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envie d'éclore; ma prière n'avait en vue que sa gloire. Je le conjurais ensuite
| de les cultiver, uniquement pour lui et
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et non pour moi, et de couper celles qu il voudrait. J'étais bien sûr» de les voir renaître avec plus de force et d’éclat””(1).
Et ailleurs: M'’adonnant à l'oraison, j'évitais avec soin les moindres fautes et je prenais d’exactes précautions pour ne pas offenser le Seigneur'"(2) ‘Je sentais les heureux et puissants effets de cette grâce d'oraison que le Seigneur m'avait accordée. En peu de temps, elle avait fait germer en moi ces nouvelles vertus..…., qui furent la sauvegarde de mon âme...Je ne disais le moindre mal de personne. J'étais, au contraire dans l'habitude de justifier ceux qui étaient l’objet de quelque détraction.
Cette maxime était toujours présente à mon esprit: je ne devais ni me plaire \ entendre, ni dire moi-même ce que je n'aurais pas voulu qu'on dit de moi.
Fermement attachée à cette règle de con-
(1) Vie, chap. XIV. , (2) Ibid., chap. VIIT.
duite,, je m'y montrais habituellemen, fidèle; parfois, cependant, si l'occasion était pressante, il m'échappait quelqu faute, Grâce à l'accent persuasif de mes paroles, les religieuses du monastère cet les personnes du dehors, avec qui je con.
versais, contractérent la même habitu.
de”’(1). | En même temps on s’éprend dans l'o raison de zèle ardent pour Dieu, C'est ‘une fournaise où les âmes s’embrasent du divin amour: Oratio est fornax ubi animæ accenduntur in divinum am.
rem’’(2). Dieu, l'amour substantiel et infini, ne s’y trouve-t-il pas lui-même.
Comment s'approcher du feu, sans briler? Et tous les actes de l'oraison : con.
sidérations, affections, retour sur SOIméme, demandes, résolutions, ne sont que l'amour en exercice. qui s’embras:
par Sa propre activité. Chacun de ses efforts est comme le geste du bücheron qui jette un nouveau morceau de bois dans le foyer ; en sorte que l’oraison n’est
(1) Ibid., chap. VI.
(2} Saint Liguori. Praxis confessarii, cap. X. p. III.
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qu'un acte prolongé d'amour, une vraie ‘fournaise où l'âme s’embrase d'amour.” Faites done oraison, et vous aimerez Dieu ardemment.
En toute vérité, l'oraison est ‘‘le laboratoire de la sainteté,” et nous comprenons saint Vincent de Paul disant à ses religieux, les Lazaristes : ‘‘la congré- “ation de la Mission subsistera autant que l'exercice de l'oraison y sera fidèlement pratiqué.”
Nous nous sommes longuement étendu sur cette question de théorie, qui nous paraissait capitale. Elle va nous aider , mieux saisir les difficultés de détail, les questions pratiques que nous n'avons pts encore résolues.
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