Léon Gallez, La trépanation du crâne, Paris, 1893, p
2. P. Broca, Sur la trépanation du crâne et les amulettes crâniennes à l'époque néolithique, Paris, 1877, p. 72-74.
Fig. 27. — Scio en silex (cl'aprfcs Lubbock, (L’Homme préhistorique).
mettre à l’âme de sortir du corps ».
Le fait a été contesté par Robert et Fletcher, qui pensent qu’elles étaient chirurgicales.
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Fig. 28. — Réduction de la planche donnée par Mnhudel à la suite do son mémoire sur les prétendues pierres de foudre (1730).
'Figure prise dans E. Cartailhoc, Jji France préhistorique, p. 11.)
tures crâniennes qui ont vin aspect absolument semblable à celui que présentent les pertes de substance observées sur ies crânes de l’époque néolithique. Tel est le crâne (fîg. 1, p. 12) de son ouvrage sur la trépanation guidée par 1rs localisations cérébrales1 . Ce procédé, d’après lui, expliquerait très bien la taille des amulettes.
Fig. 29. — Crâne de Dayak avec perforation posthume, Bornéo (Muséum d'histoire naturelle).
Paul Broca a pensé que, pour pratiquer les trépanations chirurgicales, les opérateurs néolithiques procédaient par raclage du tissu osseux crânien avec un fragment de silex; la trépanation se produisait par usure de l’os.
Des expériences que ce chirurgien a faites, il ressort que l’opération par raclage pratiquée avec un morceau de verre est longue et
1. J. Lucas-ChampionniiTc, Étude historique et clinique sur la trépanation du crâne. La trépanation quidée par les localisations cérébrales, Paris, 1 STS, fig. I, p. 12.
PROCÉDÉS DE TRÉPANATION NÉOLITHIQUE 29
laborieuse. Elle dure près d’une heure lorsqu’il s’agit d’un crâne d’adulte dur et épais; chez les enfants, au contraire, la trépanation peut être ainsi obtenue en quatre à cinq minutes.
Ce raclage était encore en usage au moyen âge, pour obtenir la poudre d’os qui guérissait l’épilepsie, soit prise à l'intérieur, soit portée suspendue autour du cou dans un sachet.
« Cette époque ne se relierait-elle pas, à travers la suite des siècles, à celle où l’on attribuait de hautes vertus aux amulettes crâniennes 1 ? »
A l’âge du bronze, on a aussi pratiqué la trépanation chirurgicale ; c’est ainsi qu’on a trouvé dans les Deux-Sèvres, aux Lizières, des crânes qui portaient des orifices de trépanation nettement cicatrisés2. Autour de ceux-ci on avait essayé d’enlever la rondelle en traçant des rainures sur le tissu crânien, au moyen d’un instrument en métal et suivant une forme rectangulaire. Tel le crâne découvert par Souché (fig. 30), tel est encore celui trouvé par le marquis de Bute, en Ecosse, dans l’ile de Bute, dans untombeau prèsde Mounstuartllouse. Ce dernier fait a été relaté par le Dr Bobert Munro, secrétaire de la Société d’archéologie d’Edimbourg3, qui a
Fig. 30. — Perforation mixte de l’époque de bronze autour d’une perforation circulaire cicatrisée. Rainures en rectangle, posthumes. Crâne des Lizières (Souché).