LOCALISATIONS CÉRÉBRALES
sans autre guide que le syndrome aphasie locomotrice.
Sept ans plus tard, en 1870, deux physiologistes, Fritsch etHilzig, remarquèrent qu un courant électrique traversant la tète de droite a gauche, produisait des mouvements dans certains muscles des yeux, et ayant renouvelé cette expérience sur le cerveau même, ils firent la même observation.
Ilitzig étudia alors la substance corticale du cerveau du chien afin d’y rechercher si, en excitant les divers points de l’écorce cérébrale, il n’arriverait pas à produire des contractions musculaires en différents points du corps. Ce qui avait été prévu arriva, et, en 1873, Ilitzig publia un mémoire1 dans lequel il annonçait que l’excitation de certaines régions de la surface du cerveau déterminait la contraction de certains groupes musculaires. Telle est l’origine de la découverte des centres moteurs cle L'écorce du cerveau.
La même année, David Ferrier constata l’existence des centres moteurs du cerveau chez le singe2; il admit que la zone rolandique, c’està-dire la zone groupée autour du sillon de llolando, était le siège de ces principaux centres moteurs, et que cette zone jouait un rôle purement moteur.
Le cerveau du singe supporte tellement bien la comparaison avec le cerveau de l’homme, et