‹ L'Opothérapie Ovarienne en GynécologieChapitre 17 sur 23 · HT. — INSUFFISANCE OVARIENNE · texte numérisé non relu

HT. — INSUFFISANCE OVARIENNE

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Rien de plus fréquent que l'hypoovarie chez la femme. Il faut en analyser plusieurs types.

a) L'hypoovarie congénitale (infantilisme). Elle peut être congénitale, se traduit par un infantilisme ovarien avec peti- tesse de la taille, faiblesse du poids, caractères sexuels secondaires non apparus, seins non développés, aménorrée, etc...

À l'opposé de linfantilisme, on a vu plusieurs cas de

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puberté précoce, exagérée chez la femme comme chez l'homme. Avant l’âge habituel, le corps se développe, les poils apparaissent, les seins se forment, le bassin s’élargit. le caractère se modifie, les règles apparaissent. Celles-ci peuvent s'établir définitivement ou disparaître bientôt.

Que la puberté apparaisse précocement ou en temps voulu, on observe alors souvent des hémorragies génitales, des ménorragies où des métrorragies, qui ne rélèvent d'aucune cause appréciable et que Dalché a attribuées à l’hypoovarie,

Nous avons indiqué les raisons (lois du seuil et du tout ou rien) qui s'opposent à cette théorie. Les faits où la puberté précoce survient dans les cas de tumeur sarcomateuse des organes génitaux sont également opposés. Car alors il ya dysovarie, non hyperovarie. Il faut rechercher la cause dans des troubles endocriniens associés; tels lés cas de virilisme précoce dûs à des lésions des capsules surrénales (Apert).

b) Injfantilismes atténués. — Ils sont caractérisés par l'instabilité de la mentruation, nubilité tardive, règles irrégulières, douloureuses, atténuées. Parfois la menstruation est précoce, mais elle ne tarde pas à devenir irrégulière ou à disparaître. La croissance ne subit pas la poussée pubertaire, mais elle se poursuit pendant la jeunesse, et les enfants sont longimembres. La taille des jeunes filles peut être exagérée :-

mais elle peut être normale ou petite par suite du défaut de poussée pubertaire, si la dyshypoovarie n'est pas trop persistante.

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Le poids est souvent trop élevé et il n’est pas rare d’observer une obésité véritable, Les caractères sexuels secondaires se développent mal ou tardivement : l'apparition des poils pubiens et axillaires, la formation des seins, l’élargissement du bassin, les modifications du caractère et du psychisme, etc... ne se produisent pas en temps voulu.

Les organes génitaux externes grossissent peu, l'utérus reste petit. Les anomalies de la menstruation s’accompagnent

souvent d’obésité. Le fait a été noté avant qu’on connût les glandes endocrines. Les troubles menstruels et l'obésité peuvent persister. dans la jeunesse et à l’âge adulte et les femmes restent infécondes. D'autres fois, ils disparaissent durant la jeunesse ou après mariage. Par exception, quand elles deviennent enceintes, elles transmettent à leurs rejetons leur hérédité dystrophique.

On observe souvent l'association des troubles de la fonction génitale avec la mélanodermie (Docteur Bonilia). En 1916, Bloch publia une série d'observations qu'il considé-

“rait comme un syndrome nouveau. En Espagne, Juarros et Maranon en ont publié quelques cas. Guarros, en 1910, attira l'attention sur la fréquence avec laquelle plusieurs femmes .sujettes au syndrome de Block étaient diagnostiquées hystériques. La non-satisfaction dulibido, qui se retrouve toujours chez ces malades, cause un trouble endocrinien qui explique presque tous les symptômes.

Cette mélanodermie n’a rien qui doive étonner, car

l'insuffisance ovarienne amène très fréquemment des pigmentations cutanées, en forme de placards diffus ou localisés au front, aux joues, et à la lèvre supérieure. Dans la menstruation et la grossesse, la mélanodermie offre souvent cette Iocalisation. Dans la ménopause, ces pigmentations sont suivies de symptômes d’hyperfonctionnement surrénal: leur pathogénie est génitale. En ces cas les muqueuses ne sont pas pigmentées sont également dûes à l'insuffisance ovarienne. Les pigmentations observées dans les kystes de l'ovaire et les maladies de l'utérus. Récemment Maranon à insisté sur la | pathogénie génitale des pigmentations gravidiques et de celles qui accompagnent l'insuffisance ovarienne des jeunes

filles.

c) Hypoovaries acquises. — Durant le cours de l'existence, elles se traduisent par des répercussions cliniques aménorrée ou hypoménorrée, organes génitaux infantiles ou arrêtés au stade prépubère, syndrome adiposo-pénital, et stérilité. L'infécondité, si elle n’est pas lésionnelle, à généralement une origine endocrine, surtout ovarienne par débilité glandulaire de l'ovaire (Dalché). Alors l'opolhérapie doit intervenir comme traitement de choix (Pouget},

Jayle, par des examens mieroscopiques. a observé que de ces cas l’avolution d'un corps jaune se fait par sclérose hypertrophique. Si l'hypertrophie est-notable, le corps jaune forme

une. petite tumeur. du volume d’un grain de: chénevis, à un

pp petit pois, et même davantage. La sclérose du corps jaune manifeste la dégénérescence d’une lignée. Les femmes qui en sont ateintes sont fréquemment stériles ou ont une natalité réduite.

L'absence de certaines vitamines amène la stérilité. Le Professeur Evans, au Congrès biologique de Toronto (Canada), en 1922, a montré l'influence de la nutrition sur la fécondité des rats femelles. Il y a une extrême sensibilité des ovaires vis-à-vis des aliments qui leur sont donnés et de leur composition. Des rats, soumis à une alimentation artificielle considérée comme parfaite et contenant les deux vitamines - B et À, peuvent se développer normalement, rester en bonne santé et présenter une fécondité nulle. L’addition au régime d'une petite quantité de laitue, de luzèrne ou de germes de froment, suffit à ramener la fécondité normale. Ces expériences prouvent que l'appareil génital de la femelle du rat est particulièrement sensible au manque de vitamines. Le Docteur Macomber a étudié des cas de stérilité humaine produits également par une alimentation défectueuse.

Les zootechniciens savent d’ailleurs que, pour le bétail, un régime d'aliments secs est moins fécondant qu’un régime au vert, que chez le cheval, l’avoine, en donnant un état pléthorique et un éréthisme génital, peut produire l’infécondité. - Dans les ménageries, beaucoup d'animaux captifs, girafes. éléphants, etc... deviennent stériles. On leur a rendu la fécon-

dité par un régime meilleur, mieux approprié. Ainsi on fait

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reproduire en captivité les renards argentés du Canada qui furent longtemps regardés comme stériles. De même Houssaye a vu, en donnant aux poules un régime carné exclusif, la stérilité survenir à la cinquième génération.

Il en est probablement de même dans l'espèce humaine. Une alimentation défectueuse par insuffisance de vitamines (régime çarné, trop abondant, abus de conserves, suppression d'aliments crus et surtout de fruits) doivent souvent influer sur la qualité des sécrétions endocrines et provoquer la stéri-

lité, Le gynécologue doit toujours y penser.

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