‹ L'ordre de Malte dans la ville d'ArlesChapitre 109 sur 129 · I. Augarde (Antoine) était fils de Jacques Au · texte numérisé non relu

I. Augarde (Antoine) était fils de Jacques Au

mentce par les fondations de plusieurs Grands- Prieurs, notamment de Jacques de Manas en i^}^, Pierre d'fisparbès en 1614, et Claude de Veaterol en 1637. Les principaux biens qu'elle possédait étaient les fiefs de Frigolct et d«; N.-D. de la Mer (ii9X> ^^ Camargue. Comtb de Gias- SET : Op, cit., pp. 5r, 181.

1. Le prieuré de Saint-Jean d'Aix était nn membre dépendant de la comnianderie de ce nom. Le prieur était choisi pro tempore parmi les chapelains conventuels. Le sacristain, nommé à vie, administrait les bieos affectés à l'église prieurale, lesquels étaient considérables. Comte di Gbasset : Op. cit., pp, 181-183.

2. Nous avons déjà parlé de quelques-uns des chapelains que nouséoumérons ici. Nous n'indiquons, pour la plupart, que les documents nouveaux qui nous ont servi pour cette partie de notre étude sur TOrdre di

Malte.

garde et de Françoise Cannât, mariés par contrat du 6 février 1660 (not. Pierre Blanc). Il naquit à Arles et fut baptisé à Téglise Sainte-Anne le 11 mai 1666. Il fut présenté comme chapelain le 3 mai 1677 et fut reçu au Grand-Prieuré, à Arles, après enquête, le 9 novembre 1677. Il devint, le i^' mai 1723, commandeur de Narbonne» On le trouve souvent à Arles, remplissant les devoirs de son ministère. Il vivait encore en 1739 (i).

2. Augarde (Jean) était frère du précédent. Il naquit à Arles et fut baptisé (même paroisse), le 21 août 1672. Il fut présenté, comme chapelain, le 17 septembre 1682, et fut reçu à Arles, après enquête, le 10 novembre 1682. Il mourut au Grand- Prieuré le 18 mai 1742 (2).

Armes : D'argent^ à un griffon de gueules et un chef d'a\ur chargé de trois gardes d'épces dor^ rangées en pal^ les pommeaux en bas (3).

3. Beuf (Joseph-Auguste) était fils de Mathieu, notaire, et de Claude Aymar, mariés suivant contrat du 15 mars 1756 (not. Brunet et Francony). Né à Arles le 31 mars 1769 et ondoyé le lendemain, 1" avril, il ne fut baptisé à Téglise Sainte-Anne que le 28 décembre suivant. Il fut présenté comme chapelain le 4 ^vril 17S0 et fut reçu quatre jours après à Arles.

Armes : D'azur, au bœuf effarouché dor accompagné à dexlre d^un croissant d'argent et à sencxtre de trois étoiles d'or posées i et 2 (4).

I. Arch. des D.-du-Rh. — Ordre.de Malte: Dossier généalogique, n- 514.

a. Id. Ib:d : Dossier , n* ^x^, }. E. Perrîer : Op. cit., verbo Augarde.

4. Arch. des B.*du Rh. — Ordre de Malte : Dossier généalogique ^

4. Blain (Jacques) était fils de Barthélémy, procureur au siège d'Arles, et de Jeanne Simon, mariés suivant contrat du 22 janvier 1702 (not. Bourdin, à Arles). Il naquit sur la paroisse Sainte- Anne et fut baptisé le 9 juin 1711. Il fut présenté comme chapelain le 4 août 1722 et fut reçu au Grand-P/ieuré le 10 octobre suivant. Le 9 mars 1736 il fut nommé sacristain de la collégiale de Saint- Gilles. Une de ses occupations, en vertu de cette dignité, était de prendre soin des biens de cette église. Sur la fin de sa vie, en 1767, il devint commandeur de Narbonne. En 1761 il était à Malte et un prêtre séculier, Bernard Maillé, le remplaçait à Saint-Gilles pour l'exercice de sa charge, II vivait encore en 1776 et était suppléé à cette date par Pierre Thomas, prêtre séculier (i).

Armes : De gueules à trois épis d'or mouvants de la même tigCy accompagnés de trois croissants d^argent^ deux et un ; au chef cousu d'azur , chargé de trois étoiles du troisième (2).

5. Brunet (Pierre), fils d'Antoine, notaire, et de Claire Escallier, mariés suivant contrat du 25 janvier 1724 (not. Tartais). Il naquit à Arles le 5 octobre 1730 et fut baptisé le lendemain, à l'église Saint- Lucien. Présenté le 21 janvier 1743, il tut reçu à Arles le 4 novembre suivant. Il assista quelquefois aux réunions des chevaliers de Malte, dans sa ville natale.

Armes : D'argent^ au chevron da^^ur accompagné

n* 397. — Bibl. moQicip. d'Arles, ms 246 : Armoriai des consuls étArUi du XI* siècle Jusqu'en 17S1, par Nicolas Constantin, fol. 190, 20^,

X. Arch. des B.-du-Rh, — Ordre de Malte : Dossier frénénhgiqkef n* ^a6.

% £. Perrier : Op, cH,, verbo Blain.

de trois têtes de Mores^ deux en chef^ une en pointe (i).

6. Chartroux (Joseph-Charles), était fils de Jean et de Jeanne Sausse, mariés par contrat du 16 août J730 (not. Brunet). Il naquit à Arles le 3 février 1740 et fut baptisé le même jour à Saint-Martin. Présenté en qualité de chapelain le 3 janvier 1749, il fut reçu à Arles le 6 mai suivant. .

Armes : D'azur au chevron d'argent^ accompagné de trois merlettes du même^ deux en chef et une en pointe (2).

7. Galoutaire (Jacques) était fils de Joseph et de Ursule Véran, mariés par contrat du 9 avril 1694 (not. Aulanier). Né à Arles le 7 mars 1693, baptisé le même jour à Saint-Martin, il fut présenté le 7 mai 1704 et reçu comme chapelain le 10 novembre suivant. Ses preuves d'honorabilité furent faites le 10 mai 1704, par le chevalier Biaise de Grasse-Montauroux et Louis Jouvène, prêtre conventuel, sous la dictée du secrétaire Raybaud (3).

7. Gros (Jean - Baptiste - Joseph) était fils de Joseph, bon médecin d'Arles, et de Françoise Blain, mariés par contrat du 21 novembre 1725, (not. Jehan). Né à Arles le 19 novembre 1739 et baptisé le lendemain à Saint-Laurent, il fut présenté comme chapelain le 11 janvier 1748, et reçu le 7 mai suivant. Il fut nommé « archivaire » du

I. Ârch. des B.-du-Rh. — Ordre de Malte : Dossier généalogique, n« 536. — Constantin ; Op. cii,, f« 185.

a. Arch. des B.-du-R. Ordre de Malte : Dossier généalogique, n« 531. — Bibliothèque municipale d'Arles. Ms. 346 : Armoriai des consuls d'Arles du XI* siècle j'usqu^en lySi, par Nicolas Constantin, f» 168.

3. Arch. des B.-du-R. — Ordre de Malte : Dossier généalogique, n» 554. — Archives de la famille Véran, d'Arles,

Grand-PrieOré en 1774 en remplacement de Joseph- Antoine Raybaud. C'était un homme d'intelligence et de savoir. Il fut chargé à plusieurs reprises d'aider le Grand-Prieur dans la visite des commanderies, notamment en 1775, 1778 et 1785. Il était présent à la séance qui se tint au Grand-Prieuré, le 7 novembre 1791, qui fut la dernière de toutes (i).

8. Gros (Joseph-Barthélémy) était frère du précédent. Il naquit le 14 mai 1744 et fut admis comme chapelain le 14 mai 1755. Il mourut à Saint-Remy de Provence, en janvier 1810, à Tâge de 65 ans (2).

9. Grodsy (Jacques) était fils de Guillaume, deux fois consul d'Arles, et d'Anne Brisepan, mariés suivant contrat du 24 janvier 1650 (not. Jacques Escoffier). Il naquit le 28 février 1669 et fut baptisé à Saint-Julien le 2 mars 1669. Présenté comme chapelain le 8 mars 1681, il fut reçu à Arles le 3 novembre de la même année. Nommé « archivaire » du Grand-Prieuré le 30 mars 1700, il mourut àTHÔtel Saint- Jean le 19 mars 1729. Ses obsèques furent l'occasion d'un incident que nous avons raconté.

Armes : De gueules au héron cCargent posé sur une terrasse de sinople (3).

10. Jouvène (Raymond) était fils de Marc, marchand, et de Marguerite Arène, mariés par contrat

î. Arch. des B.-da-R. — Ordre de Malte : Dossier g/néalogiçuf, n«

ft. Bibl. municip. d'Arles. — Ms. n» 189 : Actes et mémoires pour servira Vhisioire de Provence. Aux notes de l'abbé Bonaeniant sur les familles issues de race judaïque. — Ordoou Bref dn diocèse d'Aixpour i8ii,à la nécrologie.

3. Arch. des B.*du-R. — Ordre de Malte : Dossier généalogique f û* 563, — Bibl. mun, d'Arles. Constantin : Op, cit., f» aso.

du 30 avril 1648 (not. Rampai, à Marseille). Il naquit le 4 avril 1664, et fut baptisé à Saint-Martia deux jours après. Présenté comme chapelain le 6 novembre 1674, il ne fut reçu que le 4 novembre

11. Jouvène (Louis), frère du précédent, naquit et fut baptisé (ibid.) le 9 mars 1668. Il fut présenté, comme chapelain, le 28 août 1683, et reçu le 10 mai 1684. Le 11 décembre 1702 il visita avec François de Coriolis, commandeur de Millau, THÔtel prieural. On le trouve souvent présent aux réunions des chevaliers de Malte. Il mourut le 5 février 1728 dans Thabitation de ses parents.

12. Jouvène (Jacques) était fils de Marc-Antoine, lieutenant-général au siège d'Arles et d'Ursule Silves, mariés le 28 décembre 1722. 11 naquit à Arles le 14 mai 1728 et fut baptisé le lendemain à Saint- Martin. Présenté le 3 juin 1744, il fut reçu le 4 mai 1745.

Armes : D'argent^ à la fasce de gueules, accompagnée dune étoile d'azur en chef et dune merdesinopie en pointe (1).

13. Pomme (André) dit TAméricain, était fils de Pierre, célèbre médecin et de Thérèse Barbaroux, mariés par contrat du 26 janvier 1751 (not. Beuf). Il naquit à Arles le 28 mars 1756 et fut baptisé le même jour à Saint-Lucien, Présenté le 22 juillet 1765, comme chapelain, il fut admis à Arles le 5 novembre suivant. Son père donna 2000 livres pour son entrée à Malte. André fut aussi chanoine de Noyon. Il fit son séminaire à Paris, et devint cha-

. 1. Arch. des B.-da^R. — Ordre de Malte : Dossiers généalogiques ^ n** ^69-371. — Bibl. mun. d*Àrles. Coastantln : Op, cit., £•• i^q, 163, 169.

pelain de la maison du Temple à Paris. Il Tétait encore en 1782. Mais il se dégoûta de son état primitif et rentra dans le monde où il mena une existence mouvementée.

Le 24 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention pour la Guyane, lorsqu'il prit séance il annonça que « né à Arles il était destiné par son père à devenir chanoine, mais le goût de l'indépendance étant très prononcé chez lui, il quitta cet état pour aller en Amérique ; que là il bâtit une cabane et se sépara des hommes pour aller habiter avec les sauvages. Il fit ensuite sa profession de foi politique et se glorifia d'être du parti de la Montagne >. Il fut membre du Conseil des Cinq cents. Dans ces deux assemblées il ne cessa de calomnier ses collègues et ses compatriotes, en les signalant à la haine des assassins. Il avait dénoncé son père à la Convention comme entaché de royalisme, il fit de même pour Blain, son collègue aux Cinq Cents et son compatriote, lors du 18 fructidor an V. Cependant il prit la parole pour défendre les colonies. Après le 9 thermidor il fut envoyé en mission dans l'Ouest. Dans un de ses rapports, daté de Caen, le 13 mai 1794, il déplore ce qu'il appelle le fanatisme de ces populations: « le cy devant dimanche, écritil, y est chaume comme par le passé >. En mai 1798, il fut nommé agent maritime à Ostende, en Belgique, dans la Flandre occidentale ; il occupa ces fonctions pendant plusieurs années puis se retira dans son pays natal.

« Cet homme, dit un de ses contemporains (i), cet homme qui ne manquait pas d'une certaine

t. Jacques Gibert, ancien bibliothécaire de la ville d'Arles, dans ses notes manascrites sur les hommes célèbres d* Arles, mort en 1885.

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capacité était à la fois orgueilleux et poltron. Il fut maire d'Arles en 1815 [30 avril] et sous son administration il se commit des actes très blâmables. En 1830 il revint au pouvoir en qualité de conseiller municipal et les propositions qu'il fit dans cette assemblée indiquaient qu'il avait conservé la haine contre le parti royaliste auquel appartenait son père. »

Il mourut à Arles le 23 décembre 1842, laissant un fils Félix Pomme, le dernier du nom. Dans son testament il légua aux Hospices civils la somme de 1000 francs ainsi que son portrait avec cadre doré (I).

Son père était mort à Arles, le 7 avril 1814, ce fut l'homme vraiment providentiel, suscité par Dieu, pendant la Révolution, pour la conservation du culte catholique dans notre pays. Un de ses contemporains, le chanoine Giraud, l'appelle le « véritable apôtre » de l'église d'Arles. Il fut toujours très affecté de la conduite de son fils André, laquelle était loin de lui être agréable.

Armes : D'a\ur^ à trois pommes Sor^ tigées et feuillées de même.

14. Raybaud (Jean-François), était fils d'Antoine Raybaud, not. (2) et de Marguerite Quenin, mariés

X. Arch. des B.-dn-R. — Ordre de Malte : Dossier généalogique , D« 581. — Dr Robinet: Dictionnaire historique et biographique de la Révolution^ verbo Pomme André.

3. Voici les noms des cinq notaires de cette famille qui ont exercé lenr charge dans la ville d'Arles : Toussaint Raybaud, qui grossoya de 1^83 à i6i6y Melchior Raybaud, de 1616 à 1633, Jean Raybaud, de 1609 à 1638, Guillaume Raybaud, de novembre 1634 au 38 décembre 1646. Il était fils du précédent et d'Antoinette Perrin. Antoine Rayband, dont il est ici question, était fils du précédent et d'Honorade Dnpred. Il fut en fonction de 1674 à 1733, année de sa mort. — Arch. des B.-du-Rh. — Ordre de Malte. Dossier ^86» — Le Musée, 1878^ p. 159 : Râle des an^ tiens notaires cTArles.

suivant contrat du lo mars i67o(not. Combe). Il naquit le 9 octobre 1683 et fut baptisé le même jour à Notre-Dame la Principale. Présenté comme chapelain le 9 novembre 1693, il fut reçu le 4 mai suivant. Il devint archivaire du Grand-Prieuré le 2 mai 1729 et commandeur d*Espinas en 1736. Il mourut le 29 janvier 1747, assisté à ses derniers moments par Tabbé Simon, curé de la paroisse Saint-Julien. 11 fut enterré le lendemain dans la chapelle du Grand-Prieuré (i).

15. Raybaud (Joseph-Antoine) était fils de Jean, avocat, agent de Tordre « archivaire » du Grand- Prieuré, auteur de VHistoire des Grands Prieurs et du Prieuré de Saint-Gilles^ et de Marianne de Noyer, mariés par contrat du 7 juillet 1697 (X^ot. Tartais). Il naquit le 7 mai 1710 et fut reçu chapelain le 19 janvier 1727, Il devint commandeur de Joucas et « archivaire» du Grand-Prieuré. En 1774, sa santé ne lui permettant plus d'exercer cette charge à l'Hôtel prieural, il fut nommé vicaire général du prieur de Malte et remplacé par Jean-Baptiste Gros, son concitoyen. Il mourut le 22 novembre 1781.

16. Raybaud (François-André), naquit le 3 octobre 1720 et fut reçu chapelain le 21 janvier 1735. Il fit partie de l'église collégiale deS'-Jean, à Saint- Gilles, en 1749, et devint même capiscol. En 1761 il se trouvait à Malte et le prêtre séculier, Mathieu de Girauden, faisait son service. En 1776 il était également absent et remplacé par le prêtre séculier, François Vialar. En 1781 il fut nommé commandeur de Valdrôme (2).

I. Arch. des B.-da-Rh. » Ordre de Malte : Dossier généalcgtqHe, n» 586.

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