INSTRUMENTS SPÉCIAUX
(fig. 171), qui sont actionnées par l’électricité. Les figures ci-jointes nous montrent cle quelle façon on doit s’en servir; nous n’insistons pas. Ajoutons seulement que Y. Horsley a fait cons-
Fig. no. — Scio rectiligne d'Hawskley, mue par l'électricité.
truire à Londres un nouveau type de scie de Cryer, dont il nous a adressé un croquis schématique (fig. 172).
Cet instrument représente une sorte de meule
Fig. 171. — Scio circulaire d'Hawskley, mue par l'électricité.
coupante en acier dur, qu’on presse contre 1 os au moment où elle tourne avec une notable vitesse, une fois la première couronne de tré-
phine enlevée. On
agrandit de la sorte Iffi la perte de substance osseuse : la plaie faite par cette scie spirale a un demi-centimètre de largeur. La tige active a environ S centimètres de haut et présente à sa partie inférieure un guide [gnard) pour protéger la dure-mère. C’est en somme un perfectionnement des modèles de Cryer eL de Wright, tenté par Y. Ilorsley, qui usait et use
Fig. 172. — Schéma de la scio d'IIorsIoy, eu construction à Londres.
encore des scies droites et circulaires de Hawskley.
Grâce à l’emploi de ces appareils auxquels on s habitue assez vile et sur lesquels il est important d’appeler l’attention, on arriverait à faire au crâne de vastes pertes de substance, sans déterminer la moindre commotion cérébrale. l)e cette laçon, on réduirait au minimum possible le tracas à faire sur le cerveau, et on diminuerait certainement, dans une proportion très notable le choc opératoire.
Notons cependant que ces instruments ne paraissent pas encore avoir donné tout ce qu’on pouvait en espérer, si bien que V. Horsley les aurait en partie abandonnés.
B. Trépans a point d’appui extérieur.
1° Trépan de A. Poulet. — Ce trépan (fig. 173) est formé de deux parties : l'une qui scie l’os; l'autre, extérieure, prend son point d'appui sur le crâne.
La portion centrale est une Lige d’acier terminée par une couronne cylindrique dentée; cette tige porte, à sa partie supérieure, un pas de vis gradué sur lequel se meut un moteur à écrou destiné à servir de point d’arrêt et â limiter le jeu de l’instrument; sur l’extrémité de cette tige se monte un manche horizontal, comme pour la tréphine.
La seconde partie se compose de cinq tiges métalliques ou d’un cylindre plein, qui se terminent en haut et en bas par deux pièces d’acier