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L'EXPLORATION

L’exploration est un temps cardinal de l’intervention. E. Quénu, en 1897, s’est fait le défenseur de la laparotomie exploratrice : « Nous ne craignons pas d'affirmer, dit-il, que c’est cette indispensable exploration qui doit décider en dernier ressort si le traitement du cancer sera radical ou palliatif ».

Aussi doit-on insister sur l'importance du diagnostic précoce, sur l'intérêt de la rectoscopie, point sur lequel insistent tous les auteurs. Lui seul permettra d'améliorer ces statistiques décevantes, où seuls 50 % des cancers du rectum et du recto-sigmoïde sont opérables par suite de l'extension des lésions.

L’exploration devra être systématique :

1° Inventaire des lésions :'siège exact de la tumeur au-dessas du plancher pelvien et par rapport à la réflexion du péritoine, Sa mobilité, ses connexions «vec les organes voisins, vessie, artères iliaques, annexes, avec le sacrum, seront étudiées. Recherche

L'NpaRee

soigneuse des ganglions le long de la mésentérique inférieure. à

20 Longueur de l’anse sigmoiïde, c’est souvent d’elle que dépend la décision du procédé opératoire. |

3° Enfin, il ne faudra jamais oublier de palper soigneusement le foie : « Ce simple geste évitera des opérations inutiles et décevantes» {Observation 18).

Toutes ces données réunies, la décision sera dès lors prise en connaissance de cause. ‘

Dans les observations que nous rapportons, diverses adhérences ont été rencontrées qui n’ont pas constitué ‘des contre-indications opératoires for-

melles :

A la vessie :

Observation 5 : « Grosse tumeur adhérant à la vessie que l’on libère ».

Observation 12 : « Tumeur adhérant en avant à la vessie par une surface de la dimension d’une pièce de 5 francs en argent. On resèque en enlevant sur le rectum le morceau de paroi vésicale, péritoine et sous-séreuse ».

Observation 18 : « Cancer sigmoïdien bas situé, adhérant à la vessie ; décollement de celle-ci D

Au ligament large :

Observation 6: « Masse adhérant au ligament large gauche comme s’il s'agissait d’une annexite ; on sépare avec précaution la masse du ligament large ».

Aux annexes gauches :

= Observation 11 : « Ablation des annexes qui adhèrent à la tumeur ».

À Observation 23 : « Tumeur fixée à l’ovaire gauche et à la trompe ».

à | | ; | A l'utérus et au dôme vaginal :

| Observation 1 : « La partie terminale du côlon pel- > vien adhère à la face postérieure du vagin et de l’uté- K a rus. Libération. Hystérectomie totale ».

2 = Observation 19: « Masse dure comprenant l’uté- 4 rus, les annexes, le rectum. On enlève en bloc le recto- 4 sigmoïde, l'utérus et le dôme vaginal ».

r | Te È . Au mésentère et au péritoine partétal :

4 gd Observation 20 : « La tumeur adhère au péritoine ‘4 pariétal qui s’est infiltré et à la face postérieure du

mésentère. On resèque une plaque mésentérique et -# + ‘uné plaque pariétale ».

L. À l'iléon : | | % Observation 21 : « Résection d’une anse grêle adhé- 1 rente, soit 25 cm. environ ; anastomose termino- 4 terminale ».

Ë Au sacrum :

: Observation 19 : « La masse est séparée du sacrum 1 ‘auquel elle adhère ».

É. Ces adhérences, si elles ne constituent pas toujours 4 une contre-indication opératoire, compliquent l’inter-

vention et aggravent souvent le pronostic.

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