‹ L'opération de Babcock dans le traitement du cancer du rectumChapitre 24 sur 45 · DEUXIÈME OBJECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME OBJECTION

La conservation des releveurs et l’absence de curage des fosses ischio-rectales expose aux récidives.

Cette objection ne vaut évidemment que pour les cancers bas situés, ceux qui sont au-dessous de la troisième valvule de Housron, si l’on adopte celle-ci comme limite entre les cancers hauts et les cancers bas, comme le fait le Professeur F. PapiN dans son article de la Presse Médicale de 1944.

Au point de vue lymphatique, ces cancers se propagent essentiellement vers le haut, comme l’ont montré les travaux du Professeur Monpor et du Professeur VILLEMIN sur les lymphatiques du rectum, et comme le rappelle le Professeur PAPIN dans son article de la Presse Médicale. Donc, à

ce point de vue, lopération de BaBcocx n’est pas critiquable.

En ce qui concerne l’extension locale, nous nous sommes déjà expliqué à ce sujet. Nous pensons qu’à côté de l’amputation abdomino-périnéale que propose pour eux le Professeur PAPIN, on peut faire une place à l'opération de BABcock pour ceux qui sont peu avancés, à moins qu'ils soient situés vraiment trop bas (moins de 5 centimètres de l’anus). Nous avons dit que, d’ailleurs, ce ne serait parfois qu’au cours de l'intervention que la décision serait prise.

L’objection ne tient donc que pour des opérations de BaBcock pour lesquelles l’indication serait, selon nous, mal posée.

Quand la méthode est indiquée, les récidives ne sont pas plus fréquentes qu’avec les autres techniques, l’amputation en particulier.

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