‹ L'opération du trépanChapitre 86 sur 114 · MANOEUVRE DU TRÉPAN · texte numérisé non relu

MANOEUVRE DU TRÉPAN

aussi recommandé la scie de Maw, dont nous n’avons trouvé la description nulle part.

1° Manœuvre du trépan à couronne. — Choix des couronnes. — Les dimensions des couronnes à employer varient suivant les chirurgiens.

y. Uorsley conseille des couronnes de SO millimètres; AV. AV. Keen, celles de 38 millimètres ; J. Lucas-Championnière, celles de 30 et de 22 millimètres.

Les larges couronnes sont d’une application difficile, à cause de l’inégalité d’épaisseur des os du crâne, et de l’impossibilité que l'on éprouve à mordre également avec les dents de la couronne toute la surface osseuse.

Technique opératoire . — Le ou les lambeaux cutanés étant maintenus écartés, et la plaie parfaitement épongée de façon à être exsangue, le chirurgien a devant lui la paroi osseuse, sur laquelle le centre de la perforation est marqué à l’avance par le trait du bistouri ou du poinçon.

Rôle de la pyramide. — Le trépan étant armé, c’est-à-dire la couronne étant relevée de manière que la pyramide la dépasse d’un demi-centimètre environ et étant fixée dans cette situation, le chirurgien saisit, de la main gauche, l’instrument par la palette, de la main droite par la poignée, et le place bien perpendiculairement sur le point choisi pour la trépanation.

Jadis le chirurgien appliquait le front ou le menton sur la palette ainsi que nous l’avons déjà dit page 161 (fig. 142); mais cette manière

Terrier et Péraire. — Trépan.

de faire est loin de répondre aux exigences des méthodes antiseptiques ou aseptiques actuelles, aussi l’a-t-on abandonnée.

Aujourd’hui, pendant que la main gauche exerce une certaine pression sur la palette, la main droite met l’arbre enjeu, lui imprimant des mouvements de rotation, et l’on perfore la table externe de l’os.

Rôle delà scie circulaire. — La pyramide qui sert de pivot à la couronne devra être rentrée aussitôt qu’un sillon circulaire aura été tracé par les dents de la scie circulaire.

Rôle du curseur. — Puis on calculera, d’après les notions anatomiques, l’épaisseur de l’os que l’on devra scier, on élèvera le curseur annulaire périphérique de la quantité présumée nécessaire et on le fixera à ce point. La couronne ne pourra ainsi pénétrer dans l’os que de la quantité voulue, et le danger de pénétration dans le cerveau sera écarté, le trépan étant ainsi insummersible , abaptiste , suivant l’expression jadis consacrée.

Vers la fin de l’opération, on fera tourner le trépan très lentement, et avec la plus grande prudence. On retirera même de temps en temps la couronne pour explorer le fond du sillon avec un fin stylet, après l’avoir débarrassé de la poussière osseuse au moyen d’un pinceau antiseptisé à l’avance, ou avec la brosse métallique stérilisée, ou encore par un simple lavage avec la solution à laquelle on a donné la préférence. La sciure osseuse et le sang indiquent qu’on a traversé le diploé.

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