‹ L'Opothérapie Ovarienne en GynécologieChapitre 16 sur 23 · IL. — EXTRAITS D'OVAIRES EN GYNÉCOLOGIE · texte numérisé non relu

IL. — EXTRAITS D'OVAIRES EN GYNÉCOLOGIE

A) Règles à observer dans leur administration. — Au peint de vue pratique, force est de reccurir aux extraits d'ovaires. Nous avons dit les précautions qu'il faut prendre. . Rappelons qu'on peut prendre la folliculine où au besoin -Fextraii toial. Pour ce dernier, il faut si:plement qu’on l'ait fait avec des ovaires de génisse ayant des follicules mûrs.

On se propose, soit de stimuler les sécrétions (Opothérapie homo-stimulatrice), soit de suppléer aux sécrétions jugées nulles ou déficientes (Opothérapie substitutive).

Mais il ne faut pas trop demander à l’opothérapie. Comme le dit le Professeur Gley : « Le chapitre des troubles

des glandes endocrines a pris une extension qui paraît démesurée, On a p‘étendu expliquer une foule d'états morbides par l'hypo ou hyperfonctionnement de ces organes sans se demander et sans demander d’abord à la physiologie s’il est possible qu'il y ait des phénomènes d'insuffisance ou de sur: activité permanentes de telles glandes. La première chose à faire actuellement serait un travail de révision des données cliniques et anatomo-pathologiques que l’on a acceptées si facilement: ce travail devrait être entrepris sous le contrôle des notions générales et des principes les plus solides de physiologie sur la question des sécrétions internes ».

Les médecins ne se sont pas encore accoutumés aux lois physiologiques des seuils et de tout ou rien dé couvertes par Pézard. Indiquons les :

1° Loi du tout ou rien. — Pézard prend une poule devenue chaponne; il lui greffe quelques centigrammes. de testicule : elle reste chaponne. Il augmente peu à peu la quantité de testicule. Rien n'apparaît jusqu’à ce que la dose atteigne 0,45 centigrammes. Alors explosent dans toute leur intensité les attributs physiques du mâle. Une dose plus forte atteindra cn second seuil qui donnera le comportement sexuel. La dose minima est en même temps la dose optima. Mêmes résultats s il injecte du suc testiculaire frais à une : chaponne. ; =

2° Loi des seuils différentiels. — Quand un chapon est

mué en Coq, il prend ses caractères sexuels dans un ordre

si.

déterminé, toujours le même : d’abord sa crête rougit et grossit, puis il chante et manifeste son instinct combatif, quelques jours après il manifeste son instinct sexuel.

Si on rend le coq chapon, les caractères sexuels disparaissent toujours dans l’ordre inverse de leur apparition l'instinci sexuel disparaît le premier, puis le chant et l’ardeur combative, enfin la crête régresse. Il a donc plusieurs seuils différentiels.

Si on applique ces lois à la pathologie on ne doit plus admettre de troubles morbides par simpie excès de sécrétion quand cette sécrétion reste normale. Nous ne pouvons donc plus penser à des maladies créées par hyperovarie, elles ne peuvent s'expliquer que par dysovarie. Il faut encore, et on en tient aujourd’hui grand compte, faire jouer un rôle particulier à l'état du système nerveux.

Par cette voie, on a une base confirmant ou infirmant la présence d'une hypo ou d’une dysfonction ovarienne. Serdjukoff a observé, à la suite de recherches pharmacologiques, avant {a transplantation une hypofonction ovarienne ainsi . qu’une sympathicotomie nette. En présence d'une hypofonction ovarienne pure, l'examen, renouvelé au bout de douze à quatorze jours après l'intervention, a montré une diminution dé la symptathicotomie et une augmentation de la vagotonie.

L'attention des cliniciens et des physiologistes est donc maintenant orientée vers l'étude de l'influence réciproque

des glandes endocrines et du système nerveux organo-végé-

fatif, et vers la recherche du mécanisme de leur action dans la production des phénomènes pathologiques. Cette action s'avère être une « continuelle collaboration » (F. Widal) dans tous les domaines de l’activité organique, chez les sujets malades comme chez ceux sains. Néanmoins, en ce qui concerne le détail des faits et des conclusions pathogéniques, la prudence scientifique impose des conclusions très réservées (Maurice Perrin).

Il faut enfin pour comprendre les troubles ovariens d’origine endocrine, tenir compte de la répercussion sur les autres glandes endocrines et des états morbides ainsi associés. Chapitre encore peu connu de la pathologie, mais important, car il indique l'utilité fréquente des opothérapies associées. : - |

On est allé très loin dans cette voie. On pense utiliser des extraits endocriniens que le malade n'a point à l’état normal, par exemole le suc testiculaire chez la femme.

Les expériences de Knud-Sand puis de Lipschütz ont : montré que, contrairement à l'opinion de Steinach, il y a pas antagonisme entre les glandes des deux sexes et qu'on peut faire vivre, sur le même organisme “mâle où femelle, à la fois un testicule .et un ovaire qui exerceront tous deux leur action sur cet organisme dont les caractères seront doubles. : :

Gley suggère que, dans bon nombre d'insuffisances ova-

riennes, il y a intérêt à injecter du suc testiculaire. Après la

ea

castration ‘par l'emploi des extraits d’ovaire, ces troubles vaso-moteurs sont particulièrement amendés, mais les phénomènes nerveux sont peu modifiés; contre la neurasthénie et les différents états neurasthéniformes que l’on rencontre parfois chez les castrés jamais de succès. [l'y a des résultats nuls, il y en a d’autres interprétés comme améliorations qui ne semblent guère améliorés; enfin les injections sous-cutanées de sérum physiologique ont paru aussi actives que celles de liquide ovarique (F. Jayle).

Cette indication passe déjà dans la pratique : Malherbe a traité ainsi des religieuses qui avaient de l’urticaire, de la pelade ophiasique avec troubles nerveux ayant résisté à tous les traitements; guérison rapide et complète par l'extrait spermatogénique administré par voie buccale. Cattier incorpore l'extrait orchitique aux ovules vaginaux et choisit l’ab-

sorption vaginale.

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