‹ L'Ophtalmie Sympathique et la GuerreChapitre 12 sur 16 · EE | 2 ES · texte numérisé non relu

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Voici, d’après Morax, les seuls cas graves qui aient

été recueillis pendant cette période :

OBSERYVATION n° 1, recueillie par VALUDE (n° 2 de Mo-

RAX).

PI. R. 1” étranger, 23 ans, blessé le 9 octobre 1915. Contusion du globe et cataracte. On pratique l'extraction du cristallin blessé le 7 décembre 1915.

L'ophtalmie sympathique apparaît sous la forme d’une iridochoroïdite le 27 décembre suivant et se termine par une atrophie du globe et la perte de la vision.

OBSERVATION n° 2, recueillie par PETIT et VALUDE (n° 3, de MORAx).

R. P., 122° Inf., 20 ans, blessé le 31 janvier 1915 par éclat de balle.

Il en résulte une plaie de l’œil avec prolapsus irien. On pratique un recouvrement conjonctival le 27 du mois suivant. Le 19 avril de la même année se déclare une irido sous choroïdite de l’autre œil qui aboutit à une déformation staphylomateuse et à la perte totale de la

vision.

OBSERVATION n° 8, recueillie par CHEVALIER (n° 12, de

MoRAx).

Irkleff Zianaden Nuldan, 23 ans, blessé en septembre

-Plaie pénétrante par éclat d’obus. Aucune précision sur le traitement. Une iridocyclite grave avec atrophie du globe sympathisé se déclare, moins d’un mois après

. Ja blessure et aboutit à la cécite.

OBSERVATION n° 4, recueillie par POULARD (nn 7 rue MoRraAx).

Lieutenant Dup., plaie pénétrante avec éclat intra-oculaire, le 30 avril 1915. On pratique une énueléation le 9 juin de la même année, L'autre œil se sympathise en septembre, avec iridocyclite à poussées successives qui

amènent l’atrophie du globe et la perte de la vision.

OBSERVATION n° 5, recueillie par LAGRANGE (n° 5, de MoORAXx).

Max. Le 20 septembre 1914 reçoit un éclat de pierre qui détermine une plaie perforante d’un œil. Le traitement n’est pas précisé mais le 1‘ novembre 1914, 32 jours après la blessure se déclare une choroïdite avec flocons du vitrée et névrite optique. La maladie évolue vers l’hypotonie du globe et se termine par la réduction de la vision à 1/100°.

OBSERVATION n° 6, recueillie par TERRIEN et de LAPER-

SONNE (n° 6, de MORAXx).

Sac. 303° d’Inf., 30 ans. Plaie de l'œil gauche par éclat de fer le 18 octobre 1916. On pratique l’ablation du segment antérieur le 6 décembre de la même année, Le 15 février de l’année suivante on constate dans l'œil droit une iridocycelite accompagnée d’hypertension qui aboutit à une réduction de la vision à 1/100°.

OBSERVATION n° 7, recueillie par CANTONNET (n° 7, de MoORAx).

Gail. Georges, 22 ans, blessé le 16 avril 1917. Plaie palpébro-oculo-orbitaire avec hernie des membranes. On pratique une énuecléation le 1% mai 1937. Le 23 mai sui-

vant, l’ophtalmie sympathique se déclare avec une irido cyclite grave qui aboutit à une réduction de la vision à 1/50°.

OBSERVATION n° 8, recueillie par CANTONNET (n° 8, de . MORAX).

Vin, Jules, 41 ans, atteint d’une plaie pénétrante de l’œil gauche, en septembre 1914. On décide de pratiquer l’énueléation au cours du mois suivant. Environ 35 jours après la blessure, l’œil droit présente une iridocyclite grave. Une réclusion pupillaire s'ensuit et la vision est réduite à 1/50°. - È ,

OBSERVATION n° 9, recueillie par Morax (n° 9, de Mo- RAX).

Pard., 26 ans, blessé le 14 octobre 1915. La blessure occasionne une cataracte avec pincement irien. On pratique un recouvrement conjonctival le 14 décembre 1915. Une iridocyclite sympathique grave se déclare le 25 du même mois. 3 jours après on extrait le cristallin mais la vision reste aux environs de 1/25".

‘OBSERVATION n° 10, recueillie par VALUDE (n° 1, de MoRAx).

M. F,, 3° Zouaves, 34 ans. Blessé le 17 février 1915. Plaie pénétrante par éclat de balle. On énuclée l'œil malade. 7 mois après la blessure, on constate une iridochoroïdite dans l'œil sain qui se termine par une réduction de la vision à 1/20°.

OBSERVATION n° 11, recueillie par ROLLET (n° 35, de MoRax).

Emile, 46° d’Artillerie, 22 ans, blessé le:14 juin 1915.

AD

Plaie pénétrante de l’œil gauche par éclat non magnétique. Une papillite sympathique se déclare le 29 décembre suivant,

Le segment antérieur est normal; on note un strabisme divergent. On pratique une énucléation de l'œil gauche le 29 janvier 1916, un mois après, qui n'empêche pas cependant une réduction de la vue à 3/10°.

OBSERVATION n° 12, recueillie par COUTELAS (n° 11, de

MoRAx).

Calv. Laurent, 71° d’Inf., blessé le 16 juin 1915 ; plaie pénétrante de l'œil droit sans corps étranger, qui oecasionne une iridocyclite du même œil. L’énucléation est pratiquée le 11 août 1915, mais n'empêche pas l’apparition de l’ophtalmie sympathisante dans l'œil gauche 2 jours après. La maladie évolue et se termine par une réduction de la vision à 3/10*°.

OBSERVATION n° 13, recueillie par VAN SCHEVENSTEEN

(n° 23, de MoRax).

Soldat belge, blessé le 4 mars 1917 par un coup de baïonnette, On diagnostique une plaie pénétrante avec hernie de l'iris. L’énucléation est pratiquée le 10 avril suivant qui n’empêche pas la sympathisation de l’autre œil sous forme d’iridochoroïdite qui guérit, Après plusieurs rechutes la vision se maintient aux environs de

OBSERVATION n° 14, recueillie par CANTONNET (n° 924, de MoRax).

Dep. Marius, 36 ans. Blessé le 8 janvier 1910 par

éclat de nature indéterminée. Il en résulte une plaie pé-

nétrante de l'œil gauche qui évolue vers la cataracte, On

extrait le cristallin le 15 mai 1916. Cette intervention n'empêche pas la lésion de se compliquer d'iridocyclite qui conduit à effectuer l’énucléation de l'œil le 4 septembre suivant. Trois mois et dix jours plus tard, iridoeyclite de l’autre œil. La vue, le 25-9-17 se stabilise aux environs de 4/10°.

OBSERVATION n° 15, recueillie par SEXE (n° 25, de Mo- RAX).

Dun. Régis, 28° Chasseurs, 25 ans, est blessé le 6-12- 1914. On découvre une plaie perforante de l’œil droit. L'énucléation est décidée le 16--1-15. L’œil gauche se sympathise au cours du même mois. Le 6 mai 1915, le malade est guéri, La vision se trouve réduite à 4/10".

Restent 22 cas dans la statistique de Morax et un cas, cité par Chaillous,. qui ont eu une évolution fa- . vorable.

Voici donc 15 cas de perte de la vue par ophtalmie sympathique sur les milliers de plaies pénétrantes de l’œil, c’est-à-dire un sur 6.000 environ.

Evidemment, les innombrables énucléations préventives pratiquées suffisamment tôt après la blessure (souvent le soir même, dans la crainte de voir l'ophtalmie sympathique éclater pendant la nuit suivante : Duverger et Velter) ont diminué le bilan de cette redoutable complication.

D'autant plus sûrement d’ailleurs que l’énucléation

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