RATfiAUD : Op, cil,, II, pp
4. Le Musé«, 1877 ; Mémoires de D ami an Inique ^ptestre^ p, X89.
sous la direction du Commandeur Gaspard de Barras la Penne.
« Le commandeur frère [Bertrand de Varadier de Saint-]Andiol, receveur, y donna part d'une lettre qu'il avait reçue du grand-maître, où il apprenait que le commandant des galères des Vénitiens de la garde de Candie s'était emparé, par la trahison, de deux galères de l'ordre qui étaient au port de cette île, et que, par un excès d'insulte, il avait donné la liberté aux esclaves turcs,qui y étaient dessus. Il exhorta ceux qui étaient présents de contribuer à la dépense que l'ordre était obligé de faire pour réparer cette perte. Il offrit de donner cent écus d'or. Frère Claude Aube (i), dit Torret, commandeur d'Homps et Comps, offrit d'en donner autant. Antoine de Lalande, commandeur de Jalès, déclara que, quoiqu'il ne pût pas jouir de sa commanderie à cause des guerres civiles, il donnerait pourtant 50 écus. Jean Nicolas, commandeur de Joucas, déclara aussi que, quoique sa commanderie eût été ruinée par les Huguenots, et qu'il eût fait beaucoup de grandes dépenses pour rétablir le château, il en donnerait vingt > (2).
L'Assemblée de 1586 eut une certaine importance pour la maison d'Arles. Le bailli de Manosque, Charles de Grasse-Briançon (3) qui la présidait, comme lieutenant du Grand-Prieur, représenta que les troubles dont le royaume était agité
t . Claude était fils d'Honoré et de Catheriae de Villeneuve, Bakou DU RouKB : Op, cit. y p. 676.
d. R^TBACD : Op. Cit., ii, p. 150.
3. Cliarles de Grasse, fils de Jean et de Catherine de VilleneuYe, corn-* mandeur de Saliers, lieutenant et receveur du Prieuré, général de galères, bailli de Manosque, mourut dans cette ville le I4 août 1603 et fut enievell dans l'église des Pères Cocdeliefs. Raybaud : Op. cit.,u, pp. i^l-
étaient cause que la plupart des titres des commanderies du Midi avaient été pillés ou brûlés, faute d'avoir un lieu commode pour les garder, il ajouta que le Grand-Maître et son Conseil, en ayant été informés, lui avaient donné commission de faire construire un appartement convenable pour les recevoir. En conséquence, on prit la délibération de bâtir des archives sur la chapelle Saint- Jean d'Arles, mais ce vœu n'eut pas alors son plein effet à cause des guerres civiles qui continuaient à désoler la contrée (i).
Pendant cette agitation, Thôtel de Malte fut le théâtre de plusieurs événements graves. Le duc de Savoie se trouvait à Arles en 1592 pour maintenir cette ville dans la foi catholique. Le consul Nicolas de la Rivière avait le commandement de la ville ; quatre compagnies de cent espagnols chacune, sous les ordres de Rides, lui furent présentées. 11 s'agissait de leur donner abri, sans être à charge aux habitants. Le duc de Savoie, très bien reçu par la municipalité, obtint de les loger dans les maisons des religieux hospitaliers. Cette petite troupe, entrée dans la ville vers la fin de février, prit cantonnement dans les dépendances de Thôtel Saint-Jean et des commanderies de Sainte-Luce (2) et de Saliers (3). Elle ne fut pas très bien vue par