‹ L'optimisme de Schopenhauer: étude sur SchopenhauerChapitre 4 sur 5 · ESSAI D UNE PHILOSOPHIE EUDEMONISTE · texte numérisé non relu

ESSAI D UNE PHILOSOPHIE EUDEMONISTE

Cendant n'est qu'un domaine inaccessible à ïu faiblesse humaine, mais, qui lui aussi fait partie du réel. Le monde comme représentation, qui est l'Univers matérielle monde transcendental qui est celui duNoumèhe et de la volonté, enliji le monde transcendant, l'abîme mystique où rayonne la cause première, le Dieu qu'atteste la conscience et qu'adore la souffrance, auteur du Monde et Principe de l'Idéal, ces trois régions, ces trois règnes symboliques, hors desquels il n'est rien de concevable ni de possible, parti cipent tous les trois au mystère de l'existence- Schopenhauer n'a pas compris, selon nous, qu'en admettant la réalité d'un principe positil, l'avènement de la félicité, la possibilité de la Joie au sein du monde transcendant, il en posn i L aussi les fondements, moins stables certes, mais indestructibles dans le monde transitoire où nous subissons notre exil.

La tache future de la philosophie consistera t selon nous, à retrouver ce principe d'espérancn. à en indiquer les développements futurs, non plus seulement au delà de la vie présente, mais dans cette vie elle-même, et dans notre mondi* d'apparences, opprimé par la causalité, le déterminisme et la relativité, motifs d'esclava^îf et de douleur où palpite pourtant déjà la faibl* lueur d'une étoile propice, celle de l'idéal qui modifie et améliore la vie, celle du bonheur qui.'

chaque âme délivrée connaîtra d*emblée, en sortant de l'existence terrestre, mais dont une image imparfaite, plus précise pourtant, se réalisera, même ici-bas, pour l'humanité des temps à venir. Tous les appels à l'anéantissement complet, à la haine de la vie, resteront vains et stériles. Vous n'empêcherez pas les astres du ciel de se chercher aux routes de l'infini, dans l'harmonie des sphères et le rythme savant des constellations. Vous n'empêcherez pas les créatures misérables qui agonisent sous un fardeau d'effroyables souffrances, vous ne leur défenderez pas d'aimer, d'espérer, de croire et d'adorer l'idole et la chimère de la Joie. Si cette chimère, pourtant, de l'aveu même de Schopenhaiïer, existe dans le monde supraterrestre du Nirvana, si elle s'accomplit en l'extase de la béatitude, efforçons-nous de la faire triompher déjà parmi les ténèbres profondes du monde phénoménal de la patrie d'exil où nous végétons, en attendant l'heure de la libération décisive. Est-ce vraiment impossible ? Les temps à venir connaîtront le mot de l'énigme, la solution de ce débat grandiose ouvert depuis tant de siècles.

L'idéalisme de Schopenhauer (et malgré ses prétentions transcendentales, la philosophie de la volonté aboutit en tout cas, nous l'avons vu, au mysticisme absolu) ; l'idéalisme transcendant

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