‹ L'opération du trépanChapitre 73 sur 114 · TRÉPII1NE DE J. B. ROBERTS · texte numérisé non relu

TRÉPII1NE DE J. B. ROBERTS

Tréphine de John B. Roberts. — John B. Roberts, de Philadelphie, a faiL construire une tréphine à segments (fig. 154) qui, d après l’auleur, réunit à l’avantage de ne pouvoir blesser la dure-mère, celui d'être absolument aseptique. Toute en métal creux, ce qui la rend très légère, cette tréphine présente deux segments arrondis, l’un armé d’une tige (segment Si destiné à être placé dans le cylindre creux de la couronne G et à s’y emboîter parfaitement.

La tige dont il est armé agit comme la pyramide du trépan en prenant facilement un point d’appui sur le crâne et en permettant aux dents de la couronne de mordre le tissu osseux. Une fois la rondelle bien tracée, on remplace le segment S par le segment S’ et si l’on veut pénétrer plus profondément dans l’os de façon à détacher complètement la table interne, on supprime les segments et on laisse à la couronne sa liberté d’action en agissant prudemment, sans se presser, et sans enfoncer l’instrument dès qu’on juge que la rondelle ne présente presque plus d’adhérences. La partie supérieure du cylindre offre différents orifices, permettant de changer

Fig. 155. — Tréphine aseptique do John B. Roberts i\ demicouronne. I/un des segments est en place .

facilement chaque segment suivant les besoins.

Dans le cas où l'on ne voudrait tailler dans l'os qu’un lambeau demi-circulaire, ou bien si l’os

présentait des différences d’épaisseur, on se servirait alors de la tréphine G (fig. 155).

Le mode de fonctionnement de cet instrument est absolument semblable au précédent1 2.

Ces deux tréphines présentent des analogies avec la trépbine à sûreté de Hopkins \

Trcphinede Giuseppe Zuccaro. — Cet instrument (fig. 156), présenté, en 1894, au Congrès médical international de Rome3, tient le milieu entre le compas et la tré-

1. Reprinled from the Proceedings of the Philadelphia County medical Society, vol. X, 1889.

2. John B. Roberts, The field and limitation of the opérative surgery of the human brain ( Annals of Surgery, vol. II, London, July, 1885, p. 3-22).

3. Communication faite, séance du 30 mars, Section de chirurgie du XI0 Congrès médical international de Rome, 1894. — La Puglia medica, n°s 1 et 5, avril, mai 1894, année IIe, pp. 91-99.

TRÉPHINE DE G. ZUCCA.RO 113

phine. Il se compose d'un manche se continuant avec un cylindre d’acier qui se termine par un poinçon à pointe aiguë, quoique conique

A 2 centimètres de la pointe, une branche transversale court dans le cylindre et est fixée par une vis au point convenable.

Cette barre horizontale et enrayonde cercle porte, à son extrémité, une fente entre laquelle passe une languette d’acier bien trempé. Une vis fixe la languette dans la fente; on peut ainsi la faire descendre autant que l’on veut. CeLte languette fait avec l’arc de l’instrument nn angle convergent d’à peu près •16 degrés ; elle taille donc l’os d’une façon oblique. L’épaisseur de cette languette est de 1/3 de millimètre; sa largeur est d’environ 2 millimètres.

La pointe est formée par deux dents de scie mises sur le même plan et tournées dans une direction opposée ; de cette façon, la languette taille à double sens. Il peut cependant se faire des languettes à un seul tranchant, comme des languettes de diverses épaisseurs. Une languette à manche, taillant deux fois, peut servir à. cou-

Fig. 157. — Brèches osseuses pour la résection crânienne faites avec la tréphine de Giuseppe Zuccaro.

per les parties molles et se monte également sur l’instrument.

D’après l’auteur, la facilité avec la(|uelle cet instrument sectionne l’os est extraordinaire, aussi serait-il d’un précieux secours dans les cas de résection temporaire du crâne.

En opérant sur le cadavre, l’auteur a pu en cinq à quinze minutes pratiquer des brèches osseuses de 20 à 45 millimètres de diamètre (fig. 157).

Toine-lréfm de A. Tauber. — Alexandre Tauber, professeur à l’Université impériale de Varsovie, a imaginé un instrument des plus ingénieux dont il a donné la description dans le Ccnlralblall far Chirurgie ' .

Cet instrument, fabriqué par Schwabe A. Hamburger, de Moscou, est appelé par l’auteur « lometrcfin » (du mot grec ropj, qui signifie cône tronqué).

Il sc compose (fig. 158) d’un axe métallique portant : 1° En haut, une palette circulaire métallique A, de G centimètres de diamètre ;

2° En bas, la couronne L) constituée par un cône métallique massif de 13 millimètres de haut, 20 de diamètre il sa hase et 15

Fio. 15S. — Tomotrétin do A.

Tauber :

A, paletto; B, manche: C, concentrateur ; K. lames coupantes ; !}, couronne.

1. Alexander Tanber, Zur fraye (1er tenvporâren liesektion des Schüdclknochens. Sonder Abdurlc ans dem Centralblatt fUr Chirurgie, Leipzig, 4892, n° 20, p. 447-422.

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