'hôpital de Liverpool « Workhouse » pour un prolapsus de l'utérus, assez accusé pour que le col fit saillie à la vulve.
Le 4 octobre 1881, j'ai pratiqué le rétrécissement du vagin, de façon à réduire le diamètre de ce canal à un calibre égal à celui de mon doigt.
Le 1°* décembre de la même année, l'utérus ne venait pas à l’extérieur, mais il pressait avec force sur la cicatrice vaginale. La vessie en avant, le rectum, en arrière, faisaient saillie au-dessus du rétrécissement vaginal, comme si ces organes avaient eu tendance à franchir l'anneau rétréci du vagin. Les douleurs expulsives (dragging pains), dont souffrait la malade avant l'opération, persistaient encore après celle-ci, etle seul résultat obtenu était, qu'on ne voyait plus l'utérus lorsqu'on regardait la vulve.
Le 14 décembre, j'ai pratiqué mon opération sur les ligaments ronds.
(x) Cette observation appartient à la malade chez laquelle le docteur Alexander pratiqua sa première opération (Voy. Alexander. Short. of round lig. p. 27)
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J'ai raccourci, de deux pouces (5 centimètres), chaque ligament. Les portions ainsi attirées au-dehors furent sectionnées et les extrémités fixées par de nombreuses sutures de catgut, aux lèvres des plaies.
Le 6 janvier 1882, les plaies étaient complètement guéries et une légère dépression, au centre des cicatrices, montrait l'endroit où les ligaments avaient formé leurs adhérences.
Durant les deux premiers jours qui suivirent l’opération, la malade eut des douleurs qui furent soulagées par des injections hypodermiques -de morphine.
Le 27 février, on examina la malade dans la station verticale. On trouva l'utérus placé dans la position exacte qu’on lui avait donnée le jour de l’opération. « En faisant tousser ou pousser la malade, on voit que l'organe gestateur n a pas la plus petite tendance à se prolaber. Le col, il est vrai, est un peu plus bas qu’à l’état normal, il est aussi un peu dirigé en arrière, comme l’est toujours le col, à l’état normal. Les ligaments étant plus courts qu’à l’état normal, ils contribuent à contrôler la position dans laquelle se trouve l'utérus. Les parois du vagin sont encore : relâchées, mais pas autant qu'au moment de l'opération, et l’on. peut espérer que, quand le pessaire aura été enlevé pendant quelque temps, les tissus relàchés regagneront leur résistance normale, si le processus de dilatation ne va pas très loin dans les organes voisins (vessie et rectum).
« Les douleurs expulsives ont disparu complètement, et l'on accorde à la malade l'autorisation d’aller rejoindre son mari.
« À plusieurs reprises, j'ai revu cette femme, jusqu’au mois de mai de 1883; à cette époque, l'utérus gardait la position que je lui avais donnée, l’état de la cystocèle était 4 peine changé ; sous l'influence de l'effort, on la voit sortir dans une certaine étendue, mais la patiente n’éprouve, de ce fait, aucun inconvénient sérieux. »
On voit donc, que les prévisions sur la cystocèle ne se sont pas réalisées.