‹ L'optique photographiqueChapitre 35 sur 48 · N6LE DB CHAMP · texte numérisé non relu

N6LE DB CHAMP

or lor ao*.

3or 4or 5o' 6or 65:

7or 8or gor

Demi-angle de champ.

Rayon correspondant.

oAl / 0,58/ 0,64/ 0,70/ 0,84/ /

co8*a.

et Éclat de l'image

sur la circonférence r.

0,98 e 0,94 e 0,87 e 0,77 e 0,67 e 0,56 e o,5oe 0,45 e 0,34 e 0,25 e

e représentant l'éclat de l'image au centre de la plaque, et et son éclat sur une circonférence tracée de ce centre avec le rayon r; r dépend du champ et de la distance focale principale /:

r=:/tanga.

C'est la valeur de tanga qui figure en chifires dans la troisième colonne.

Donc, pour un champ total de 4o®5 à une. distance du centre de la plaque égale aux o, 27, un peu plus du quart, du foyer, la diminution d'éclat sur les bords est déjà de plus de {; pour un champ de 65**, sur un rayon de 0,64 ou des | environ du foyer, cette diminu-

Fig. 106.

tion est de moitié ; elle est des | pour un champ de 90®, sur un rayon égal au foyer.

En revanche, nous pouvons faire remarquer que les rayons obliques {fig* io6), tombant plus près des bords des lentilles, traversent une épaisseur de verre moins grande que les rayons centraux*

II n'en reste pas moins une diminution considérable d'éclat qu'il faudra compenser dans la pratique en plaçant sur les bords de l'image les objets les plus lumineux. Ainsi, soient deux objets A et A< ifig* 107); pour que leurs images aient même clarté,

il faudra que les éclats intrinsèques de ces images soient égaux, c'est-à-dire que

e^=.e ou e = 6C0S*a-re> d'où

E ces* a

ou que Téclat intrinsèque propre de Ai et celui de A soient dans

le rapport de — — • ^* ces* a

La diminution rapide de la clarté de l'image quand on s'éloigne

du centre nous amène à cette conclusion, qu'il n'y a pas intérêt à

trop accroître le champ des objectifs.

Clarté au centre, — La clarté au centre pour des objets infiniment éloignés, la seule dont on s'occupe d'ordinaire,

Etc o»

est proportionnelle au carré du diamètre du diaphragme et en

^~Tf"*'

CORRECTION DES ABERRATIONS. Io3

raison inverse du carré du foyer; autrement dit, la clarté d'un objectif est proportionnelle au carré du rapport du diamètre du diaphragme à la distance focale principale.

C'est, en général, par le rapport inverse que l'on désigne le

diaphragme; un objectif diaphragmé à -^y cela veut dire que le diamètre du diaphragme est égal au \ de la distance focale. Le même

F objectif, diaphragmé à — > formera une image dont la clarté sera

F quatre fois moindre que celle donnée par le diaphragme ^•

Clarté normale, — Le Congrès international de Photographie

a fixé comme unité de clarté ou (Comme clarté normale d'un

objectif donné, l'éclat intrinsèque de l'image obtenue avec le

F diaphragme, dit normal, d'ouverture utile égale à — > abstraction

faite de la composition de cet objectif et des autres causes qui peuvent influer sur l'éclat de l'image en son centre. Or cette clarté normale a pour expression :

^E7c F* Ett

4 looF^ 4 X 100

F Avec un autre diaphragme — » l'éclat intrinsèque de l'image sera

n EttF» Etc

Et la clarté, pour ce diaphragme, sera le rapport :

Ett

G __ 4n"' __ 100 C "" Ett ~ n' ' 4 X lOO

ce qui permet de déterminer CI, si l'on connaît C.

Temps de pose, — Le temps de pose, T avec le diaphragme

normal — > T' avec un autre diaphraerme -, est l'inverse de la 10 ^ ^ n

clarté ; on a donc

I! — ^ T "" loo"

Or^ par décision du Congrès, tout diaphragme doit être marqué d'un numéro d'ordre /?, représentant l'inverse du rapport de sa surface à celle du diaphragme normal :

7CF

___ ICO ___ n« T

On voit que p indique justement le coefficient par lequel il

faut, pour avoir le temps de pose avec le diaphragme —9 multiplier

la durée correspondant à l'emploi du diaphragme normal.

Pour pouvoir comparer exactement, à ce point de vue, deux objectifs différents, il faudrait tenir compte des éléments d'absorption ou de perte de lumière tenant à la constitution même de l'appareil, c'est-à-dire de la limpidité et de l'épaisseur des verres, et des réflexions intérieures dont nous parlerons plus tard.

Il faut encore faire remarquer que, aux termes de la décision du

Congrès, dire qu'un objectif est diaphragmé à -> cela ne signifie

pas que le diaphragme a - pour diamètre, mais, plus exactement,

« que le cône des rayons réfractés, provenant d'un faisceau incident parallèle à l'axe, a pour angle, au sommet, celui d'un triangle

isocèle, dont la base serait — de la hauteur, ou encore que la

section droite de ce même cône d'émergence par le plan principal

d'émergence est un cercle de diamètre égal à -• »

Déformations produites par un trop grand diaphragme. — Soit une flèche AB placée sur l'axe principal d'une lentille (Jig.108). Régulièrement, elle devrait avoir pour perspective un simple point a, foyer conjugué de A, et ne montrer sur l'image que sa

io5

pointe, a^. Mais, soient CD l'ouverture de la lentille et B' le foyer conjugué de B; un rayon marginal, tel que BC, émergera suivant CB' et viendra former en bt, sur Técran, une image de B. Tous les points de la partie supérieure du bois de la flèche, compris entre A et B, formeront de même, entre a et 6^ leur image d'autant plus nette que B sera plus près de A. De l'autre côté, le rayon BD for-

Fig. io8.

mera une seconde image, 62, de B, et une seconde portion de ligne 62 a, composée des images de plus en plus nettes des points de la moitié inférieure de la flèche compris entre B et A. On verra donc à la fois, sur la plaque, la pointe et les deux côtés de la flèche é« «62-

Si nous supposons que AB soit un objet à deux faces planes, tel qu'un livre, par exemple, au lieu de ne paraître sur l'image que par son dos ou par sa tranche, il figurera ou bien sous l'apparence fausse d'un livre ouvert, ou sous l'aspect absurde d'un livre à dos volumineux^ Et si le volume, posé sur une table, a sa tranche supérieure au niveau du centre de l'objectif, cette tranche paraîtra aussi sur l'image. L'angle de déformation apparente B<AB2 est d'autant plus ouvert que A est plus rapproché de l'objectif et que CD est plus grand.

Ce genre de déformation, dite souvent stéréoscopique , parce qu'elle résulte d'une sorte de vision binoculaire, s'observe fréquemment dans les portraits, pour lesquels on fait usage d'objectifs à grand diaphragme et à court foyer; si l'on rapproche trop le modèle, sa tête semble s'élargir, ses oreilles se détachent et s'avancent, la ressemblance est faussée.

C'est une cause de déformation dont il importe de tenir compte dans l'emploi du diaphragme.

lo6 CHAPITRE V.

Résumé, — Si nous résumons les conditions imposées au diaphragme, nous les trouverons quelque peu contradictoires.

Il faut qu'il soit petit pour assurer Taplanétisme suivant l'axe, faciliter la mise au point sur une surface plane en augmentant la profondeur de foyer, et augmenter le champ; il doit être grand pour accroître la clarté de l'image. Mais il ne le faut pas trop grand, pour ne pas créer l'eflFet stéréoscopique.

D'autre part, il faut, avec un ménisque convergent, placer le diaphragme du côté creux, et assez loin de la lentille, pour diminuer l'astigmatisme; il faut le rapprocher, au contraire, pour augmenter le champ ; enfin, il faut le transporter du côté convexe pour combattre la distorsion.

Dans la pratique, on se tire d'affaire avec un compromis, qui atténue à la fois toutes les aberrations sans en supprimer complètement aucune.

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