COURBURE DU CHAMP FOCAL
Surface focale d'astigmatisme moyenne. -— Dans la pratique, on prend, comme surface focale principale usuelle, la surface moyenne entre les surfaces t et r, celle qui passe par tous les points m de netteté générale maxima {/ig» 81). C'est la forme de celte surface
que Ton détermine pour mesurer la courbure du champ de l'objectif considéré.
Les surfaces d'astigmatisme m, t Qi r diffèrent toujours de la surface focale absolue et sont situées du côté de celle-ci, où s'étendent les caustiques de réfraction, c'est-à-dire, pour les lentilles simples, dans la concavité de la surface focale absolue.
Ces quatre surfaces ont une partie commune plus ou moins étendue, aux environs du foyer principal A'. La surface focale absolue est, en fait, la limite vers laquelle tendent les surfaces ^, ret m, quand l'astigmatisme est complètement corrigé.
On voit qu'il y a une étroite relation entre V astigmatisme et la courbure du champ, qu'il ne faut pas confondre avec V aberration de champ, définie ci-dessus et qui ne s'applique qu'à la surface focale absolue.
C'est en raison de cette relation que, dans les essais d'objectifs, on déduit de l'astigmatisme la courbure du champ.
Il ne s'ensuit pas cependant que la correction de l'une de ces aberrations amène la disparition de la seconde. Détruire l'astigmatisme, en effet, c'est amener, sur un champ suffisamment étendu, la confusion des surfaces t et r, par conséquent m,. Mais cette su rface focale unique, dénuée d'astigmatisme, reste plus ou moins bombée; et il faut corriger à part la courbure du champ.
On voit aussi, par ce qui précède, quelle est l'influence de la grandeur et de la position du diaphragme sur l'astigmatisme et sur la courbure du champ.