‹ L'opération du trépanChapitre 94 sur 114 · SOINS CONSÉCUTIFS · texte numérisé non relu

SOINS CONSÉCUTIFS

Mais s’il y a eu un abcès du cerveau, par conséquent plaie seplique, il emploie comme drain des tubes d’argent. Il ferme ensuite la duremère et le lambeau cutané autour du tube, en les unissant entre eux pour éviter une hernie du cerveau.

Toutefois, il faut bien le dire, on a pu guérir les malades sans avoir recours aux drains : Péchadre en a cité un cas1; mais il faut être certain de n’avoir commis aucune faute d’antisepsie ou d’asepsie pour se dispenser de ce petit moyen qui, d’après nous, est une sauvegarde contre l’infection; aussi conseillons-nous de l’employer.

7. Suture de la plaie. — La dure-mère doit être suturée, soit avec de la soie aseptique fine, soit avec du fin catgut, surtout si l'on replace la rondelle enlevée. Sinon, on peut se borner à rabattre les lambeaux dure-mériens et à faire la suture des téguments au crin de Florence, puis à exercer sur celle-ci une légère compression avec un tampon iodoformé. Mais, dans tous les cas, la suture de la dure-mère est facile à effectuer et peut parfaitement être pratiquée.

Outre la suture de la dure-mère et des téguments, on peut aussi pratiquer celle du périoste.

S. Pansement. — Le pansement sera, soit antiseptique, soit aseptique.

Antiseptique, il consistera en gaze iodoformée, recouverte d’ouate hydrophile et d’une bande de gaze. On peut aussi, comme J. Lucas-Champion-

I. Péchadre, üe la trépanation dans les épilepsies jacksoniennes non traumatiques (Th. de Lyon , 1889).

nière l’indique, appliquer d’abord de la gaze iodoforméc sur la plaie, puis, un sachet composé de parties égales de poudres d’iodoforme, de benjoin, de magnésie calcinée eide quinquina aromatisé d’essence d'eucalyptus, le tout recouvert d’une épaisse couche d’ouate de tourbe.

Si l’on veut user d’un pansement aseptique, ce que nous préférons, on emploiera simplement de la gaze et de l’ouate stérilisée, modérément serrée avec une bande humide de tarlatane.

Le pansement peut être laissé en place pendant huit à dix jours si la plaie n’a pas été drainée. Quand il y a un drain, on peut refaire le pansement le troisième ou le quatrième jour, et alors, si tout va bien, si le drain est simplement obstrué par un caillot fibrineux, si le malade n’a pas de fièvre, si l’état local de la plaie est bon, on peut supprimer le drainage.

Les sutures cutanées devront être retirées du dixième au quinzième jour sans aucun danger, à moins que les fils ne coupent les tissus; dans ce cas, on est autorisé à les enlever plus vite.

Mêmes précautions minutieuses d’antisepsie on d’asepsie, pour les deuxième et troisième pansements que pour le premier, afin d’éviter toute infection secondaire.

De la trépanation en deux temps.

Pour l’ablation des néoplasmes cérébraux en particulier, une méthode prudente consiste à pratiquer l’opération en deux temps.

Dans un premier letnps, après anesthésie

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