Examen critique des doctrines de la trépanation, Paris
3. J. Lucas-Chainpionnière, l.a trépanation f/aidée par les localisations cérébrales, Pari», 1878.
trépan, fut P. Broca; son nom doit être cité en première ligne, et bien que les étrangers affectent de le laisser dans l’ombre, nous devons dire bien haut que les découvertes de ce chirurgien et l’application pratique de celles-ci à la chirurgie du cerveau sont absolument remarquables et honorenL la science chirurgicale française.
C’est le 27 juillet d 871 que P. Broca pratiqua cette trépanation : il s’agissait d’un aphasique, P. Broca prédit qu’il allait trouver une lésion de la troisième circonvolution frontale ascendante gauche, ce qui arriva.
Depuis celte époque, les observations se sont multipliées : citons celles de J. Lucas-Championnière (1874), celle de Marvaud (1875), celles de Terrillon et de Proust (1876), celles de F. Terrier, etc.
On détermina chaque fois avant et après l’opération le lieu de la lésion par rapport aux circonvolutions.
En Allemagne, Hueter, von Bcrgmann , Volkmann, Socin , Güssenbauer, Krœnlein, etc...; en Angleterre, West, V. Horsle y, etc.; en Amérique, W. W. Keen, M. Allen Starr , etc., étendirent le champ d’action de la trépanation, jusqu’aux dernières limites.
Et cependant, dans les guerres récentes (de 1876-1885) peu de trépanations ont été effectuées.
F. Lange', dans la guerre russo-serbe de 1876,
1. Meine Erlebnisse im Serbiscli-tilrkischen Kriege von 1876. Eiiie Kriegschirurgischen S/cizze, mil eine vorworte, von Esmarch, Hunnover, 1880
n’en ci le aucune ; Pxrogoff *, clans la guerre russoturque, de 1877 à 1878, n’a pratiqué que quatre fois le trépan. Enfin Gluck -, clans la guerre serbo-bulgare de 1885, n’a appelé l’attention que sur deux cas.
1. Das Kriegs-SanitütsWesën and die PriualhiU fe auf dem Kriegschauplatze in ii idg arien und im lluc/cen der operienden Armee, Leipzig, 1877-1878.
2. Kriegschirurgische Mittheilungen ans Bulgaricn ( Derliner Klinische Wochenschrift, Berlin, 18SG, p. 219, 238, 258).