Raybaud : Op. cit,, xi, p
Le Grand-Prieur Louis du Pont mourut le 17 janvier 1569, sans avoir paru à Arles ; il eut pour successeur, quatre jours après, Jacques-Claude de Glandevès Cuges qui se trouvait alors à Malte. Il quitta cette ville, dans Tété, et, le 6 septembre suivant, il prenait possession en personne de l'Hôtel Saint-Jean d'Arles, où il demeura dans l'impossibilité d'aller habiter Saint-Gilles. Il était fils d'Antoine de Glandevès, seigneur de Cuges, viguier de Marseille en 1525, et de Marguerite de Villemurs. Il fut reçu chevalier le 30 mai 1541, devint ensuite commandeur de Condat, de Puimoisson de 1548 à 1570 et gouverneur de Sisteron. Sa conduite privée fut loin d'être exemplaire. « Il eut de Françoise de Boniface, pour lors mariée à Pierre de Saint- Marc, trois bâtards : Claude-Durand-Gaspard, Marguerite et Jules. Les deux premiers furent légitimés par lettres patentes, données à Paris en février 1576 >. Il mourut au Mas-Thibert, membre dépendant de Trinquetaille, le 16 janvier 1573 ; il fut porté dans la ville d'Arles et inhumé dans la chapelle où reposaient déjà Melchior Cossa, et, sans doute, plusieurs autres chevaliers (i).
Il fut remplacé, le 2 mars suivant, par François de Panisse, fils de Jean, viguier perpétuel de la ville d'Avignon et de Elisabeth de Pazzis. Il demeura à Malte. Le chevalier Jean de Mars-Liviers prit possession pour lui du Grand-Prieuré, le 3 mai 1573. Pendant qu'il était Grand-Prieur eut lieu une élection d'un député spécial de la langue de Pro-
I. Raybaud : O/. «7., II, pp. 140, 143. Cet auteor a confondu ce Graad-Priear avec Claude Glandevès, fils d'Hélion, seigneur de Gréoux et de Jeanne de Justas, qui ne fut mémr pas chevalier. Cf. : Baron do RousB : Les Meyran et leurs alliances ^ pp. 936, 968,
vence. Le roi Henri III avait décidé de convoquer à Blois les États-Généraux au mois de novembre 1576. Le prince François d'Angoulême, Grand- Prieur de France, en fit part à tous les Grands- Prieurés. Gaspard de Barras la-Penne, lieutenant du Grand-Prieur, réunit le 17 de ce mois une assemblée à Arles, On y dressa des mémoires pour les affaires du prieuré et pour la conservation de ses privilèges et on chargea Antoine de Flotte, commandeur de Puimoisson, qui se trouvait à la Cour, de les soumettre aux États (i).
La paix était loin d'être faite ; les commandeurs convoqués au Chapitre de 1577 qui devait se réunir à Arles s'abstinrent en grand nombre d'y paraître « à occasion de Tinflammation des troubles régnant dans ces quartiers » (2) et crainte d'être pris et tués par les gens de guerre. Il n'y assista que François du Broc, commandeur de Sainte-Luce, Charles de Grasse-Briançon, commandeur de Saliers, et le chevalier de Barras (3).
A ce moment THôtel de Saint-Jean fut visité par le cardinal d'Armagnac, légat du Pape à Avignon. Arrivé le mercredi matin 8 avril 1579, il logea chez les religieux hospitaliers, et partit d'Arles le samedi suivant pour se rendre à Aix. Il était chargé par le roi de France de prendre certaines informations relatives aux troubles de la ville d'Arles (4).
Deux nouvelles réunions eurent lieu à Arles, Tune le 15 octobre 1582, présidée par Charles de Grasse-Briançon, et l'autre le 28 novembre 1583,