‹ L'opération du trépanChapitre 40 sur 114 · Berliner Klimsche Wochenschrift, 1886, n* 17, p · texte numérisé non relu

Berliner Klimsche Wochenschrift, 1886, n* 17, p

2. Berl. Klin. Wochens., n» 49, p. 811, et n» 80, p. 827, 1886.

3. Lectures on lhe principes and practice of surgery, London, 1837. — Theoretische praktischc Vorlesungcnüber die Chirurgie, übersetz ausdern Englischen von Schütle, Leipzig, 1837.

4. Dictionn. de Chirurgie prat., trad. de l'anglais sur la 5° édit., Paris, 1826, article Trépliine , t. Il, p. 817.

5. Surgical observai, relating lo injuries of lhe brain. Transuct. medico-chirurg vol. XIV, part, ir, pp. 323 et suiv.).

opération exceptionnelle, et Hill 1 s’en déclara l’adversaire convaincu.

Pacjet 2 se montra disposé à trépaner dans les cas de fractures du crâne avec enfoncement déterminant des phénomènes de compression.

B. W. Amidon 3 relata 115 cas d’application du trépan avec 29 décès : dans 4 cas seulement, d’après l’auteur, la mort peut être attribuée à l'opération, ce qui fixerait le taux de la mortalité à 3,2 p. 100.

En Russie, Pirogoff (1864) est très réservé dans l’emploi du trépan et dit que le cerveau peut supporter sans danger une certaine compression 4.

En Amérique, les chiffres plaident en faveur du trépan; en elle t, dans la guerre de la Sécession (1864), la statistique a été des plus encourageantes ; car, sur 1,298 plaies de tète, on a pratiqué 229 trépanations et on a eu 101 guérisons, soit 55 p. 100.

Pour les extractions de fragments osseux, 858 cas trépanés, 385 morts, soit 44.86 p. 100.

De là une tendance incontestable à revenir à l’usage du trépan.

1. Cilé par Langenbeck. Nosologie und thérapie der chirurgischen Krankheiten, Gôttingen, 1830, Bd IV, p. 44.

2. CHnical lecture on injuries of the head. ( British medical Journal London, S février 1870, p. 134.)

3. A stalistical contribution to cérébral surgery (Amials of Surgery, vol. I, Saint-Louis, 1885, p. 196-232).

4. Grundzilge der Allgemeinen Kriegschirurgîe , Leipzig, 1864.

TRÉPANATION AU UIX-NEUVIKMIi SIÈCLE

Ainsi que nous l’avons déjà dit, c’est grâce à l'antisepsie, c'est grâce aux recherches sur les localisations cérébrales que la trépanation a, depuis peu de temps, repris le rang qui lui était dû en chirurgie. L’élude des circonvolutions et des localisations a apporté de nouveaux arguments en sa faveur et la méthode antiseptique a donné aux chirurgiens modernes les moyens d’éloigner de cette opération, comme de toutes les autres, le danger des complications des plaies.

Cependant, on peut dire qu’en France la réaction en faveur du trépan est née à Strasbourg.

C’est ainsi qu’avant même l’ère de l’antisepsie, et surtout sa vulgarisation, Sédillot1 2 (1809, 1870). Eugène et Jules Bœckel 3 (1873) proposèrent de revenir aux anciennes doctrines du xvm' siècle et au trépan préventif d’Hippocrate.

Enfin, Just Lucas-Championniôre, le vulgarisateur en France de l’antisepsie, appliqua le trépan aux affections nerveuses non traumatiques, et ses succès le rendirent très enthousiaste protagoniste de cette intervention3.

Mais celui qui, le premier, profila de ses connaissances et de ses recherches personnelles sur les localisations cérébrales pour appliquer le

1. Gazette médicale de Strasbourg, ISO1.), n° 22, p. 264; 1870, n° 2, p. 13-20, et n° 10, p. 117-121; — Académie des sciences, 1874

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