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mie dans un ou plusieurs villages, mais qu’elle était depuis bien longtemps installée — endémiquement, sporadi. quement, épidémiquement parfois — dans nombre de départements français. Quant au nombre considérable de travaux et d’observations qui se publient depuis quelques mois en France, on s’en rendra compte en consultant les bibliographies. [1 faut néanmoins citer la première autopsie pratiquée en France à la suite de la fièvre méditer. ranéenne, et qui est due à notre maître, M. le professeur Carrieu (mars 1910).
Mais nous revenons, sans crainte de nous répéter, à notre première idée : c’est que la fièvre de Malte est bien et bel une affection ancienne, très ancienne même, aussi bien en France qu'ailleurs.
Faute de preuves positives, nous pouvons du moins mettre un grand point d'interrogation au sujet de toutes ces fièvres typhoïdes à forme douloureuse, à forme sudorale, à rechutes nombreuses, rechutes dont on accusait au hasard l’alimentation bien € maigre » pourtant (bouillon de légumes, par exemple). Qu'est-ce qu'étaient tous ces eas de dothiénentérie sans taches rosées, et où, malgré des recherches obstinées, on ne trouvait point de bacille d’E-
berth, on n’obtenait point de Séro-diagnostic de Widal ?
Qu'est-ce que tous ces cas de € granulie » qui guérissent
comme par miracle ; tous ces (€ pauvres phtisiques » qui,
après une cachexie qui n’a guère la générosité de pardonner, reviennent, quelque temps après, et définitivement, à leur état normal ? Qu'est ce, enfin, que ces paludéens sur lesquels la quinine n’a absolument aucune influence ? . Nous avons, pendant nos lectures, acquis la conviction absolue — si ce terme peut être admissible dans la science -— que la fièvre méditerrañéenne est fort ancienne, Mais ce qui est plus intéressant pour nous, c’est l’opinion de