I. Société de Chirurgie, Paris. Séance du 11 juillet
On doit regarder si elle n’est pas le siège de tumeurs ou de kystes, si elle ne présente aucune cicatrice, si elle n’a pas été lacérée, si elle n’a pas été souillée par de la terre, de la poussière ou des cheveux, si elle n’est pas animée de mouvements transmis par le cerveau.
Il faut examiner si elle n’est pas plus vascularisée qu’à l’état normal, si elle n’est pas saillante en certains points, si elle n’offre pas sur d’autres des changements dans sa coloration, par exemple des taches blanchâtres. Si celles-ci existaient isolées sur sa surface elles dénoteraient une lésion d’ancienne date.
Mode d'incision. — Pour ouvrir la dure-mère, on a recours en France à l’incision en croix ou en fer à cheval (fig. 213 et 214). Il est prudent de faire d’abord dans la dure-mère une ponction avec un bistouri mince et d’agrandir ensuite l’ouverture soit avec un bistouri boutonné mousse, soit avec les ciseaux.
En Angle terre, V. Horslcytail le un lambeau dans la dure-mère àS millimètres de la voûte osseuse, de façon à faciliter son rabattement et sa suture.
D’après Poirier, la base de ce lambeau doit être du côté du sinus le plus voisin; celte indication est d’ailleurs assez vague : à cet égard, il faut faire ce qu’on peut.
suivantle pointillé.
Fig. 213.
Incision cruciale de la dure-mére.