‹ L'or et l'argentChapitre 4 sur 47 · AVANT- PROTOS · texte numérisé non relu

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progrès si l’on se bornait à suivre complaisamment le chemin battu et ceux qui ont commencé par être accusés d’hérésie scientifique ont bien des fois rectifié des doctrines trop facilement obéies.

a Nous ne nous trouvons même pas en face d'une de ces > doctrines vénérables, car la question que nous examinons n’est pas celle qui se trouvait posée dans les temps passés. On n’avait envisagé le problème monétaire que du point de vue isolé de l'intérêt local de chaque État, on no s’était point élevé vers la région de la monnaie internationale et du marché universel, région entièrement inexplorée, dans laquelle les problèmes se présentent sous un tout autre aspect.

« C’est la doctrine que nous avons abordée, on conservant, à nos risques et périls, le plein exercice du libre examen. — Nous avons voulu dire nettemeut notre pensée, mais nous désavouons à l’avance toute interprétation qui attribuerait à nos investigations mi vernis de controverse personnelle. Si la force do la conviction nous a quelquefois dicté des paroles sévères, elles n’ont ou en vue aucune polémique individuelle.

M Nous avons essayé do faire connaître le véritable caractère de la marche des idées en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, aux États-Unis. Les débats du handelstag de Berlin, ainsi que la discussion de la Société des Economistes de cette ville, présidée par M. Prince-Smith, se trouvent reproduits, et l’opinion de nombre do professeurs éminents, qui font autorité dans cette branche d’études, emprunte le témoignage de communications personnelles.

« L’enquête poursuivie eu France (i867 et 1868) auprès des receveurs généraux (trésoriers payeurs généraux) et des chambres de commerce a provoqué un examen attentif ; nous avons résumé les recherches des commissions françaises (18.^7, 186P, 1867, 1868-1869) chargées de

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l’étude de la question inouétair*;, ainsi que les travaux de la commission internationale do 18G7.

a A défaut d’autre mérite, ce volume aura au moins celui d’aborder franchement la question, et de présenter aux investigations impartiales des éléments variés d’appréciation définitive. ^ .

« L’adhésion obtenue de la part des économistes distingués dont les opinions et la correspondance sont rappelées dans ce livre, est de nature à soutenir nos convictions et à prouver d’une façon incontestable que l’isolement auquel on a prétendu nous condamner n’existe que dans l’imaginalioil trop complaisante de nos contradicteurs. Nous ne demandons que l’examen sérieux de la doctrine que nous avons mise en avant, en même temps que d’autres écrivains l’avaient également conçue en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis.

«Ce concours prouve que l’idée a mûri; au lieu de vouloir l’étoulYer sous le poids d’un dogmatisme intolérant, qu’on lui applique la doctrine large, chère aux économistes, qu’on la discute librement et nous ne sommes nullement inquiet du résultat :

Lascialo pur andar clië farà buon viaggio. »

Le résultat de la discussion du Sénat (20 janvier 1870) confirme cette espérance. Les promoteurs de l’exclusion de l’argent ont suW un échec sérieux, dont il est difficile qu’ils se relèvent. Les arguments fortement développés, notamment par MAL Dumas et Michel Chevalier, décident la question.

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