Loc. cil., p. 12 et
Fig. 11. — Orifice de trépanation presque arrondi dans la partie supérieure du pariétal gauche.
La vie s’est prolongée après la trépanation (J. de Baye).
Fig. 12. — Pièce crânienne portant des traces do désorganisation pathologique (J. de Baye).
TRÉPANATIONS CHIRURGICALES
et empruntée au môme travail. Dans cette pièce, le tissu osseux laisse apercevoir des traces de désorganisation ; il a été incontestablement le siège d’une maladie.
Sans doute, aussi, on devait trépaner dans les cas de traumatisme crânien et nous en avons pour preuve le crâne figuré par J. de Baye1. D’après cet auteur3, ce crâne appartient à un sujet qui a reçu une blessure à l’arcade zygomatique et qui a survécu à ladite blessure. Après la mort, le crâne a vraisemblablement servi de matière première, en quelque sorte, pour la fabrication des amulettes crâniennes.
Mais là ne se bornaient pas, pour les chirurgiens de l’époque néolithique, les affections qui leur faisaient avoir recours à la trépanation. On pense aujourd’hui, que c’est surtout dans les maladies spontanées ayant un retentissement sur le cerveau, qu’ils intervenaient. Nous allons voir de quelle façon P. Broca est arrivé à l’interprétation de ces assertions, qui n’avaient d’abord été que purement hypothétiques.
« Il est probable, dit P. Broca3, que les indications de l’opération se rapportaient à l’idée que l’on se faisait alors de certaines affections de la tête ou de certains troubles nerveux, tels que l’épilepsie, l’idiotie, les convulsions, l’aliénation mentale, etc., qu’on attribuait à des causes divines, à des démons, etc.
1. 3. deBa.ye, Archéologie préhistor., Paris, 1S8S, p. 169, fig. 23.