‹ L'Opération de Kronlein dans les Affections de l'OrbiteChapitre 5 sur 30 · BEM S ARE · texte numérisé non relu

BEM S ARE

La vision était parfaite: mais l'œil, à cause de la lésion qu'avait subie le muscle droit inférieur était un peu dirigé en haut. Le

malade le portait facilement dans toutes les directions, excepté en bas.

Dans ce cas, les résultats semblent avoir été très bons, bien qu'ils ne soient pas assez précisés. Notons ici la première indication d’un trouble dans la motilité du globe.

Demarquay, dans sa thèse d’agrégation et dans son Traité des fumeurs de l'orbite, a résumé de la façon

are

* suivante les procédés déjà employés par la chirurgie ré-

tro-bulbaire.

« Le procédé consiste à pratiquer à la base des paupières une incision curviligne. L'ouverture qui en est le résultat donne un facile accès et quelle que soit leur nature, toutes les tumeurs orbitaires peuvent être attaquées par cette voie. C’est là le procédé généralement préféré et suivi par les chirurgiens. Lorsque la tumeur à enlever est mise à découvert, il faut, qu'on veuille l'extirper toute entière ou en partie seulement, comme cela a lieu quelquefois pour les kystes, 1l faut, dis-je, détruire les adhérences de la masse morbide avec le globe oculaire et les parties circonvoisines.

Cela fait, on saisit la tumeur par la partie postérieure, et on l'amène au dehors en la faisant basculer d’arrière en avant, en exerçant sur elle des tractions directes.

Le prolongement de la tumeur, les adhérences intimes qu’elle peut avoir contractées avec le globe oculaire rendent souvent ce temps de l’opération long et difficile.

Si la vision, conclut Demarquay d'après O. Ferral, bien que troublée s'exerce encore, et que l'on puisse

Les) EE

garder l'espérance de voir cette fonction se rétablir, on doit chercher à conserver l'œil; c’est ce qu’on fait avec succès MM. Velpeau, Gerdy, Blandin, Maisonneuve.

Telle est, jusqu'au milieu du siècle, la chirurgie rétrobulbaire. En incisant les paupières, en circonserivant au besoin les culs-de-sae conjonctüivaux, on a obtenu un jour insuffisant, pour pénétrer jusqu’au fond de l'orbite. L'habileté du chirurgien a dû vaincre cette difficulté. Mais les résultats peu précis que nous avons, le manque absolu d'indication sur l’état ultérieur du globe et sur l'intégrité de ses fonctions, ne nous permettent pas de comparer la méthode de Maisonneuve et de Velpeau aux procédés de Knapp et de Krünlein.

En 1874, à la Société ophtalmologique de Hdeba Knapp fit la communication suivante :

Les paupières écartées par un spéculum ordinaire, je fis au moyen de ciseaux à strabisme, une ouverture entre le droit supérieur et le droit interne, à travers la conjonctive et la capsule de Tenon, jusqu’à ce que, au moyen du doigt, je pusse sentir la tumeur. Je circonscrivis ensuile, toujours guidé par l'indicateur gauche, toute la tumeur. Je l’isolai de la sclérotique et je coupai le nerf optique d’abord à son extrémité oculaire, ensuite à son extrémité orbitaire. Au moyen du plat des ciseaux, j'extrayais la tumeur du volume d’une noix. L’hémorrhagie fut insignifiante. Le bulbe replacé en parte fut contenu par un pansement de charpie. La plaie guérit sans suppuration ».

En 1889, dans son travail sur la pathologie et le traitement des kystes de l'orbite, Krônlein rapporte l’histoire d'un malade âgé de 21 ans, qui présentait au niveau de

= L phe r : À

Page 1