I. Communication orale, 15 février
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Le Talmud, qui relaie l'histoire des connaissances scientifiques juives à partir de deux siècles avant Jésus-Christ jusqu’au v° siècle après lui, indique nettement les succès obtenus par la trépanation, dont les indications avaient déjà été posées, à celte époque, pur le vieillard de Cos1 2.
L’appareil instrumental d’Hippocrate se composait du xystre (£uot vip), qui servait à racler l’os pour reconnaître les fêlures; Au trépan à couronne, qu'il appelle Trpio rj yapaxzoq, et du perforât) f, qu’il désigne sous le nom de Tf ouravev, et qui agissait à la manière d une tarière. Celse appelle ce trépan d’Hippocrate, modiolus (yccAzov)1.
Hippocrate faisait généralement une incision des téguments en l et disséquait le périoste. 11 recommandait de ne jamais placer l'instrument sur les sutures ni sur la région temporale et conseillait aussi de ne pas perforer d’emblée l'os jusqu'à la dure-mère, de peur de blesser celle-ci. Il forait donc la table externe jusqu’au diploé, sur la richesse vasculaire duquel il était fixé, et ne laissait qu’une partie très mince de l'os, espérant qu'elle se détacherait d’elle-même. Il recommandait de n’enlever de suite la pièce osseuse jusqu’à la dure-mère avec la couronne de trépan que lorsque le médecin était appelé assez longtemps après le traumatisme.
1. M. Schwab, l.e Talmud de Jérusalem, traduction française, Il vol., l’aris, 1818-1890, et J. Uulpern, Beitrdge zur Geschichte der talmudischen Chirurgie.
2. Celse, De medicina. — Voir aussi M. Braune, Oie Geschichte der Trépan. Inaug. Uissert., Berlin, 1875.