LA DÉCORATION
Les indications données par Napoléon au colonel Lejeune, lorsqu'il lui demandait, à Schônbrûnn, de crayonner sous ses yeux la décoration nouvelle, étaient, semble-t-il, assez précises pour permettre à un dessinateur habile d'en exécuter un projet détaillé : « Ce sera mon aigle, aux ailes déployées, tenant suspendue dans chacune de ses serres, une des Toisons antiques qu'elle a enlevées et elle montrera fièrement en l'air, dans son bec, la Toison que j'institue. » Il voulait que la chaîne destinée à suspendre cet Ordre autour du cou devînt un riche ornement dont l'allégorie serait toute martiale. « La chaîne ancienne est composée de briquets en pierres de silex, jetant du feu en se heurtant;
(1) Les valeurs au comptant qui appartenaient à l'Ordre des Trois Toisons d'Or se composaient des soldes existant dans les diverses caisses du Trésor public; elles montaient, en total, à une somme de a.5r5.34<> francs 8 centimes. Il en a été tenu compte à la Lésion d'honneur, et elle est entrée en recette dans le compte de i8i3. — Cf. Compte rendu par le Grand Chancelier de la Légion d'honneur des recettes et dépenses de l'Ordre depuis sa création jusqu'au i5 mars 181 g, page i3.
des éclats de grenades enflammées formeront la chaîne nouvelle » (i). L'Empereur avait même « pris la plume et tracé quelques lignes pour marquer les dimensions » (i).
Lejeune rapporte qu'il remit ce dessin à l'Empereur qui donna ses ordres en conséquence (i).
Bien que nous n'ayons pu retrouver aucune trace de ce premier dessin, il est hors de doute qu'un modèle fut adopté par l'Empereur.
Le a4 septembre 1809, en effet, en invitant Lacépède à remplir les fonctions de Grand Chancelier des Trois Toisons d'Or, l'Empereur lui prescrit de « faire exécuter les décorations conformes au modèle »; et le 29 novembre suivant, le ministre d'État, Maret, transmettant au Grand Chancelier « les modèles approuvés par Sa Majesté et qui devaient être annexés au décret », ajoute : « Ces modèles ont été préparés par M. Denon qui est entièrement à votre disposition pour suivre les opérations de la gravure des dessins » (2).
Des fabricants proposèrent aussitôt leurs services pour l'exécution de la décoration. La Grande Chancellérie possède dans ses archives une lettre de Berthollet, en date du i er septembre 1809, appelant la bienveillante attention du Grand Chancelier sur la demande d'un sieur Fouquet, graveur à Paris, qui « a eu l'honneur d'avoir servi dans l'expédition d'Égypte et de s'y être fait estimer ». Ce graveur rappelle dans sa demande qu'il est « l'inventeur du procédé consistant à graver des matrices pour en tirer par le balancier des croix (Légion d'honneur) et des couronnes d'un seul morceau ». Il ajoute : « La prééminence de cet Ordre (Trois Toisons d'Or) peut faire croire qu'il est dans l'intention de Sa Majesté de donner à sa décoration toute la perfection possible ».
Le 18 février 1810, Napoléon ayant invité le Grand Chancelier à lui présenter un modèle de la décoration, Lacépède lui adressa les modèles exécutés d'après les dessins de MM. David et Denon. « Il est d'autant plus pressant, Sire, faisait-il observer, que Votre
(1) Mémoires du général Lejeune.
(a) Arch. Gr. Chanc. Lég. Hon.
Majesté Impériale et Royale daigne me donner ses ordres à ce sujet, que l'on s'accorde à demander pour l'achèvement des décorations des Trois Toisons d'Or, un temps au moins égal à celui qui doit s'écouler avant le i5 du mois d'août. »
L'Empereur n'examina ces modèles que le 8 juin, à l'issue de la séance du Grand Conseil de la Légion d'honneur. Il prescrivit d'en modifier les proportions. Lorsque, le n août 1810, le modèle ainsi modiûé lui fut présenté, il ordonna d'en faire établir un nouveau dans lequel « l'aigle et la couronne n'auront ensemble que la moitié de la hauteur des Trois Toisons, de sorte que les Trois Toisons dominent ».
Ces modifications successives auraient, à elles seules, suffi pour rendre impossible la fabrication des décorations pour la date du i5 août 1810.
Andréossy ayant été nommé Grand Chancelier de l'Ordre des Trois Toisons d'Or, le 14 octobre 1810, une série de projets lui furent de nouveau présentés par divers fabricants.
La Grande Chancellerie de la Légion d'honneur possède dans ses archives les projets ci-après :
Merché-Marchaxd, graveur héraldique, Palais-Royal n° 16^, présente deux projets :
« i° Aigle d'Or couronné, 3 éclats des anciens colliers de la Toison d'Or remplacent le foudre français; au bas des deux extrémités sont suspendues les Toisons d'Espagne et d'Autriche et sont supposées être dans les serres de l'Aigle ; la Toison Française est au milieu, elle est plus forte, elle est libre sous la protection de l'Aigle.
« Le médaillon renferme une N rayonnante de gloire, le cercle pourpre est destiné à recevoir la devise, il doit être de cette couleur qui n'appartient qu'aux Souverains.
« La couroime, ou entourage, serait de lauriers.
a L'autre côté de la croix serait le même; le médaillon renfermerait le poitrail de Sa Majesté, on pourrait y accoler celui de son auguste épouse; le premier chapitre de l'Ordre ayant été tenu sous son règne.
« On propose pour devise d'un des côtés : Très in uno.
« Les éclats des anciens colliers sont composés d une pierre à fusil, jetant feux et (lamines, ce qui termine les feux sont des crosses de fusils anciens, elles seraient d'or bruni et les feux émaillés.
« 2 0 L'Aigle Impériale Française est entourée du collier, il serait : or et émail, comme le numéro 1 ; l'allégorie est la même, j'ai varié les couleurs du médaillon pour donner «le l'œil au bijou : la Gloire qui l'environne serait d'émail pour les hauts rangs et «l'argent pour le dernier. »
i4 l'ordre impérial des trois toisons d'or.
Olivbras, quai de la Mégisserie, n° 48, qui avait été chargé de l'exécution de l'Ordre de la Couronne de Fer, présente des modèles que le Grand Chancelier « a déjà examinés et dont il a témoigné sa satisfaction ».
Nez, rue de Richelieu, n° 9a, présente plusieurs projets :
« i° Un houclier romain, portant les trois Toisons attachées à des branches de laurier et la devise Durn vivam (Tant que je vivrai), reposant, entouré du collier de la Toison, sur une étoile de la même forme que celle de la Légion d'honneur; semble réunir la pensée du fondateur et la loi imposée aux chevaliers, à tous les souvenirs de la valeur française, a On peut aussi placer dans le bouclier les trois Toisons « surmontées de l'Aigle Impériale, comme elles sont indiquées sur le « dessin de la plaque. »
a a° Un bouclier portant l'Aigle Impériale tenant les trois Toisons attachées à des branches de laurier et reposant sur une étoile anglée de flammes du collier de la Toison d'Or.
« 3° L'Aigle Impériale reposant sur une pierre à fusil à laquelle sont suspendues les trois Toisons. »
Bourdier, rue du Coq Saint-Honoré, n° 9 : Deux projets, dont l'un comporte des haches d'armes en platine, séparant les trois Toisons.
BiBNNAis, orfèvre de Leurs Majestés Impériales et Royales, rue Saint-Honoré, a83, « qui a fait tous les modèles de la décoration de la Légion d'honneur, ainsi que la Couronne et tous les insignes de la Royauté et ainsi que les Ordres de Hollande, Naples et Westphalie », décrit ainsi ses projets :
« Le numéro 1 a ses trois Toisons qui se regardent et il y a trois places pour les inscriptions que vous désirez y mettre.
« Le numéro a est de même forme, excepté que deux toisons regardent en dehors.
« Le numéro 3 a ses trois Toisons les tètes à droite et une légende au-dessus pour recevoir l'inscription, qui doit être en or sur émail rouge.
« Le numéro 4 est idem, mais les trois Toisons sont de face.
« J'ai fait paroître des éclats de foudre comme Votre Excellence a paru le désirer et j'ai mis à chaque croix un anneau qui est un serpent se mordant la queue.
« Je joins aussi, Monseigneur, deux pensées de plaque du dit Ordre qui peut-être vous seront agréables. »
Coudray, rue du Roule, 17, « ancien fabricant des croix de Saint- Louis et du Saint-Esprit, ancien joaillier des Ordres du Roi », détaille ainsi qu'il suit ses projets :
« Aigle Impériale posée sur son foudre et couronnée avec petite croix au-dessus de la boule du inonde ;
« Pierre à fusil, attribut qui est commun aux trois ordres, placée au centre de l'étoile;
l'ordre impérial des trois toisons d'or. i5 « Les trois flammes, attribut de même ;
« Les trois bricquets dont la forme est différente, dans chaque Ordre : Celui de Bourgogne auquel sont jointes les armes de cet ancien Duché, occupe la ligne moyenne au-dessous du foudre de l'Aigle Impérial et où s'établira le mouvement de l'Ordre, les deux autres bricquets sont placés, celui d'Espagne à la droite et celui de l'Ordre d'Allemagne à la gauche.
(Archives de la Grande Chancellerie)
« Les trois Toisons d'Or, uniformes pour chaque Ordre. « 11 propose un ruban couleur de feu avec un petit liséré d'or de chaque côté.
a N. B. — Une seconde flamme est adaptée au bricquet de Bourgogne ainsi que cet ancien Ordre le comportait; il a paru nécessaire pour la vérité historique d'indiquer, d'une manière sensible, la différence des attributs de chaque Ordre, en plaçant le tout suivant leur succession chronologique.
« Il n'a point paru convenable de suspendre les trois Toisons d'Or sur une même ligne transversale, parce qu'il aurait fallu faire naître leur point d'attache de la flamme même et que, d'ailleurs, cela prendrait trop d'espace, offrirait une composition plus compliquée, plus massive et moins conforme à l'établissement des Ordres. »
A la suite des instructions qui lui furent données après examen de son premier modèle, le même fabricant, Coudray, adressa au Grand Chancelier, le n novembre 1811, un nouveau dessin présentant la disposition qu'il avait précédemment jugée défec-
tueuse, « dans laquelle les trois Toisons étant suspendues à une même ligne transversale, la mobilisation de deux Toisons se trouverait forcément agir sous la flamme ».
(Archives de la Grande Chancellerie)
C'est ce dernier modèle, modifié en réunissant les trois Toisons, de manière à les rattacher directement à la pierre à fusil et non à la flamme même, que le conseil d'administration proposa à l'Empereur.
Notre planche hors texte en couleurs reproduit ce modèle, ainsi que l'annotation figurant sur le document original.
Une note manuscrite, jointe au modèle, non signée, mais paraissant être de la main d'Andréossy, porte l'indication suivante :
« Décoration. — Celle du sieur Coudray, avec la devise Prœfulget autour de la lettre N sur la pierre à fusil.
« Grand Collier. — Formé par une suite de la décoration adoptée jointe avec l'N entouré d'une couronne de lauriers.
« Napoléon I er Grand-Maître.
« Prœfulget ardua virtus (la vertu qui surmonte les plus grands obstacles brille au-dessus de tout) » (i).
(i) Arch. Gr. Chanc. Lég. Hon.
{Archives de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur)
image not available
(Archives de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur/
J. LEROY. Editbub
Demandes et propositions individuelles
GÉNÉRAUX DE DIVISION
ALLEMAGNE (d) (Claude), G. ife. — Né le 8 novembre 1754 à Peyrieux (Ain).
Après la bataille de Lodi, avait reçu un sabre d'honneur. Il commandait la 3*.r demi-brigade à Lonato, d'où Bonaparte écrivait au Directoire : « J'étais tranquille : la brave 3a% avec Dallemagne, était là. » — Blessé à Sainte-Lucie, aux Moulins, à Braous, à Sospello et sous Mantoue.
Si trente-six ans de services, cinq campagnes en Amérique et celles de la Révolution, quatre blessures, les passages en premier des ponts de Lodi, de Borghetto, de Lavis, ainsi que d'autres passages importants, tous connus de Sa Majesté, rattachement et le dévouement le plus absolu à sa personne, peuvent être des titres pour oser espérer la décoration des Trois Toisons d'Or, je prie Votre Excellence de les présenter à Sa Majesté.
J'ai commandé par intérim l'armée de Rome au moment où elle était en pleine insurrection. Le soulèvement éclata en un instant ; je parvins d'abord à apaiser les troupes, et les fis rentrer dans l'ordre ; ensuite je battis les ennemis sur tous les points, quoiqu'ils fussent infiniment supérieurs en nombre.
(D'Allemagne au Grand Chancelier; Paris, ia juillet 1810.)
ARRIGHI, duc de PADOUE (Jean-Thomas), C. — Né le 8 mars 1778 à Corte (Corse).
Avait reçu un sabre d'honneur pour être entré un des premiers dans Jafla et avoir pénétré dans Saint-Jean d'Acre avec le général Lannes. Blessé d'un coup de sabre à la tète à Salehieh (Égypte), d'un coup de feu qui lui a traversé la tête à Saint-Jean d'Acre, de plusieurs coups de sabre à la tête à Wertingen.
BELLAVÈNE (Jacques-Nicolas), C. *. — Né le ao octobre 1770 à Verdun (Meuse).
Au service depuis 1791. « Le 19 mai 1793, près de Landau, il fit, lui seul, le colonel autrichien comte de Klenau, prisonnier. Le 4 prairial an II, l'ennemi ayant passé le Rhin à Mannheim, vint
i8 l'ordre impérial des trois toisons d'or.
attaquer le pont de la Rehût; par ordre de Desaix, Bellavène, à la tête de 200 chevaux, enfonça quatre bataillons hongrois, ainsi qu'un régiment de hussards et fit 1.200 prisonniers. Desaix considérait cette affaire comme un des plus beaux faits d'armes de l'armée du Rhin.
« Nommé général de brigade sur le champ de bataille, au passage du Rhin, à Kehl.
« Blessé à Weissenau, lors du blocus de Ma yence en l'an III ; a eu la jambe gauche emportée à la bataille de Rastadt, le 17 messidor an IV, à la tête de la cavalerie de l'aile gauche. Fut chargé d'apporter au Directoire neuf drapeaux pris sur l'ennemi, en l'an IV, par l'armée du Rhin. Fut chargé d'apporter au gouvernement le traité de paix de Lunéville, le 23 brumaire an IX. »
RELLIARD (Auguste-Daniel), G. O. #. — Né le 25 mai 1769 à Fontenay-le-Comtc (Vendée).
Blessé d'une balle au bas-ventre au siège du Caire, et atteint d'une forte contusion au pont d'Arcole ; se distingua à Wertingen, à Amstetten et à Austerlitz.
Il avait, en l'an V, refusé le grade de général de brigade, se trouvant trop jeune encore pour avoir acquis l'expérience et les connaissances nécessaires.
BONARDI de SAINT-SULPICE (de) (Raymond-Gaspard), G. ifc. — Né le 23 décembre 1761 à Paris.
Golonel des dragons de la Garde impériale.
« Deux fois blessé. Trente-deux ans de services; a fait toutes les campagnes, excepté celles d'Égypte et d'Espagne; s'est trouvé comme général de brigade de la brave division d'Hautpoul à la bataille d'Iéna; a passé avec sa brigade le pont de Hoffet a chargé avec sa division à Eylau. Sa Majesté sait comme sa division s'est conduite aux batailles de Thann, d'Eckmûhl, de Ratisbonne, d'Essling, de Wagram, et à sa dernière charge à Znaïm. Il rappelle aussi qu'il a chargé comme général de brigade à la bataille d' Austerlitz. »
BROUSSIER (Jean-Baptiste), G. O. — Né le 10 mai 1766 à Ville-sur-Saulx (Meuse).
« Blessé à Vavren, le i5 décembre 1792, d'un coup de feu au
GÉNÉRAUX DE DIVISION
genou gauche, il continua à conduire, en sautant sur un pied, ses soldats jusqu'aux retranchements qui furent pris. En avant d'Amberg, le 6 fructidor an IV, avec un bataillon, il supporta dixsept charges de cavalerie et d'infanterie, et fut grièvement blessé.
« Nomme colonel, le i' r germinal an V, pour l'audace et l'intrépidité déployées à la Stepizza et au fort de la Ghiusa di Pletz, où il fit prisonnier de sa main le général Clabès. I^e i" pluviôse an VII, avec le 17 e de ligne, battit 10.000 Napolitains aux Fourches Caudines. Monta en tête des grenadiers aux échelles d'assaut à Trani et à Andria. A Wagram, il n'est pas un Français qui soit allé aussi près de la ligne ennemie que lui. »
(Proposition du maréchal Macdonald; du camp d'Kekenberg, le 7 octobre 1809.)
BRUYERE (Jean-Pierre-Joseph). G. *. — Né le aa juin 177a à Soininières (Gard).
Aide de camp de Berthier de 1706 à 1806. A fait toutes les campagnes depuis l'an 11.
Blessé à l'attaque de Vienne et à Eylau. Reçut deux coups de feu à Wagram, à la cuisse droite et à l'épaule gauche. A eu trois chevaux tués sous lui, dont deux de coups de canon, à Vérone, à Essling et à Wagram.
GAULAINCOURT (de) (Auguste-Jean-Garriel), C. *. — Né le 16 septembre 1777 à Caulaincourt (Aisne).
Je sers depuis vingt ans; j'ai été blessé d'un coup de lance à la bataille de Zurich, d'un coup de feu à Marengo, sous les yeux de l'Empereur. Servant comme officier supérieur, j'ai pris à Vé di Lago, près de Trévise, avec quarante dragons, un bataillon autrichien avec ses officiers et ses deux pièces de campagne. A L'hn, à Austerlitz, j'ai eu le bonheur de faire distinguer le 19 e régiment de dragons que je commandais... Je me suis emparé, en Kspague,dela province de Cuença et de la ville de ce nom, que je pris d'assaut. Privé alors de toutes communications avec le maréchal Moncey et le général Dupont, je parvins à me faire jour au milieu d'une nuée d'ennemis et je ramenai Ç.ooo Français à Madrid; le 12 mars 1809, j'ai écrasé 3.ooo Portugais et pris une pièce de canon; le -20 mars, k la bataille de Uraga, j'ai enfoncé 6.000 Portugais et pris deux pièces de canon. A la bataille de Porto, j'entrai le premier dans cette ville el pri* deux drapeaux. Au combat de Penaliel, j'enlevai un drapeau. Près d'Ainaianlhc, j'enfonçai un corps de 7.000 Portugais et lui pris deux pièces de canon.
ao
...Le maréchal Soult me chargea de déposer aux pieds de l'Empereur les trente drapeaux que le a e corps de l'armée d'Espagne avait pris dans l'expédition du Portugal.
(Caulaincourt au Grand Chancelier, 6 novembre 1806.)
CHASSELOUP-LAUBAT (François), C. #. — Né le 18 août 1754 à Saint-Sornin-de-Marcnnes (Charente-Inférieure).
Je soumets à Votre Altesse le seul titre que je crois avoir pour prétendre à être petit chevalier de l'Ordre des Trois Toisons d'Or : c'est le journal du siège de Peschiera fait en l'an IX, où j'ai été général en chef et commandant de corps d'armée... Il n'y a plus que les marais de la Charente où jepuissealler mecachersi Sa Majesté me tient toujours rigueur.
(Chasseloup-Lauhat à Berthier; Milan, 3o juillet 1810.)
CLAPAHÈDE (Michel). G. O. #. — Né le a8 août 177a à Gignac (Hérault).
Depuis le 5 février 1793, j'ai été employé aux armées actives. J'ai Tait la campagne de Saint-Domingue, celle de la Dominique et toutes les campagnes de la Grande Armée.
J'ai été blessé à Pulstuek, à Essling et à Znaïm.
Mon dévouement à la personne de Votre Majesté a été et sera toujours sans bornes.
(Claparède à l'Empereur; Laybach, 28 novembre 1809.)
CLÉMENT de LA RONCIÈRE (François-Marie), C. *. — Né le 2 février 1773 à Amiens.
« Dix-huit années de service aux armées. Toutes les campagnes
depuis 1793. Onze blessures, dont 1 coup de feu reçu à la bataille
de la Trebbia. le I er messidor an VII, 9 coups de sabre et 1 coup
de feu qui lui a emporté le bras gauche à la bataille d'Eckmûhl, le
aa avril 1809... »
(Clément de La Roncière au Grand Chancelier, 38 juin 1810.)
CREST de SAINT-GERMAIN (de) (Antoine-Louis), C. #. — Né le 6 décembre 1761 à Paris.
« Au service depuis 1778. A eu deux côtes enfoncées dans une charge devant Mayence, le 3 floréal an V, et le pied droit fracassé d'un coup de feu à la retraite de Nassau.
« Commandait une brigade de cuirassiers aux batailles d'Austerlitz, Iéna. Friedland. Essling, Wagramet Znaïm. A eu 4 chevaux tués sous lui à Hafinn et à Hohenlinden, et cinq autres à Essling et Wagram. »
GÉNÉRAUX DE DIVISION
DEMONT (Joseph-Laurent), C. #. — Né le 28 septembre 1747 « Sartrouville (Seine-et-Oise).
J'aspire à l'honneur d'être admis dans l'Ordre des Trois Toisons d'Or, si toutefois Sa Majesté estime que 46 ans de services militaires elîectifs et 2 blessures dont l'une le prive de l'usage du bras gauche, peuvent lui avoir mérité cette récompense...
En l'an V, au deuxième passage du Rhin, au-dessous de Strasbourg, j'ai été blessé d'un coup de feu, étant du premier débarquement.
A Austerlitz, j'ai eu le bras gauche fracassé d'un coup de feu, étant à la tête de ma brigade (division Caffarclli); malgré cette blessure, Sa Majesté m'a conservé le commandement d'une division dans l'armée d'Allemagne et je me suis trouvé à Eckmûhl et à Essling. J'étais le plus vieux soldat en activité de toutes les armées françaises, pendant la campagne dernière...
(Demont au Grand Chancelier, i5 février 181 j.)
Cet officier général est un des plus remarquables de l'armée par ses longs services, par la gravité de ses blessures et par son dévouement à l'Empereur.
(Clarke, duc de Feltre, au Grand Chancelier, 2C février 181 1.)
DUFOUR (Georges-Joseph), C. *. — Né le i5 mars 1758 à Saint-Seine (Côte-d'Or).
Au service depuis 1774; blessé aux Islettes, à Nerwinden, à Fontenay-le-Peuple, à Montaigu et à Heidelberg où il eut la tête ouverte de trois coups de sabre et deux chevaux tués sous lui.
... Dans toutes les occasions, il a fait son devoir et n'a jamais songé qu'aux intérêts de la patrie; aussi est-il sans fortune; il ne lui reste que son rang militaire et huit blessures...
(Dufour au Grand Chancelier de la Légion d'honneur; Bordeaux, i5 prairial an X.)
DUHESME (Guillaume-Philibert), G. O. *. — Né le 7 juillet 1766 au Bourgneuf (Saône-et- Loire).
... J'espère que S. M. daignera jeter un coup d'œil favorable sur les titres que je présente pour obtenir un rang dans l'ordre illustre qu'elle a créé en l'honneur de sa Grande Armée, pour récompenser la distinction des services et les blessures de ses plus dévoués serviteurs. (Duhesme au Grand Chancelier; Le Bourgneuf, 29 novembre i8io.)(i)
(1) Les blessures de Duhesme étaient les suivantes : deux coups de feu au bois de Godagny (armée du Nord), le ô juillet 17»)'}; une halle au bois de Bonne-Espérance (armée de Sainbre-et-Meuse), le a$ floréal an II ; une balle à la main droite, au passage du Rhin, le 1" floréal an V, tandis ijn il battait la charge avec le pommeau de son épée sur la caisse d'un tambour
DURUTTE (Pierre-François-Joseph), C. ifiî. — Né le i3 juillet i-6r à Douai (Nord).
« Volontaire de 179a; fait lieutenant sur le champ de bataille de Jemmapes; blessé d'un coup de feu en i"<)3 à l'assaut du fort de Klundert; d'un coup de feu à la tête à Bergen, le 19 septembre 1799. »
FAY, comte de LA TOI" RM AU BOURG (de) (Marin-Cuarles- Gésar), C. ifc. — Né le 11 février i^5<> à Grenoble.
... J'ai reçu quatre blessures, deux eu Égyptc et deux en Pologne, dont une à la bataille de Friedland. Si ces titres et plus encore mon zèle pour le service de Su Majesté et mon dévouement pour son auguste personne peuvent me permettre d'être mis sur les rangs, je réclame dans cette circonstance l'intérêt dont vous m'avez souvent donné des preuves; je mets à mon admission dans cet Ordre le prix qu'inspirent toutes les institutions de l'Empereur.
(De La Tour-Maubourg au ministre de la Guerre; Gonsuegra, 24 novembre 1809.)
FRIANT (Louis), G. A. #. — Né le 18 septembre 1^58 à Morlancourt-Villcrs-Levert (Somme).
J'ose penser. Sire, qu'il me sera permis de vous soumettre le désir bien senti que j'ai de jouir de l'honneur de faire partie de l'Ordre des Trois Toisons d'Or; heureux si mes services, qui vous sont connus, me doiuienl les titres nécessaires pour avoir cette distinction.
(Priant à l'Empereur; Ulm, 5 août 1810.)
FRIRION (François-Nicolas), C. — Né le 7 février 1 7G6 à Vendicres (Meurthe).
« Campagnes depuis 1792, sans interruption. — A commandé l'expédition de l'île d'Annholm près Stralsund, où le fort et l'île furent enlevés avec 14 pièces de canon et Cmjo Suédois. S'est présenté le premier sur le pont de Znaïm, pour repousser avec la 1" division du 4" corps l'ennemi qui s'avançait en colonne serrée; fait un instant prisonnier, se dégagea par la charge commandée en personne par Son Altesse le Prince d'Fssling. »
tué auprès de lui; deux coups de feu à la reprise de Sulmoiin (armée de Naples), le 14 nivôse an VII. 11 avait reçu du Directoire une armure compète d'honneur.
A Waterloo, où il commandait la jeune (larde, il fut blessé et, s'étant réfugié dans une maison de Jemmapes, y fut coupé en morceaux par les hussards de Brunswick.
GÉNÉRAUX DE DIVISION
GILLY (Jacques-Laurent), C. ifc. — Né le 10 août 1769 à Fournès (Gard).
Quoique je n'aie été blessé que deux fois, la première à la prise de Puyeerda, en juillet an III, et la seconde à Wagram, je crois que mes services dans diverses circonstances m'autorisent à réclamer la bienveillance de V. E. pour mon admission dans l'Ordre des Trois Toisons d'Or et je la supplie de mettre ma demande sous les yeux de S. M. lorsqu'elle le trouvera convenable.
(GUI y au Grand Chancelier; Middelbourg, 20 juillet 1810.)
GRENIER (Paul), G. A. #. — Né le 29 janvier 1768 à Sarrelouis.
« Sert depuis 1784. Avait reçu une armure d'honneur. Blessé à l'attaque de Lambach, le 24 décembre 1794; près de Mûhldorf sur l'Inn, le I er décembre 1800; à Wagram. »
GROUCHY (de) (Emmanuel), G. A. #. — Né le 23 octobre 1766 à Paris.
Quatorze blessures reçues dans des affaires différentes, divers commandements en chef, plusieurs actions d'éclat : tels sont les titres que j'ai à faire valoir... 11 m'en coûte, Sire, pour rappeler ainsi ce que j'ai pu faire; mais j'attache un trop haut prix à la marque nouvelle et si glorieuse de l'opinion de V. M. qui fait en cet instant l'objet de mes voeux, pour ne pas vaincre toute répugnance et ne pas déposer à vos pieds les motifs de mes espérances.
(Grouchy à l'Empereur ; Paris, 11 avril 1810.)
LA GRANGE (comte de) (Joseph), G. O. #. — Né le 10 janvier 1763 à Saînt-Pessère (Gers).
Capitaine au 2 e bataillon du Gers en 1792; fait général de brigade par Bonaparte sur le champ de bataille, en Egypte.
Les blessures que j'ai reçues depuis que je fais la guerre, m'autorisent à prier V. A. S. de demander pour moi la décoration des Trois Toisons. Mes vœux seront à leur comble si S. M. l'Empereur trouve que mes services méritent la récompense; que je sollicite de sa bonté.
(De La Grange à Berthier; Salamanque, 4 juiUet 1810.)
LEBRUN de LA HOUSSAYE (Armand), C. *. — Né le 20 octobre 1768 à Paris.
« Un coup de biscaïen qui lui a fracassé le pied à la bataille
de Frœschwiller, le 2 nivôse an II. Une balle qui lui a traversé le talon à l'affaire de Hoëscht, près Francfort, le i3 vendémiaire an VIII. Un coup de mitraille qui, au passage du Tage, le 8 août 1809, l a renversé dans le fleuve avec son cheval. Dans cette affaire aussi honorable pour la 4 e division de dragons que pour son général, il a été enlevé à l'ennemi 3o pièces de canon. 5o caissons et i.aoo prisonniers. Il a fait la guerre depuis 1792; s'est trouvé à Ulm, Austerlitz, Iéna, Friedland, en Espagne depuis 19 mois sans interruption. »
Cette nouvelle faveur qui n'ajoutera rien à son dévouement sera pour lui une obligation sacrée de mourir au service de Sa Majesté.
|(La Houssaye à l'Empereur; La Hava, 10 avril 1810.)
LEGRAND (Claude-Just-Alexandre), G. A. ifif. — Né le a3 février 1763 à Plessière-Saint-Just (Oise).
« Quatre blessures à l'armée de Sambre-et-Meuse, en août 1790, en s'emparant d'une pièce de canon chargée à mitraille ; à Fleurus, se maintint dans le village d'Epigny, plusieurs fois attaqué par l'ennemi; passa le Rhin à Dusseldorf, en 1795, sous le feu de i5o pièces de canon; à Austerlitz, soutint avec sa seule brigade les efforts de l'aile gauche russe, lui fit plus de 3.ooo prisonniers et lui enleva 12 pièces de canon. Etait à Iéna, Eylau, Heilsberg. A Essling, il défendit avec succès le village de Gross-Aspern et y eut un cheval tué sous lui. Il était à Wagram. »
LELIÈVRE^baron de LA GRANGE (Adélaïde-Blaise-François), O. — Né le ai décembre 1766 à Paris.
Eut un bras emporté à Essling ; blessé a Heilsberg.
La glorieuse marque que vous portez de vos services vous donne trop de droits dans tous les temps aux marques de bienveillance de notre souverain, pour que vous ayez besoin d'aucune espèce d'intermédiaire; votre simple demande sera suffisante. Cette phrase ne doit point être considérée pour éluder l'effet de votre demande, mais bien comme l'expression positive de mon opinion; et si j'avais le droit de présenter de pareilles demandes à Sa Majesté, je n'hésiterais pas à vous placer à la tête.
(Le maréchal Davoul au général baron de La Grange ; Slranbing, 29 janvier 1810.)
Uiçjitized by
GÉNÉRAUX DE DIVISION
LEMAROIS (Jkan-Léonor-François), G. 0. — Né le 17 mars 1776 à Bricquebec (Manche).
Aide de camp de l'Empereur après le i3 vendémiaire.
Blessé de plusieurs coups de sabre à Roveredo. Désigné pour porter au Directoire les drapeaux pris à Arcole. Grièvement blessé à Iéna.
Au moment où Votre Majesté va accorder à ses sujets les plus dévoués à sa personne et à sa gloire la plus noble des décorations, je la supplie de me permettre de lui exprimer combien mon ambition serait flattée si ses regards daignaient tomber sur moi et me placer au rang de cette élite de la nation française.
(Lemarois à l'Empereur ; Paris, 29 juin 1810.)
LEVAL (Jean-François), G. O. *. — Né le 18 avril 176a à Paris.
Sert depuis 1779.
J'ai été blessé à Jemmapes, à Eylau et à Ocana. J'ai de plus, à la campagne de Prusse, pris de vive force le pont de Bergfriedt défendu par 6 bataillons de grenadiers russes, leur ai enlevé 7 pièces de canon, fait beaucoup de prisonniers et laissé beaucoup de morts sur le champ de bataille. J'ai dans cette affaire, qui s'est passée sous les yeux de M. le maréchal duc de Dalmatie, fait rétablir le pont sous la mitraille de l'ennemi et l'ai passé le premier à la tête des voltigeurs de ma division.
(Levai au Grand Chancelier.)
MERMET (Julien-Augustin-Joseph), C. — Né le 9 mai 177a au Quesnoy (Nord).
Sert depuis 1777. Ancien chef d'état-major de Hoche. Titulaire de deux armures d'honneur en l'an IV et en l'an V.
« Blessé d'un coup de sabre à la tête le 6 septembre 1793, à Dilling; d'une balle au côté gauche, le 14 septembre 1793, à Schwartzbourg ; d'un coup de sabre à l'épaule droite, le 8 frimaire an II, à Kaiserslautern ; d'un coup de feu au travers du corps, le 5 nivôse an IX, au passage du Mincio. Deux autres blessures en Espagne et Portugal 1809- 181 1. »
Parmi les récompenses que Sa Majesté décerne à ceux qui l'ont bien servie, la plus noble et la plus flatteuse sans doute est celle uniquement destinée au mérite militaire, celle des Trois Toisons d'Or, à laquelle est attaché le devoir île mourir au service de l'Empereur.
J'ai consacré ma vie à la carrière des armes et je m'honore des
blessures que j'y ai reçues. Je ne vous rappellerai ni la nature de nies campagnes, ni mon ancienneté d'oflicier général. Mais si Sa Majesté accorde cette décoration à ceux qui lui sont le plus dévoués et le plus disposés à se sacrifier, je puis aspirer à cette faveur, et je n'ai rien tant à cœur que d'obtenir cette nouvelle marque de la bienveillance de rEmjiereur.
(Menuet au Grand Chancelier ; Paris, 18 juillet 1811.)
MOLITOR (Gabriel- Jean -Joseph), G. O. *. — Né le 7 mars 1770 à Hayange (Moselle).
Capitaine au 4 e bataillon de la Moselle en 1791. Général de brigade en 1799 et divisionnaire en 1800 (1). Grièvement blessé, en l'an IV, dans la première tranchée devant Mayence.
PACTHOD (Michel-Marie), C. *. — Né le 16 janvier 1764 à Saint-Julien (Mont-Blanc).
Blessé d'un coup de canon à la jambe droite au siège de Toulon, d'un biseaïen à la hanche droite à Mohrungen (a5 janvier 1807). A Wugram, légères contusions au bras et à la cuisse gauches.
Sauta le premier, étant général de division, dans le retranchement du fort de Malborghetto, le 17 mai 1809.
PELLETIER (Jean-Baptiste), C. — Né le 16 février 1777 à Eclaron (Haute-Marne) (a).
Inspecteur général de l'artillerie et du génie au service du grand-duché de Varsovie.
PUTHOD (Jacques-Joseph-Marie), C. — Né le q8 septembre 1769 à Bugé-le-Châtel (Ain).
Sert depuis 1785. Nommé général de brigade à la Trebbia par
(1) Maréchal de France en 1823. A été Grand Chancelier de la Légion d'honneur «lu a3 décembre 1848 au 28 juillet 1849, date de sa mort.
(2) Le général Pelletier ligure parmi les généraux de division sur VEtat nominal des candidats à l'O. des T. T. d'Or que possède la Grande Chancellerie. Il n'a été en réalité promu divisionnaire que le 22 novembre i836.
Cette présentation comme général de division s'explique cependant par cette circonstance que le général Pelletier avait été nommé général de division par le roi de Saxe, grand-duc de Varsovie, le 16 avril 1810; il renvoya le brevet, ne voulant pas se présenter avec un grade qui aurait pu lui être contesté. — (Arch. Guerre.)
GÉNÉRAUX DE DIVISION
Maedonald et général «le division après la bataille d'Kspinosa en 1808.
Blessé au camp de Maulde, à Jemmapes, au siège de Danzig et à Espinosn. A reçu deux autres blessures à Wagram.
RAMOM) DU BOSC DUTAILUS ( Adrien- Jean-B a ptistk- Amarle), C. — Né le ia novembre 1760 à Nangis (Seine-et- Marne).
Blessé à Jemmapes. Eut le bras droit emporté à Guttstadt en
« Chargé d'apporter au Directoire les drapeaux pris à Castiglione où il s'était particulièrement distingué. Dans le Tyrol, à la tète de six hommes, il chargea un nombreux parti ennemi qui gardait la route de Botzen et força le passage; il avait perdu quatre hommes et ses vêtements étaient criblés de balles. »
RANDON DULAULOIS (Charles-François), G. O. #. — Né le 9 décembre 1764 à Laon (Aisne).
Inspecteur général de l'artillerie.
« A fait quinze campagnes, les sièges d'Ypres, Nieuport, l'Ecluse, Bois-le-Duc, Grave et Gaëte.
« Blessé d'une balle à l'a traire de Sa venay, armée de l'Ouest, et de deux coups de baïonnette, le la germinal an III. lors d'une émeute à Paris. Blessé à Heilsberg, à la tête d'une batterie de 4o pièces marchant contre les Russes, en présence de l'Empereur et par son ordre. »
ROGET de BELLOGUKT (Mansuy-Dominique), C. — Né le ao octobre 1760 à Lorey-devant-le-Pont (Moselle).
« Sert depuis 1777. A fait toutes les campagnes de la Révolution, aux armées du Rhin, des C«Hes de Brest, de Rhin-et-Moselle, d'Helvctie, du Danube, du Rhin, de Prusse, de Pologne et d* Autriche. Il prit deux drapeaux le 2 floréal an V, au passage du Rhin ; il assista aux combats d'IIlm, Memmingen, Landsberg, Hollabrûnn, Ebersberg; à Austerlitz. il enfonça avec les io' et ii« dragons la tôte de l'infanterie russe; se distingua à Prcntzlaw et Lûbeck. »
a8 l'ordre impérial des trois toisons d'or.
SÉKAS (Jean-Mathieu), G. O. #. — Né le 16 avril 1763 à Oza, près Turin (département du Pô).
... J'ai dix blessures, dix-huit campagnes, vingt-huit ans de services, et j'ai toujours été assez heureux de m'acquitter avec honneur et succès de toutes les expéditions militaires qui m'ont été confiées.
(Séras à l'Empereur; Gratz, 3 octobre 1809.)
« Blessé à l'affaire de Saint-Bernard, armée des Alpes ; blessé de 4 coups de feu à la prise de la redoute Gibraltar, au siège de Toulon; blessé à la prise de la fonderie de Saint-Laurent-de-la- Mouga, à Tipouil, à Ceva, à l'affaire de Soave et à Wagram. A eu 29 chevaux tués par l'ennemi, dont 5 tués sous lui dans la campagne de 180g. »
(Proposition du maréchal Macdonald; au camp d'Eckenberg, 7 octobre 1809.)
THIÉBAULT (Pall-Charles-François-Adrien-Hexry-Dieudonné), C. — Né le 14 décembre 1769 à Berlin.
Mon Prince, la fôte de Sa Majesté l'Empereur et Roi est indiquée comme l'époque de la distribution de l'Ordre militaire des Trois Toisons, et d'autres grâces particulières.
Relativement à ce nouvel Ordre, j'ai l'honneur d'observer à Votre Altesse que personne n'a fait la guerre plus activement que moi, que j'ai eu l'honneur de verser mon sang au service de Sa Majesté et que je suis estropié des blessures que j'ai reçues à la bataille d'Austerlitz.
Relativement aux autres grâces, j'ai l'honneur de vous rendre compte que je suis seul de tous ceux avec lesquels j'ai fourni ma carrière, qui n'ait encore ni titre ni dotation ; que j'ai cinq enfants, des charges nombreuses et à peine 7.000 francs de rente ; que mon zèle a été partout, tout ce qu'il a été possible qu'il fût; qu'il n'y a jamais eu de sacrilices, même de santé, que je n'aie faits avec empressement à mes devoirs ; que partout des résultats utiles ont été le fruit de mes efforts et que même, depuis mon retour à Burgos, où je sem biais pouvoir rester dans une provisoire inaction, j'ai su y rendre ma présence utile par des travaux dont N otre Altesse elle-même a déjà fait en partie adopter l'objet par Sa Majesté l'Empereur et Roi.
Je vous supplie donc, Mon Prince, de vouloir bien, dans cette circonstance si importante pour moi, et d'après les titres que j'ose présenter et <pie je vous prie de mettre sous les yeux de Sa Majesté, étendre sur moi le bienfait de voire puissante protection...
(Thiébault à Berthier; Burgos, le 1" août 1810.)
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
VIGNOLLE (de) (Martin), C. — Né le 18 mars 1763 à Massillargues (Hérault).
« Au service depuis 1779. A fait toutes les campagnes depuis 179a. Blessé à l'attaque du camp de Lignière en Piémont le 8 juin 1793, et à l'attaque du camp des Mille-Fourches le 12 juin 1794 ; blessé de deux coups de feu à Arcole et d'un coup de biseaïen à Wagram (perte de l'oeil droit). »
VILLA TTE (de) (Eugène-Casimir), G. #. — Né le 14 avril 1770 à Longwy (Moselle).
« Trois coups de feu reçus à la bataille de Haguenau, le 26 frimaire an II ; à l'affaire du camp retranché devant Zurich, le 16 prairial an VU ; et à Cadix, le 5 mars 181 1. »
(Proposition du maréchal Victor, duc de Bellune.)
QÉNÉRAUX DE BRIGADE
ABBÉ (Jean-Nicolas-Louis), G. *. — Né le 28 août 1764 à Trépail (Marne).
« Campagnes depuis 1791; blessé d'une balle le i3 frimaire an III; d'un biseaïen devant Mantoue; d'un coup de feu au combat de Bova, le q brumaire an XIV. »
Le général Abbé s'est conduit avec beaucoup de distinction dans cette campagne, particulièrement au passage de la Piave et de la prise de Malborghetto.
(Général de Division Grenier, 2 e Corps de l'Armée d'Italie; octobre 1809.)
ALBERT (Joseph-Jean-Baptiste), C. — Né le 28 août 1771 à Guillestre (Hautes-Alpes).
« Campagnes depuis 1791 ; blessé d'un coup de feu et d'un coup de sabre à Peyrestortes en 1792; a reçu un biseaïen et une forte contusion à Eylau; a eu trois chevaux tués sous lui à Essling et Wagram. »
ALTON (d) (Alexandre), O. *. — Né le 20 avril 1776 à Brive (Correze).
Ancien aide de camp des généraux Hoche, Hédouville, Carra
Saint-Cyr, Berthier et Leclerc. Nommé colonel sur le champ de bataille, à Saint-Domingue. En campagne depuis 1793.
« Le 19 prairial an VIII, pendant que le 08 e de ligneetune compagnie de carabiniers du 6' régiment poursuivaient l'ennemi chassé de Stradella et de Broni, il se porta sur le pont avec le colonel Valhubert; ces deux officiers seuls et à cheval arrêtèrent plus de 4oo Autrichiens qui furent faits prisonniers. Le a5 vendémiaire an XIV, à la tête de deux escadrons formés des dépots de Donauwert et de Nordlingen, il s'empara d'un convoi de l'archiduc Ferdinand comprenant plus de 200 chariots et 4" pièces de canon. Il se porta ensuite au-devant de l'ennemi et suivi d'un bataillon du 54 e , il fit mettre en batterie les pièces prises à l'ennemi et arrêta en tête la colonne du général Werneck que le général Dupont poursuivait et qui dut capituler le même jour à trois heures. Le 6 juin 1807, il entra le premier dans Friedland, à la tête du 59 e régiment d'infanterie de ligne qu'il commandait... »
ANTHOUARD (d*) (Charles-Nicolas), C. #. — Né le 7 avril 1773 à Verdun (Meuse).
Aide de camp de S. A. I. le prince Vice-Roi d'Italie.
« Cinq blessures : une au siège de Lyon, trois en Egypte, une à la bataille de Raab. »
ARNAULD (d ) (Pierre-Louis), O. *. — Né le i4 mai 1771 à la Martinique.
... J'ai reçu au service de Sa Majesté quatre blessures dans trois affaires différentes, dont deux très graves. J'ai reçu la première en l'an IV, au siège de Sainte-Lucie, deux à la bataille de Friedland et la • quatrième à l'affaire de Roliça en Portugal, le 17 août 1808, étant chef d'état-niajor de la i re Division de l'Armée commandée par le général de La Borde
(D'Arnauld à Berthier; Tolède, le 10 septembre 1810.)
BA1LLY, Comte de MONTHION (François-Gêdéon), C.#.— Né le 27 janvier 1776 à l'Isle-Napoléon.
« Toutes les campagnes depuis 1793; s'est trouvé à Marengo, Austerlitz, Eylau, Friedland, Eekmûhl, Essling, Wagram...
« Blessé d'un coup de feu le i5 prairial an VIII en Italie; a eu
Uiçjitizeci by
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
cinq chevaux tués sous lui. à Noirmoutiers en Tan II, en Italie le i5 prairial an V, à Essling, à Wagram »
BERCKHEIM (Sigismond-Frédéric), O. Jfr. — Né le6aoùt 1772
à Ribauvillé (Haut-Rhin).
Au service depuis 1789.
(Proposition du duc de Tarentc, camp d'Eckenberg, 7 octobre 1809.)
BOURK (Jean-Raymond-Gharles), G. — Né le 12 août 1772 à Lorient (Morbihan).
... J'ai été blessé d'un coup de feu à Saint-Domingue ; j'ai eu le bras fracassé à Iéna; j'ai été atteint de trois balles, en montant le premier à la brèche de Ratisbonne où j'ai établi les premières troupes.
J'ai fait toutes les campagnes de la Grande- Armée comme premier aide de camp de S. E. le maréchal prince d'Eckmùhl qui a rendu à Votre Majesté un compte avantageux de mes services...
(Bourk à l'Empereur ; Paris, 19 juillet 1810.)
BOUSSART (Joseph-André), G. #. — Né le i3 novembre 1758 à Binch (département de Jemmapes).
« Campagnes depuis 179a sans interruption. Blessé de trois coups de feu le 3o germinal an IX, à la bataille d'Alexandrie ; d'un coup de feu à Pulstuck ; d'un coup de feu au ventre devant Lérida, le 23 avril 1808; a eu deux chevaux tués sous lui à Maria et à Casteillo de la Plana (Espagne). »
BRAYÈR (Michel-Sylvestre), G. ifc. — Né le 3i décembre 1769 à Douai (Nord).
Blessé d'un coup de feu à la jambe droite à Reichnau, le 16 ventôse an VII.
... Si Sa Majesté daigne se rappeler de moi, je me croirai très récompensé des faibles services que j'ai pu lui rendre...
(Broyer à Berthier; Ronda, le ai juillet 1810.)
BRUN (Jean-Antoine), C. #. — Né le i5 avril 1761 à Quaix (Isère).
« Sert depuis 1781. Entra des premiers dans la redoute anglaise dont la prise détermina celle de la place de Toulon.
« Blessé d'un coup de feu au genou gauche le 12 frimaire an IV au siège de Toulon ; d'un coup de feu ayant traversé les deux épaules, le 29 germinal an VIII, au siège du Caire. »
BUGET (Claude-Joseph), C. ifc. — Né le 10 septembre 1770 à Bourg (Ain).
... J'ai reçu une balle dans le bras droit à Vérone le 6 germinal an VII ; un coup de feu à la jambe gauche à Marengo ; un coup de fusil dans le ventre, un coup de feu à la cuisse droite, et ao cicatrices au visage d'un coup de mitraille devant Lérida ; j'ai eu le bras droit emporté d'un coup de canon à Friedland... Ces blessures me dispensent de faire mention de mes actions d'éclat qui précisément m'engagent à vous faire cette demande...
(Buget à Berthier; Saragosse, i5 septembre 1810.)
Le général Buget est un des plus braves officiers de l'armée française. Je lui connais quantité de faits de guerre qui lui font le plus grand honneur.
(Pérignon; 3 vendémiaire an XI.)
CABANES de PUYMISSON (Marc), O. — Né le i5 février 1760 à Montpellier (Hérault).
18 campagnes, tontes à l'avant-garde. Blessé d'une balle au ventre le 26 thermidor an IV à Kamlack; d'une balle au bras gauche et d'un coup de sabre au poignet droit le premier jour complémentaire an VII à Savigliano ; d'une balle à la cuisse gauche à Hollabrûnn, le a5 vendémiaire an XIV ; traversé par un biseaïen et deux doigts fracassés à Oporto, le 29 mars 1809. A eu trois chevaux tués sous lui. A subi un an de captivité dans les prisons de la Hongrie.
CASSAGNE (Victorin-Louis), O. *. — Né le 5 juin 1774 à Alan (Haute-Garonne).
Coup de feu à la cuisse gauche, le 2 frimaire an IV, à Roqua Barbena; coup de feu à la poitrine, le 9 thermidor an IV, à Lonato; coup de feu à la jambe gauche, le 24 germinal an V, à Tarvis; cinq coups de poignard à la cuisse gauche et au bras gauche, le 9 floréal an VII, à la prise de la tour de Saint-Jean d'Acre; coup de feu à la cuisse droite, le 3o ventôse an IX, à la bataille d'Alexan-
GÉNÉRAUX DE BRIGADE. 33
drie; coup de feu à la tète le 14 octobre 1806 à Auerstaedt; coup de feu à la hanche gauche, le a juillet 1808, à l'expédition de Jaen contre les insurgés espagnols.
GAZALS (Louis-Joseph-Élisabeth), O. #. — Né le 6 juin 1-74 à Castelnaudary (Aude).
Inspecteur général du génie.
En l'an IV, Tannée de Sambre-et-Meuse effectuant sa retraite et vivement pressée, ayant à dos le Mein et la Regnitz, le capitaine Cazals Gt en une nuit exécuter des ponts de bateaux, grâce auxquels l'armée put sortir d'un danger pressant.
En l'an VIII, il défendit le fort d'El-Arich assiégé par le Grand Vizir, et sa conduite « méritant l'estime générale », il fut inscrit à Tordre du jour de l'armée...
Blessé d'un biscalen en forçant le pont du Danube, pendant le combat de Guntzbourg (an XIV); blessé d'une balle au pied et d'une balle traversant la jambe à l'attaque du faubourg de Valence (1808).
Cet officier a servi activement aux armées sans interruption depuis 1793, et dans plusieurs campagnes de la manière la plus distinguée : il a été en outre blessé trois fois. Il produira à Votre Excellence la note de ses services et des principales actions où il s'est distingué...
(Général comte Dejean au Grand Chancelier; Paris, 5 novembre 1809).
COEHORN (Louis-Jacques), C. — Né le 16 janvier 1771 à Strasbourg.
« 18 campagnes et 16 blessures de guerre dont 4 coups de feu; 11 coups de sabre lors de la retraite de l'armée du Rhin, en l'an V; un coup de feu au pied gauche, à Liptingen, en Tan VII; un coup de biscalen à l'épaule, à Iéna; un coup de feu à la tète, le i3 décembre 1806; un coup de feu traversant la cuisse, à Friedland; fortes contusions ayant eu des chevaux tués sous lui, k Ebersberg et à Wagram. »
(Proposition du général Dupas; Wolkersdorf, i5 octobre 1809).
CORSIN (André-Philippe), G. ife. — Né le 3i août 1773 à Piolenc (Vaueluse).
... Si 18 campagnes aux avant-postes, aa ans de services, 6 blessures graves ne sont pas des titres suffisants, mon zèle et mon dévouement au service de Sa Majesté vous sont garants ffii soin que je mettrai de mériter celte nouvelle faveur...
(Corsin à Berthier; j6 janvier 1812.)
COSSON (de) (Antoine-Alexandre), C. — Né le 9 novembre 1766 à Mombrier (Gironde).
Au service depuis 1784; grièvement blessé, à Wagram, d'un coup de feu à la cuisse gauche.
(Proposition du général de division Legrand.)
DARNAUD (Jacques), C. #. — Né le 8 janvier 1708 à Briey (Loiret).
Entré au service en 1777; blessé d'un coup de feu à la jambe gauche près Weiller-sur-le-Rhin, le 19 mars 1793; d'un éclat d'obus à la joue, le 3 fructidor an IV, devant Mayence; d'un coup de feu au pied droit, le I er messidor an VII, à la Trebbia; de trois coups de feu à l'allaire de la Castagna, le a4 frimaire an VIII ; a eu la jambe gauche emportée au blocus de Gênes, le 8 prairial an VIII.
Enleva deux pièces de canon à la bataille de Novi, quatre pièces de canon et 1.200 hommes à l'affaire de la Castagna.
DEVAUX (Marie-Jean-Baptiste-Urbain), O. *. — Né le a5 mai 1767 à Orgelet (Jura).
Ancien aide de camp de Barras. Sert depuis 1787.
Rentré de Saint-Domingue en France par suite de ses blessures. Blessé à la cuisse droite à l'attaque de Puysanglier en 1793; à la jambe droite à l'affaire de Santiago de Los Gavalleros en i8o3 ; forte contusion au cou par balle morte à l'attaque de La Vega en i8o3.
DIGEON (Alexandre-Élisabeth-Michel), G. *. — Né le 26 juin 1771 à Paris.
Vingt ans de services, dix-huit d'officier dans la ligne, quinze campagnes et quatre blessures, dont deux reçues aux armées commandées par l'Empereur en personne.
Coup de baïonnette à la main droite à Kehl, le deuxième jour complémentaire an IV; éclat d'obus au pied droit à la Trebbia, le I er messidor an VII; balle à l'épaule gauche, à Austcrlitz, le 2 décembre i8o5; biscaïen à l'épaule droite, devant Stralsund, le 29 janvier 1807 ; un cheval tué et trois chevaux blessés sous lui.
A Wasserbilik, le 26 thermidor an II, à la tête d'un escadron il força le pont de la Soër, enleva une pièce de canon et fit 80 pri-
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
sonniers. Il se fit remarquer par de brillantes actions d'éclat à Durlack, à Porto-Fermo, à Landsberg, à Tudela, à Tortosa, à Vissillo et à Alcubillas.
DORNÈS (Joseph-Philippe-Marie), O. #. — Né le a8 janvier 1760 à Camboulan (Aveyron).
«... En 1793, au blocus de Landau, étant chef d'escadron, accompagné de 1 officier et de 3 ordonnances, enleva un poste autrichien de qo hommes. En l'an IV, étant général, il força, avec qoo hommes, le passage du pont de Mosburg sur l'Iser, défendu par 6 pièces de canon et 4 forts escadrons de cavalerie autrichiens; il fit prisonnier le colonel qui commandait l'ennemi. En septembre 1796, avec aao hommes, il força 4 escadrons ennemis à repasser le pont de l'IUer au-dessus de Memmingen. En 1807, se distingua à Friedland, chargeant à la tête de sa brigade de cuirassiers, sous les yeux de Sa Majesté, à travers le feu le plus meurtrier de l'artillerie russe. »
... Je me suis signalé en plusieurs affaires que je n'énonce point, m'en rapportant aux renseignements que le ministère de la Guerre peut donner sur mon compte.
(Dornès au Grand Chancelier; Luxembourg, 27 avril 181 1.)
DUCOS (Nicolas), C. — Né le 7 mars 1766 à Dax (Landes). Sert depuis 1774. Frère de Roger Ducos.
Plusieurs blessures. Plusieurs actions d éclat à Lonato, Peschiera, Solferino, Gastiglione, Saint-Michel et Arcole.
ÉBERLÉ (Gaspard), G. — Né le 10 juin 1764 à Schlestadt (Bas-Rhin).
... Mes titres pour obtenir cette précieuse faveur sont trente années de service sans interruption, toutes les campagnes depuis le commencement de la Révolution, en Espagne, Egypte, Italie ; quatorze actions d'éclat détaillées sur mon brevet lorsque Sa Majesté m'accorda un sabre d'honneur, le 26 prairial an IX ; six blessures graves reçues sur le champ de bataille en des actions différentes : la première à l'escalade du fort Saint-Elme, le 29 floréal an II; la deuxième sous les murs de Figuières, le 8 brumaire an III ; trois coups de feu reçus devant Mondovi, le 39 germinal an IV, et le bras droit emporté par un obus au passage du Mincio, le 5 nivôse an IX...
(Éberlé au Grand Chancelier; Nice, le 3i octobre 1809.)
ESCORCHES DE SAINTE-CROIX (d ) (Charles), O. #. — Né le ao novembre 178a à Versailles.
« Plusieurs fois blessé ; cité maintes fois pour actions d'éclat ; à Ebersberg, a pris de sa main un drapeau à l'ennemi ; il passa le Danube le premier, à Essling, à Enzersdorf, à Wagram. »
« Blessé à Wagram, où il a eu deux chevaux tués sous lui. »
GÉRARD (Étiennb-Maurice), C. *. — Né le 4 avril 1^3 à Damvillers (Meuse).
« i5 campagnes, 1 blessure; commandait, à Wagram, toute la cavalerie saxonne; officier général d'un mérite distingué.
(Général Tharreau; Camp de Cagran; 1 er octobre 1809.)
GOULLUS (François), C. *. — Né le 4 novembre i?58 à Lyon.
« Campagnes depuis 179a; blessé au pied gauche et à la jambe droite, en 1793, au siège du Quesnoy où il commandait en chef; d'une balle lui traversant la joue, le 20 pluviôse an VII, à Memmingen; d'un coup de feu le a6 novembre 1808 à Jésus, près Barcelone... »
En l'an VIII, il effectua le passage du Rhin au-dessus de Schaffhouse, dans quelques frêles barques, sous le feu de l'ennemi, et malgré sa position et sa supériorité numérique, couronna les hauteurs de la rive droite et se maintint sur cette rive.
(Goullus au ministre de la Guerre; Barcelone, 17 octobre 1809.)
GRANDEAU d'ABEAUCOURT (Louis-Joseph), C. *. — Né le 5 décembre 1761 à Metz.
« ai ans de services sans interruption; 18 campagnes; blessé d'un coup de feu à la jambe droite et d'un coup de lance à la poitrine le i3 messidor an III, à Ulkrat; d'un coup de feu à la tête à Mœskirch, le i5 floréal an VIII. »
GUITON (Adrien-François-Marie), C. — Né le 8 juin 1761 à Corvol-l'Orgueilleux (Nièvre).
... Je n'ai cessé d'être employé activement aux armées; sous les ordres de Sa Majesté, j'ai assisté aux batailles et combats d'Austerlitz, Iéna, HofT, où le i cr cuirassiers que je commandais prit dans une charge
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
quatre drapeaux russes, que j'ai remis à Sa Majesté l'Empereur; d'Eylau, Kônigsberg, Thann. EckmOhl où j'ai été atteint de doux balles; de Wagraiu, de Zuaïm où, à la tête des 10 e et 1 1' régiments de cuirassiers, j'ai fait sur le pont une charge dont Votre Altesse connaît tous les
l*t^ s ni tft tf4
(Guiton à Berthier; Wôtzdorf, 1" octobre 1809.)
HARISPE (Jean-Isidore), C. ifc. — Né le 7 décembre 1768 à Saint-Étienne de Baigorry (Basses-Pyrénées).
... J'ai reçu trois blessures graves dans trois affaires importantes des guerres de la Fiance contre l'Europe...
(Harispe au ministre de la Guerre; Saragosse, 3 avril 1810.)
HUARD (Léopold), C. *. — Né le 11 janvier 1770 à Villedieu (Manche).
« Campagnes depuis 179a : A eu le bras gauche cassé et une côte enfoncée à l'affaire de Mûthenthal (Grisons), le 9 vendémiaire an VIII; fait prisonnier de guerre le môme jour, par les Kalmouks formant l'avant-garde du maréchal Souvaroff. »
(Proposition du général de division Séras.)
LAUNAY (baron de) (Aulay-Jean), C. — Né le a8 juin 1765 à Bayonne (Basses-Pyrénées).
« Toutes les campagnes depuis 1793, aux armées d'Italie, des Pyrénées, de Dalmatie; à l'armée d'Italie, le 3 juin 1800, avec 5oo hommes, culbuta 3.ooo Autrichiens en avant de Rezzo, fit i.5oo prisonniers, enleva une pièce de canon et six drapeaux. Le 3i décembre 1806, en Dalmatie, à la tête des grenadiers, enleva les positions de Castel-Novo. Se distingua à Elariza et Gracovo; à la suite de cette dernière affaire, sauva 65 prisonniers que les Turcs étaient sur le point d'égorger.
« Blessé grièvement le ai mai 1809 et deux fois à Goespich, sur les bords de la Léca, en Croatie. »
LEDRI7 DES ESSARTS (François-Roch), C. *. — Né le 16 août 1766 à Chantenay (Sarthe).
« A Austerlitz, le général Varé ayant été blessé, il commanda la brigade formée des 43 e et 55 e régiments, enleva le village de
Pratzen, prit 14 pièces de canons et 3 drapeaux russes. Il combattit à Nordhausen, Griessen, et força la porte de Mûhl à Lubeck, en 1806. A Hoir, le 6 février 1807, se distingua sous les yeux de l'Empereur; soutint et repoussa huit charges de cavalerie et reçut deux balles dans la cuisse gauche. A Eylau, reprit le village d'Eylau à six heures du soir et s'y maintint; un boulet le renversa et lui ecchymosa la poitrine.
« A Heilsberg, après avoir, avec les bataillons Corse et du Pô, repoussé la cavalerie russe, il forma le carré avec le I er bataillon du 26 e régiment d'infanterie légère et se maintint seul dans une plaine immense, contre les cosaques et contre les cuirassiers prussiens, qui vinrent échouer devant ses baïonnettes. — Le maréchal
Soult, le général de division Lasalle entrèrent dans ce carré. Le grand-duc de Berg et son état-major s'abritèrent d'une de ses faces.
« 11 s'empara des faubourgs de Kcenigsberg, le 1/4- juin 1807.
« Le 3 mai 1809, passa le pont d'Ebersberg à la tête du 26 e régiment d'infanterie légère, traversa la division Claparède qui était acculée à la Traun, monta au château et s'en empara de vive force.
« Fut blessé à Essling, où il eut l'honneur de faire l'arrièregarde et rentra le dernier dans l'île Lobau, le 23 mai, à sept heures du matin. Le 3o juin 1809, passa le premier sur la rive gauche du Danube. »
LEGUAY (François-Joseph), G. *. — Né le 18 mars 1764 à Ghâteaugiron, près Rennes (Ille-et- Vilaine).
Ancien aide de camp du général en chef Moreau. A fait toutes les campagnes de la Révolution.
(Proposition du général Molitor.)
LEVASSEUR (Victor), C. #. — Né le 7 mars 1772 à Caen (Calvados).
... Dix-huit ans d'activité comme officier, dix ans comme officier général, 14 campagnes de guerre, fait capitaine et général sur le champ de bataille; 6 blessures, une vie sans peur et sans reproches, sont les titres que j'ose invoquer
(Levasseur au Grand Chancelier; Valognes, 3 novembre 18 10.)
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
LEVESQUE de la FERRIÈRE (Louis-Marie), C. *. — Né le 9 avril 1776 à Redon (IUe-et-Vilaine).
Campagnes depuis 179a. A Kaiserslautcrn, renversé dans une charge de cavalerie et blessé de fortes contusions, il fut fait prisonnier et repris le même jour. A Fleurus, il commandait la première tranchée devant Gharlcroi et la défendit victorieusement contre trois sorties consécutives dans la nuit qui précéda la bataille. Kn l'an XIV, envoyé en Bohême à la tête de 4» hussards, il resta isolé pendant treize jours et parvint à donner les renseignements les plus importants sur l'ennemi. A Austerlitz, il enleva avec quelques hommes une pièce de canon, fut pris, sauvé et ramené deux fois dans la journée. A Olmûtz, enleva les grand'gardes sur les glacis et arrêta plusieurs convois sous la protection même de la forteresse, gardée par six bataillons et dont un seul coup de canon amena la reddition.
Blessé grièvement d'un coup de biscaïen à Iéna ; d'un coup de feu au bras gauche, le 28 octobre 1809, à Alba de Tormès ; de deux coups de feu, le 14 mars 181 1, à Miranda de Gorvo, en Portugal.
MAISON (Nicolas-Joseph), G. — Né le 19 décembre 1771, à Épinay (Seine).
Volontaire de 1791. Le 10 prairial an II, à Maubeuge, blessé de plusieurs coups de sabre, il eut son cheval tué sous lui ; le i3 messidor an II, près Mons, reçut plusieurs coups de sabre et fut laissé pour mort sur le champ de bataille ; 5 coups de feu : le a5 vendémiaire an IV, à Cadenback ; le 18 messidor an IV, devant Lim bourg ; le 17 fructidor an IV, à Wurtzbourg ; le 10 vendémiaire an VIII, à Egmont Op Zee ; le 3 décembre 1808, sous les yeux de l'empereur, devant Madrid.
Étant tout militaire, je m'estimerai heureux si mon zèle et mon dévouement me font obtenir la faveur que je sollicite d'avoir l'honneur d'être du premier ordre militaire de nos jours.
(Maison au Grand Chancelier; Alkmaar, 16 juin 181 1.)
MARIN (Barthélémy), O. ifc. — Né le 24 aout a Ville (Oise).
Toutes les campagnes depuis 1792, en Italie, en Egypte, en Allemagne.
Blessé le 7 floréal an II, à Marouelle, d'un coup de feu à la jambe droite; le a5 ventôse an VII, contre les Naplousains, en Syrie, d'un coup de feu à l'épaule droite; le 8 germinal an VII, d'une balle à la tête, à Saint-Jean d'Acre ; le 28 germinal an VIII, d'un coup de poignard au col, en enlevant une tranchée au Caire; le 19 floréal an IX, d'un boulet à l'épaule, à Rhamanieh ; d'une balle à la cuisse ayant nécessité l'amputation, à Essling.
Il a pénétré des premiers dans la vieille enceinte d'Alexandrie; lui quatrième, s'est emparé d'une tour à l'assaut de Jafla ; le 8 germinal, avec 4o grenadiers, a culbuté 3oo soldats de D'Iézard.
MARION (Charles-Stanislas), O. ifif. — Né le 7 mai 1768 à Charmes (Vosges).
Sert depuis 1776. Lie 6 germinal an VII, devant Vérone, à la tête de huit compagnies de grenadiers, enleva trois redoutes défendues par i.5oo hommes et beaucoup d'artillerie.
MA U PETIT (Pierre-Henri-Anne), C. — Né le 22 septembre 177a à Lyon.
« Entré au service en 1791. Il a fait toutes les campagnes de la Révolution et assisté aux grandes batailles|données par Sa Majesté en Italie, Autriche, Prusse, Pologne, Espagne; il a assisté au 18 Brumaire étant alors chef d'escadrons au 9 e dragons.
« Blessé à l'épaule en Vendée; à Marengo d'un coup de feu et de plusieurs coups de sabre dont un lui a fendu le crâne et lui a enlevé l'usage de l'ouïe; au combat de Wertingen d'un coup de baïonnette dans le ventre en chargeant le bataillon de grenadiers hongrois à la tête de son régiment (le 9 e dragons); en Espagne, il prit part à l'assaut de Zamora... »
MERLIN (Jean-Baptiste-Gabriel), C. *. — Né le 17 avril 1768 à Thionville (Moselle).
« Grièvement blessé à Essling, à la tête du 8 e cuirassiers dont il était colonel. »
MEUNIER (Claude-Marie), C. *. — Né le 4 août 1770 à Saint-Amour (Jura).
« Campagnes depuis 1792. Blessé d'un coup de feu à la cuisse
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
gauche le i3 octobre i;(>3; d'un biscaïen à la poitrine à la prise de ' Halle, le 17 octobre 1806; de deux c oups de feu dont un à la tête à Talavera, le 27 juillet 1809.
(Proposition du duc de Bellune.)
MIGNOT la MARTINIÈRE (Thomas), C. *. — Né le 26 lévrier 1768 à Macltecoul (Loire-Inférieure).
J'ose supplier Votre Majesté de daigner jeter un coup d'œil sur le journal de la défense de Tuy depuis le i5 mars au 10 avril 1809; tous les ouvrages rasés, les fossés comblés, j'ai combattu pendant 26 jours des multitudes de Galiciens et de Portugais et j'avais à me garantir du feu (le la forteresse de Valença, étant commandé par celle-ci à demiportée de canon... J'ai eu le bonheur «le battre l'ennemi et de lui enlever dix pièces de canon.
Sire! Si ma défense de Tuy, si mes services en général, sil'honneur d'avoir été à la tête du 5o« régiment d'infanterie lorsque, sons vos yeux, il se précipita pêle-mêle avec l'ennemi dans Ulm, ont pu vous être agréables, daigne Votre Majesté examiner si je suis digne qu'elle me confère son Ordre des Trois Toisons d'Or.
(La Martinière à l'Empereur; Valladolid, 23 mal 1810.)
PASTOL de KERAMELIN (Yves-Marie), O. *. — Né le 5 mars 1770 à Guingamp (Côtes-du-Nord).
« S'est distingué en Batavie, pendant la campagne de 1799, par ses talents et sa bravoure, notamment à la bataille de Castricum où, à la tète d'une colonne, il força l'ennemi à la retraite. »
PRÉVAL (de) (Claude-Antoine), C. *. — Né le 6 novembre 1776 à Salins (Jura).
« Le 16 germinal an VII, sous Vérone, commandant une brigade d'avant-garde, a contenu pendant six heures un corps ennemi bien plus nombreux, lui a enlevé un bataillon de grenadiers hongrois et six pièces de canon. »
RAVIER (Jban-Baptiste-Ambroise), G. — Né le 3i décembre 1766 à Arc (Doubs).
« Campagnes depuis 1792. Blessé d'un coup de feu qui lui a fracturé le bras gauche devant Alexandrie, le 3o ventôse an IX; d'une balle qui lui a traversé la cuisse droite à Hollabt ùnn, le q5 brumaire an XIV; d'un coup de feu au bras gauche à Eylau; d'un
4a l'ordre impérial des TROIS TOI90NS d'or.
coup de feu à l'épaule à Heilsberg; d'un coup de feu au genou droit au combat d'Ebersberg, le 3 mai 1809; d'une balle à la cuisse gauche à Essling, le aa mai 1809. »
RAZOUT (Louis- Nicolas), O. ifc. — Né le 8 mars 177a à Paris.
... Entré au service en 179a, j'ai fait les campagnes d'Italie sous les ordres du général Joubert, dont j'étais aide de camp. Je commandais le 94° régiment à la bataille d'Austerlitz, où il a repoussé la charge de la Garde impériale russe; à la prise de Lubeck, j'ai pénétré un des premiers dans la place en m'cmparant de la porte du Muhlen-Thor...
J'ai pris part à l'expédition de Valence sous les ordres du général Moncey, et j'ai été employé au siège de Saragosse à la tête d'une brigade du 3 e corps... J'ai eu l'honneur de commander la place de Vienne et j'ai pris part aux batailles des 5 et 6 juillet 1809.
J'ai été blessé d'un coup de feu à la jambe gauche en Italie et d'une balle à la poitrine à l'attaque de Valence, en Espagne...
(Kazout à Berlhier; Middelbourg, a3 octobre 1810.)
RIVAUD de la RAFF1NIÈRK (Olivier-Macoux), C. *. — Né le 10 février 1766 à Civray (Vienne).
« Depuis la bataille de Jemmapes jusqu'à celle de Marengo, s'est trouvé à douze grandes batailles, et a été blessé trois fois. Dirigeait la division qui s'empara de Wattignies et débloqua Maubeuge; décida la victoire de Montebello, à la tête de sa brigade ; défendit pendant trois heures le village de Marengo et arrêta les efforts des Autrichiens. »
ROUGER de LAPLANE (Jean-Grégoire-Barthélemy). G. — Né le i3 octobre 1766 à Mourvilles (Haute-Garonne).
« ... A reçu un sabre d'honneur pour être monté le premier à la tour de Saint-Jean d'Acre ; passa le premier le pont d'Elchingen. Cinq blessures reçues à Alexandrie, Friedland, et au passage du pont de Deppen. »
(Proposition du maréchal duc de Bellune.)
ROUSSEAU (Antoine-Alexandre), G. *. — Né à Paris le 17 septembre 17.56.
« Sert depuis 1775. Blessé de deux coups de feu à la cuisse droite devant Mayence; a eu la jambe droite fracturée à Bibe-
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
rach ; grièvement blessé à Furslemberg, aux sources du Danube, le aï vendémiaire an V, refusa d'abandonner le corps qu'il commandait. »
ROUSSEL (Jean-Charles), C. *. — Né le a5 septembre 1771 à Paris.
« A la bataille de Novi, le 14 thermidor an VII, étant chef de bataillon, il arrêta le général autrichien Lusignan qui avait tourné l'armée française entre Gavi et Novi, et avec cinq compagnies de son bataillon le fit prisonnier de guerre ainsi que bon nombre de ses grenadiers.
« Blessé d'un coup de feu à la tête, le a messidor an VII, en Piémont; d'un coup de feu à la poitrine, le 39 frimaire an IX; de deux coups de feu le 16 avril 1809, à Saiile (Italie); d'une contusion à l'épaule droite à Wagram. »
SCHINEK (François -Joseph -Ignace), G. *. — Né le 3o mai 1761 à Sion (Valais).
Trente ans de services. Campagnes de 1780 et 178 1 à Belle-Isleen-Mer; toutes les campagnes de la Révolution. S'est trouvé à Hohenlinden, Austerlitz, Iéna, Eylau, Essling, Wagram.
Blessé le 11 floréal an II, au siège de Menin, d'un boulet à la main; à la cuisse, à Wals, devant Salzbourg, en frimaire an IX; deux chevaux tués et contusion par boulet à Eylau ; une balle à l'aine à Essling.
Nommé ministre de la Guerre en l'an VII par le gouvernement helvétique, refusa cet emploi pour rester au service de la France.
SEMELLÉ (Jean-Bai»tiste-Pierre), C. *. — Né le 16 juin 1773 à Metz.
Chef de l'état-major général du 1" corps.
« Vingt ans de services. Sept blessures : un coup de sabre au poignet gauche à Arlon en 1793; un coup de baïonnette au bras et un éclat d'obus à la jambe à Kaiserslautern ; un coup de sabre à l'épaule à l'attaque du pont du Var, en 1800; un coup de mitraille au bras droit à Golymin, en 1806 ; a eu le pied droit fracassé à Friedland. »
(Proposition du duc de Bellune.)
SIMON (Henri), G. *. — Né le 7 avril 1764 à Melun (Seine-eU Marne).
« A fait toutes les campagnes sans interruption jusqu'à ce que ses blessures l'aient mis dans l'impossibilité absolue de continuer son service aux armées, a eu le bras droit amputé et la main gauche percée de trois balles; a reçu deux coups de feu au ventre et une balle au cou, au Mans, le a3 vendémiaire an VIII ; a eu la jambe gauche fracassée par un biseaïen, à Fleurus. »
SOYEZ (Louis-Stanislas-Xavier), C. — Né le 20 mai 1769 à Versailles.
Sert depuis 1784. Blessé d'un coup de baïonnette au genou gauche, près Tournai, en janvier 1 793 ; de trois coups de sabre et d'un coup de lance, à Bevilacqua, le 19 nivôse an V ; de deux coups de feu, à la bataille de Novi, le 28 thermidor an VII ; d'un coup de feu au genou gauche, à Goespich (Croatie), le aï mai 1809.
TARDIF POMMEROUX de BOKDESOULLE (Etienne), O. ifc. — Né le 4 avril 1771 à Luzeret (Indre).
En campagne depuis 179a. — « S'est distingué par des actions d'éclat dans quinze afFaires relatées sur le brevet d'un sabre d'honneur qui lui a été accordé le 28 fructidor an X.
« Blessé d'un coup de baïonnette à Spire, le 3o septembre 179a; d'un coup de sabre à Erixheim, le 25 messidor an II ; de deux coups de sabre devant Mayence, en frimaire an III ; de deux coups de sabre à Emetinghen, le a5 vendémiaire an V; d'un coup de feu à Novi, le 3 thermidor an VII ; d'un coup de sabre à l'épaule droite en 1807; d'un coup de baïonnette au bras droit et au travers de la poitrine à Gûttstadt, le 9 juin 1807 ; d'un coup de feu à Madeline. »
TESTE (François-Antoine), O. *. — Né le 19 novembre 1775 à Bagnols (Gard).
Sert depuis 1792. Blessé d'un coup de mitraille au pied gauche à la bataille de Sacile, le 8 mai 1809.
(Proposition du général Broussier.)
GÉNÉRAUX DE BRIGADE
THIRY (Nicolas-Marin), G. ifc. — Né le la avril 1769 à Lorquin (Meurthe).
... J'ose soumettre à Votre Majesté les titres ci-après : Comme chef d'escadron au 14 e régiment de chasseurs à cheval, Votre Majesté daigna m'accorder un sabre d'honneur... J'eus l'honneur de continuer mon service dans les chasseurs à cheval de la Garde impériale. A Austerlitz, j'ai pénétré le premier, à la tête d'un escadron, dans l'infanterie russe; j'ai été blessé de deuxdbups de baïonnette et j'ai eu mon cheval percé de plusieurs coups de cette arme meurtrière. A Eylau, je pénétrai avec un escadron dans une masse d'infanterie ennemie; je reçus une grave contusion dans cette charge. J'ai commandé la cavalerie de la Garde à la bataille de Rio-Séco en Espagne. A Benavente, à la tête de cent vingt chevaux, je soutins la retraite des chasseurs de la Garde et tins l'ennemi en échec par le feu de ma troupe, mise en partie pied à terre, et me maintins en position jusqu'à l'arrivée de l'artillerie anglaise...
(Thiry à l'Empereur; Diernstein, ia octobre 1809.)
TIRLET (Louis), C. #. — Né le 14 mars 177 1 a Moiremont (Marne).
Au service depuis 179a. Toutes les campagnes.
Blessé à Fleurus. A eu plusieurs chevaux tués sous lui dans différentes batailles, et des balles dans ses habits.
Dans tous les passages de vive force qui ont été exécutés sur le Rhin, en présence de l'année de Sambre-et-Meuse, a passé toujours le premier.
(Tirlet au Grand Chancelier; Mérida, le 11 mai 1810.)
VALENTIN (François), C. *. — Né le 1" novembre 1763 à la Roehe-des-Arnauds (Hautes-Alpes).
Sert depuis 1780. Campagnes depuis 179a. Général de brigade en Tan IX.
Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite au siège d'Acre.
VALORY (de) (Louis-Guy-Hrnri), C. #. — Né le ao mars 1757 à Toul.
Blessé d'un éclat d'obus au pied droit, le i5 septembre 1793, à Enshen.
Le général Valory sollicite la décoration des Trois Toisons d'Or, en considération de sa conduite aux batailles d'Kssling et de Wagram et de deux actions qui honorent le plus sa conduite :
Le a3 mars 1799, à la tête du ia* régiment d'infanterie légère, il prit
d'assaut le camp retranché de Tauffers, dans le Tyrol ; ao pièces de canon et 6.000 prisonniers restèrent en son pouvoir.
A Caldiero, à la tête de deux bataillons du 79 e régiment, il chargea audacieusement plusieurs régiments, entama le centre ennemi, le culbuta et, suivi d'un seul ordonnance et du brave capitaine Chenal, il se précipita dans un bataillon et lui fit mettre bas les armes. Il fit, en ce jour, 1.400 prisonniers à l'ennemi.
(Valory à l'Empereur; Vannes, le 6 octobre 1809.)
VIALLANES (Jean-Baptiste-Théodore), C. — Né le 11 octobre 1761 à Riom (Puy-de-Dôme).
Au blocus de Maubeuge, en 1793, j'ai été blessé d'un éclat d'obus à la jambe droite. A la bataille d'Amberg, en l'an IV, armée de Sambre-et- Meuse, j'ai reçu une forte contusion de boulet de canon à la cuisse gauche. Aux batailles de Marengo et d'Iéna, j'ai été criblé de contusions et de coups de feu.
Affligé présentement d'une maladie d'yeux qui me rend presque aveugle et qui dérive des fatigues de dix-neuf campagnes et de trenteun ans de services sans la plus légère interruption, j'ai l'honneur, Sire, de supplier Votre Majesté de la considérer comme une troisième blessure et de daigner me croire digne de cette précieuse faveur.
(Viallanes à l'Empereur et au Grand Chancelier; Paris, 17 août 1810.)
VIVIÈS, baron de la PRADE (Guillaume-Raymond- Amand), O. Né le 3novembre i?63 à Sainte-Colombe-sur-l'Hers(Aude).
S'est distingué à la prise de Popoli, le 4 nivôse an VII, et à la prise de Naples, le 10 pluviôse an VII.
Nommé chef de brigade sur le champ de bataille, le 20 brumaire an VIII.
(Proposition du général Molitor.)
ADJUDANTS COMMANDANTS
AMORETTI d'ENVIE (Michel), chef d'état-major de la division Durutte, — Né le 14 août 1774 à Turin (Pô).
Entré au service de la République Française, en l'an VIII, comme capitaine. Il défit entièrement, au pont Saint^Martin, les insurgés de la Vallée d'Aoste.
Blessé d'un coup de baïonnette à Mondovi, d'un biscaien à Malborghetto, d'un boulet de canon à Wagram.
ADJUDANTS COMMANDANTS
BACHELET n'AMVILLE (Loris- Alexandre), — Né le 1 er novembre 1771 à Saint-Aubin (Seine-Inférieure).
i'3 blessures : un coup de feu le 8 mai 1793, un deuxième coup de feu le deuxième jour complémentaire an VII, une blessure à Iéna et dix coups de sabre et de lance à Heilsberg.
A pris une pièce de canon à l'ennemi le 18 mars 1793.
BAILLOD (Jean-Pierre). C. — Né le 20 août 1771 à Songieu (Ain).
« A été premier aide de camp du général Saint-Hilaire dans plusieurs campagnes ».
OfTicier distingué sous tous les rapports. Blessé le 22 mai 1809.
(Général Grandjcan ; 1 1 octobre 1809.)
BORGHÈSE (Jran-Domi.mque). #. — Né le 26 février 1769 à Fraboso (Sardaigne).
Toutes les campagnes de 1793 à l'an IX ; celles de l'an XIV, de 1806 et de 1807 à l'armée d'Italie, celle de 1809 à l'année d'Allemagne. Plusieurs blessures.
CARRION-NISAS (Marie-Henry-François-Élisabeth), O. *.
— Né le 17 mars 1767 à Montpellier.
... A la prise du fort Saint-Joseph, à Saragosse, ayant reçu du duc d'Abrantès l'ordre d'entrer dans le fort où venaient de pénétrer nos grenadiers et de lui rendre compte de ce qui s'y passait, je sortis de la tranchée, traversai l'esplanade d'environ 100 toises où se croisaient les feux de la ville et d'un fort à droite, je sautai dans le fossé et montai dans le fort et, sous le mi-me feu, je revins rendre compte. Le duc d'Abrantès, me témoigna sa satisfaction en disant : « Je savais bien en vous y envoyant que vous iriez vous-même et ne vous contenteriez pas d'un rapport de ouï-dire. »
(Carrion-Nisas à l'Empereur; Béziers, 17 février 1811.)
CERISE (Guillaume), chef de l'état-major de Macdonald, O. ift. — Né le 29 septembre 1769 à Aoste (Piémont). A reçu trois blessures en différentes actions.
(Proposition du duc de ïarente ; 7 octobre 1809.)
DERIOT (Albert-François), chef de l'état-major de la Garde impériale et sous-gouverneur du palais de Versailles, C. ijfc. — Né le 17 janvier 1766 à Prelfontaine, près Clairvaux (Jura).
Sert depuis 1784. Blessé d'un biscaïen au côté gauche, le 4 décembre 179a à l'armée de la Moselle; d'un coup de feu à la main droite le 16 prairial an II à l'affaire d'Arlebec ; d'un coup de feu à la figure; d'un coup de sabre au bras droit; d'un coup de baïonnette sous l'aisselle. A eu le sternum enfoncé par un coup de caillou au siège de Saint-Jean d'Acre. A reçu dix-sept blessures d'un coup de canon à mitraille, qui a mis en pièces son cheval, à la bataille d' Héliopolis.
DURRIEU (Antoine-Simon), — Né le ao juillet 1775 à Grenade (Landes).
Au service depuis l'an II ; a fait toutes les campagnes. Blessé en Galabre, où il prit d'assaut avec cent hommes qu'il commandait un village retranché et défendu par 400 Siliciens. A eu trois chevaux tués sous lui. A Wagram, a rallié quatre bataillons, les a remis en ligne et les a commandés toute la journée, depuis midi.
(Proposition du général Séras.)
FORESTIER (Louis-François), — Né le 3 mars 1776 à Aix (département du Mont-Blanc).
Campagnes depuis 179a. Blessé en l'an IV en montant à l'assaut de la redoute de Saint-Jean près Ceva ; le 14 juin 1809, à Raab, d'un coup de feu à la cuisse droite.
En l'an VIII, avec 10 hussards du 10 e régiment, chargea quatre compagnies d'Autrichiens près Pignerol et les força à mettre bas les armes.
(Général Grenier.)
LELIÈVRE de la GRANGE (Amand-Charles-Louis), écuyer de l'Empereur, aide de camp de Berthier, O. ijfc.
Blessé d'un coup de feu au passage du Mincio, le 4 nivôse an IX.
... Il était aux batailles de Castelfranco, de Montebcllo, de la Piavc, de la Trinité, de Trévise, à Uhn, Austerlitz, léna, Kylau, Friedland, Sominosierra, Essliug et généralement à tontes les alla ires de ces différentes campagnes, n'ayant jamais cessé «l'accompagner S. A. S. le major général près duquel il a été blessé d'un coup de feu à la mémorable bataille de Wagram.
(De la Grange à Berthier ; Paris 3 avril 1810.)
ADJUDANTS COMMANDANTS
MOLARD (Michel), #. — Né le i3 novembre i;63 à Versailles.
Au siège de Toulon, en l'an II, sauta le premier dans la redoute du fort Faron et tua de sa main un colonel espagnol. En l'an III, à l'armée des Alpes, repoussa une colonne de Piémontais attaquant le camp de Tournoux et prit deux pièces. Le i3 fructidor an VII, à la même armée, commandant deux bataillons de conscrits, enleva les postes d'Exilles et de l'Assiette et prit position en avant de Suze; le lendemain, il s'empara de Bussolengo, chassa l'ennemi du château de Rivoli et rétablit l'ordre dans la garnison de Turin insurgée.
i4 fois blessé : à Saint-Tron et Tirlemont; au siège de Toulon ; à l'armée des Alpes, comme commandant du camp de Tournoux ; au passage de la Sézia en Italie où il reçut deux coups de lance; à la prise du pont de Bussolengo dans la vallée de Suze le 14 fructidor an VII; à Brescia, de deux coups de stylet en ramenant l'ordre dans la ville, le 22 nivôse an IX; en Piémont, d'un coup de baïonnette en s'opposant à la sortie d'une garnison insurgée, le q5 messidor an IX; à Caldiero, d'un coup de baïonnette à la cuisse, le 2 vendémiaire an XIV; à Valarno, près de Roveredo, d'un coup de sabre, le 24 avril 1809.
MONTHOLON (de) (Charles-Tristan), chambellan de l'Empereur, ijfc. — Né le 21 juillet 17&3 à Paris.
Reçut un sabre d'honneur pour avoir accompagné Bonaparte à Saint-Gloud, le 18 brumaire. Aide de camp d'Augereuu en l'an VIII; aide de camp du maréchal Macdonald, après l'an XI.
Blessé d'un coup de feu à la cuisse, le 22 juillet 1793, lors de l'enlèvement des ambassadeurs de France Maret et Sémonville, par les troupes de l'empereur d'Allemagne à Vicco-Soprano. Blessé à bord de la flottille impériale sous les ordres de l'amiral Verhuell ; blessé d'un coup de feu à Iéna et d'un coup de sabre à Eckmûhl. A eu plusieurs chevaux tués sous lui.
SIMMER (François-Martin-Valentin). O. — Né le 7 août 1776 à Rodemack (Moselle).
« 18 campagnes. Blessé d'un coup de feu au bras droit à
5o l'obdre impérial des thois toisons d'or.
Maastricht en 1793; d'un coup de sabre au coude gauche, le 2 floréal an II, à l'armée du Nord ; d'un coup de feu à l'épaule gauche, le 14 fructidor an III ; de deux coups de biscaïen à la hanche droite ut au pied gauche, à Eylau; a reçu une contusion de boulet au genou, à Essling. »
Cet officier sert avec le plus grand zèle et a mérité les éloges de S. A. S. le prince major général.
(Général Tharreau; I er octobre 1809.)
COLONELS
AU LARD (Pierre), commandant la a» demi-brigade de ligne, O. *. — Né le 6 octobre 1763 à Fanjaux (Aude).
« Au service depuis 1781; blessé à l'affaire du 26 thermidor an III, armée des Pyrénées- Orientales; grièvement blessé à Wagram. »
AVI CE (Jacques -Philippe), commandant le 29 e dragons, O. — Né le 27 novembre 1769 à Paris.
Lors de la retraite du général Moreau, il commandait la cavalerie et fut blessé d'un coup de sabre.
J'ose supplier Votre Majesté «le vouloir bien accorder au plus ancien colonel de toutes vos armes la décoration de l'Ordre des Trois Toisons d'Or. Trente-deux aimées de services, dont dix-huit dans le grade de colonel dans le même régiment, plusieurs blessures honorables, nommé deux fois chevalier «le la Couronne de Fer...
(A vice à l'Empereur; Paris, 21 juillet 1810.)
BASTE (Piekre), commandant la marine de la Garde impériale, O. — Né le 21 novembre 1768 à Bordeaux.
« Enseigne de vaisseau en 1794. capitaine de vaisseau en 1808, commandant l'équipage des marins de la Garde en 1809. Se distingua aux divers passages du Danube en 1809. »
BEUTHEZÈNE (Piekrk). commandant le 10 e léger, G. *. — Né le u5 mars 177.5 à Vendargues (Hérault).
« Blessé d'un coup de l'eu à la tête le 20 germinal an VII
COLONELS
(Italie); d'un coup de feu à la jambe le 4 nivôse an IX, au passage du Mineio; d'un coup de feu au genou à Eckmûhl; de deux coups de feu aux reins et à la main, à Wa grain. »
Officier distingué sous tous les rapports.
(Général de division Grandjean; ledelsée, il octobre 1809.)
BILLARD (Pierre-Joseph), commandant le 29/ de ligne, 0. — Né le a8 décembre 177a à Paris.
« Sert depuis 1792. A reçu un coup de feu au côté gauche, le 18 mars 1793, à l'a (Tu ire de Nerwinden. A eu un cheval tué sous lui à Wagram. »
(Proposition du général Séras.)
BLANMONT (de)(Marie-Pierre-Isidore), commandant le io5 c de ligne, C. — Né le a3 février 1770 à Gisors (Eure).
J'ai reçu dix-sept blessures dans six affaires différentes, dont deux à Essling, et eu trois chevaux tués sous moi dans la même campagne.
Le ai germinal an VIII, à la tête de l'avant-garde de l'aile gauche de l'armée d'Italie, sous les ordres du général Tharreau, je lus blessé de deux balles en traversant le pont d'Exil les à la tête de la a8 e demibrigade.
(Blanmont au Grand Chancelier; Augsbourg, i" juin 1810.)
BONNAIKE (Jean-Gérard), commandant la y demi-brigade provisoire (a e division du a« corps), (). ifc. — Né le 11 décembre 1769 à Prouvais (Aisne).
« Soldat de 1792; blessé d'un coup de feu au pied gauehe à la
bataille d'Austerlitz. »
(Propositions du général de division Broussier et du général de division Dupas: Wolkersdorf, i5 octobre 1809.)
BONTÉ (Michrl-Louis-Joseph), commandant le 81 e de ligne, O. ifr. — Né le 37 juillet 1770, à Goutances (Manche).
« A fait les campagnes des armées de la Moselle, Mayence, Vendée, Sambre-et-Meuse, Ouest, armée d'Angleterre, Italie, de Dalmatie, d'Allemagne. S'est distingué à toutes les affaires, batailles ou sièges auxquels il s'est trouvé. »
Le 3 brumaire an V, à l'armée «le Sambre-et-Meuse, il passa le premier le pont de Fricdberg; il fut blessé et passa chef de brigade pour
cette action d'éclat. A Goespich, le ai mai 1809, les trois porte-aigle ayant été tués et le peloton à la garde duquel elle était confiée ayant été mis hors de combat, il défendit et sauva l'aigle de son régiment ; à Znaïin, il entra le premier, en téte de son régiment, dans le village de Tesvick qu'il prit et défendit pendant vingt-deux heures contre des forces toujours renouvelées et vingt fois supérieures à celles que son régiment présentait.
(Lettre des membres du Conseil d'administration du 81 e régiment ; Krems, 4 octobre 1809.)
BOUT1N (Vincent-Yves), colonel du génie, — Né le I er janvier 1773 au Loroux-Bottereau (Loire-Inférieure).
Lieutenant en l'an II. Chargé de de la reconnaissance des ponts de la place d'Ulm en i8o5, il s'avança sous le feu de l'ennemi jusque sur la culée du pont de pierres, où il n'était pas à quinze toises du corps de garde autrichien.
Blessé d'une balle au genou gauche en vendémiaire an III, à Maëstricht; d'une balle, le 11 mai 1808, au combat du brick le Requin contre le brick anglais le Wizard ; d'un biscaïen à la cuisse droite à Wagram.
BOUVIER des ECLAZ (Joseph), commandant le 14* dragons, O. — Né le 3 décembre 1757 à Belley (Ain).
« Blessé d'un coup de sabre à Fleurus ; d'un coup de feu à Eylau ; d'un éclat d'obus à Heilsberg. »
(Proposition du duc de Bellune.)
BUEISSAND (Joseph), commandant le 35* de ligne, O. — Né le 2 avril 1770 à Sisteron (Basses-Alpes).
Volontaire de 1791. Campagnes depuis 179a. Blessé d'un coup de feu à la cuisse, le 27 avril 1795, à l'attaque du petit Mont-Cenis ; d'un coup de sabre à la main gauche, le 9 août 1799, à Sutri (Etats romains) ; de deux coups de sabre à l'avant-bras droit et à l'épaule, le i5 avril 1809, à Portdenone (Italie).
(Proposition du général Séras.)
BRIANT (Louis-Alexandre), commandant le 23 e dragons, O. îfc. — Né le 22 octobre 1759 à Saint-Germain-en-Laye. Sert depuis 1779. Campagnes depuis 1792.
COLONELS
CAMUS de RICHEMONT (Louis-Auguste), colonel du génie, O. ijfc. — Né le 3i décembre 1771 à Montmarault (Allier).
Sert depuis Colonel en 1807. Blessé de trois coups de feu
et de deux coups de sabre au combat de Nicopolis, en 1798; fait prisonnier de guerre par les Turcs- Albanais et retenu jusqu'à la conclusion de la paix.
CAZAUX (Hippolyte), commandant d'armes, O. — Né le 3o janvier 1770 à Ustou (Ariège).
Toutes les campagnes depuis 179a; a reçu un sabre d'honneur en Tan VIII pour sa conduite au fort de Plaisance. Blessé d'un coup de feu à la cuisse devant Ehrenbreitstein, en l'an III ; d'un coup de sabre à la tête, près Messenhcim, le 17 frimaire an IV ; a eu la cuisse gauche amputée à la suite d une blessure reçue en 1809, en Croatie.
COMBELLE (Jean-Antoine-François), commandant le 94 e de ligne, C. — Né le 6 février 1774 à Douzat (Charente).
Avait obtenu un sabre d'honneur à Saint- Jean-d' Acre. « Quatre blessures : Coup de feu à la téte au siège de Toulon ; coup de baïonnette à la main gauche au combat de Tuirana, le u frimaire an IV ; coup de feu à Saint-Jean d'Acre; coup de feu à Espinosa, le 10 novembre 1808. »
(Proposition du duc de Bel lune.)
CURTO (Jkan-Tiikodohi:), commandant le 8' chasseurs à cheval, O. — Né le u5 mai 1770 à Montpellier (Hérault).
Ce colonel, qui sert depuis vingt-quatre ans et qui est colonel depuis cinq aus, mérite la faveur du Gouvernement. C'est un des colonels les plus distingués de Farinée. Son régiment s'est couvert de gloire à la bataille de Raab.
(Général Berckehn; Gratz, I er octobre 1809.)
DAUTURE (Guillaume), commandant le 9 e de ligne, — Né le a8 janvier 1770 à Pontacq (Basses-Pyrénées).
Six blessures : deux coups de feu à Lugo en l'an IV; un coup de feu à la tête en l'an IV, devant Mantoue ; un coup de feu à Accole; un coup de feu à Marengo; un coup de sabre à la joue devant Oporto le 39 mars 1809.
(Proposition du duc de Belluue.)
DELACROIX (Gharles-Hknry), attaché à S. A. I. le prince Vice-Roi. * — Né le 9 janvier 1779 à Paris.
A reçu cinq coups de sabre à l'armée d'Italie en 1799 et un coup de feu à Raab le 14 juin 1809.
DELORÏ (Jacques-Antoine-Adrirn), commandant le a4" dragons, C. — Né le 16 novembre 1773 à Arbois (Jura).
Rlessé de deux coups de lance à Austerlitz, d'un coup de feu
à Santa-Colonna, d'un coup de sabre à Vich. Plusieurs autres
blessures reçues à Centelles, Vendrell, Villafranca et Vais.
(Proposé par lettre des officiers du a4* dragons; Juncda, près Lcrida, 11 mai 181 1.)
DFRMONCOURT (Paul-Stanislas-Fkiidinand). commandant le 1" dragons, O. — Né le 3 mars 1771 à Crécy-au-Mont (Aisne).
Blessé d'un coup de sabre à l'épaule droite au pont de Brixen, de deux coups de feu à Aboukir, d'un coup de feu à Talavera, le a8 juillet 1809.
(Proposition du duc de Bellune.)
DULONG (Louis- Etienne), commandant la 12 e demi-brigade légère, O. jfc. — Né le 1 1 décembre 1780 à Rosnay (Aube).
Dix blessures, dont un coup de feu lui ayant cassé le bras à Pesaro.
Mentionné plusieurs fois dans le rapport général sur l'expédition de Portugal pour ses actions méritantes, notamment pour les prises des ponts de la Misarella.
DIIMAREIX (Jean-François), commandant la i r * demi-brigade légère, — Né le 28 janvier 17G7 à Bussière-Galant (Haute- Vienne).
Seize campagnes; six blessures.
« Le 8 octobre 1793, devant Maubeuge, il combattit seul douze Autrichiens qui l'enveloppaient et s'échappa de leurs mains après en avoir tué trois et blessé deux: à Castiglione, il monta un des premiers à la redoute à gauche de l'église; à Rivoli, il gravit le premier le rocher d'Aspine, malgré le feu le plus vif; se distingua devant Vérone, à Cassano et à Villafranca qu'il enleva de vive force à la tète d'un bataillon. »
COLONELS
Blessures : un coup de sabre à la main droite le 7 floréal an II ; deux coups de feu dans l'aine et au bras droit, à Rivoli ; un coup de feu au cou à Cagliano le 17 frimaire an V; deux coups de feu aux deux pieds en l'an VII ; un coup de feu à la cuisse droite le i3 brumaire an VIII.
Zélé, instruit, très avantageusement connu de S. A. Mgr le prince d'Essling.
(Général Tharreau ; camp de Cagran, I er octobre 1809.)
DUPIJY (François), commandant le régiment de la Méditerranée, — Né le i' r février 1773 à Limoges.
Onze coups de sabre, deux coups de baïonnette, un coup de feu, un coup d'éclat d'obus et l'épaule fracassée.
J'ai donné, comme aussi j'ai reçu à l'affaire d'Ulm (ce qui engagea la capitulation du général autrichien Mack), les premiers coups de baïonnette et les premiers coups de sabre. Je fus blessé à Iéna sans quitter le commandement de mon bataillon, et à Eylau. Au passage de la Wkra, en Pologne, je me distinguai en passant, à la tête de quatre compagnies, cette rivière où toute l'artillerie russe fut enlevée.
(Dupuy au Grand Chancelier; Porto-Ferrajo, 19 novembre 1810.)
FLAYELLE de BOURDONCHAMP, colonel du génie. G. *. — Né le 29 novembre 176a à Vendegies-au-Bois (Nord).
« Campagnes depuis 1792; s'est trouvé aux sièges de Lille, de la citadelle d'Anvers, de Ruremonde, de Toulon, de Cbarleroi, de Landrecies, du Quesnoy, de Maëstricht, du iort de Rard, etc. En l'an III, s'empara avec 25 dragons de deux bâtiments anglais chargés de chanvre et d'eau-de-vie. Passa le premier le pont de la Taya, devant Znaïm, à la tôte des voltigeurs des 18 e et 46 e de ligne. »
Blessé d'un coup de feu à Maubeuge.
Il est peu d'oûleiers du génie qui aient aussi bien servi que le colonel Flayelle et qui méritent autant les grâces du gouvernement.
(Le général de division, inspecteur général du génie, Marescot.)
GAMBIN (Jean-Hugues), commandant le 84" de ligne, — Né le i5 mai 1764 à Paris.
Sert depuis 178a. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 26 juillet 1793, au siège de Valenciennes.
A Gratz, le 26 juin 1809, avec son régiment, repoussa 10.000 Croates, se maintint quatorze heures dans un des faubourgs et prit deux drapeaux.
(Proposition du général Broussier.)
GAUSSART (IjOuis-Marik), commandant la 2 e demi-brigade de ligne, O. ifc. — Né le 7 novembre 1773 à Binson (Marne). « 18 campagnes, 3 blessures, une action d'éclat. »
En 179*3, fui fait lieiitenaut pour avoir enlevé les avant-postes de l'Abbaye de Florcnncs; à Wissembourg, il monta le premier à la montagne de CHmbach el lui blessé pendant l'assaut; blessé à Golymin, le 26 décembre 1806 et à liylau, auprès du général Dujardiu qui y fut tué et dont il était aide de camp. S'est trouvé aux sept combats livrés par le maréchal Moncey aux Espagnols en juin 1808; se jeta le premier à la nage dans la rivière de Quartz pour poursuivre les insurgés et fut grièvement blessé devant Valence, d'une balle qui lui traversa le corps.
GAUTHIER (Jean-Joseph), commandant le 3; c de ligne, — Né le 3o avril 1765 à Septmoncel (Jura).
Volontaire de 1791. Ancien aide de camp du général Lecourbe.
(Proposition «lu général Molitor.)
G1RARDIN (de) (Alexandrk-Louis-Rouert), commandant le 8' dragons, premier aide de camp du maréchal Berthier, O. ijfc. — Né le i3 février 1776 à Paris.
« Campagnes depuis 1790. Blessé en Amérique. »
(Proposition du maréchal Berthier; 3i juillet 1810.)
GOUGET (Jean), colonel des dragons de la garde de Paris, ifc.
— Né le 3o octobre 1770 à Villeneuve-d'Agen (Lot-et-Garonne). « A reçu cinq blessures et perdu l'œil gauche.
« Assailli seul par six hommes, en tua trois et fit prisonniers les trois autres. »
GRENIER (Jean-Gkokges), commandant le 52* de ligne, O. ifc.
— Né le 11 novembre 1771 à Sarrelibre (Moselle).
Toutes les campagnes depuis 1792 ; blessé d'un coup de feu en l'an XI, à la Guadeloupe.
A pris six pièces de canon, au combat de Tarvis, à la tête de
COLONELS
la colonne du général Fontanelli ; monta, à la tête de deux compagnies de grenadiers du 60* de ligne, à l'assaut des redoutes du fort de Pradel.
(Général Grenier; Oldembourg, 6 octobre 1809. — Eug. de Beauharnais ; Vicence, 8 octobre 1809.)
GUÉHÉNEUG (de) (Charles-Louis-Joseph-Olivier), aide de camp de l'Empereur, colonel du a6 e léger, — Né le 7 juin 1783 à Valenciennes (Nord).
Aide de camp du maréchal Lannes en 1806; aide de camp de l'Empereur en 1809.
« A fait, seul, 8a dragons autrichiens prisonniers à l'affaire d'Abensberg, le ai avril 1809. »
Blessé d'une balle au bras gauche à la bataille de Friedland ; d'un coup de feu à la figure à la bataille de Tudela, où il eut son cheval tué sous lui, le a3 novembre 1808.
ISMERT (Pierre), commandant le a e dragons, O. — Né le 3o mai 17G8 à Tetting (Moselle).
Cinq blessures ; coup de feu en Vendée ; deux coups de feu à Legnago (an VII); forte contusion à Medellin; éclat d'obus à la bataille de Talavera.
JAMIN (Jean-Baptiste), commandant le a4 e de ligne, G. — Né le 20 mai 177a à Villiers-Cloye (Meuse).
Blessé d'un coup de feu qui lui traversa la cuisse droite à Montefacio (Ligurie), le 17 germinal an VIII; d'un coup de sabre à Ostrolenka le 9 février 1807; d'un coup de feu à la jambe droite au passage du Mincio, en l'an IX.
KKASINSKI (comte) (Vincent-Corvin), colonel des chevaulégers polonais de la Garde impériale, C. — Né le 3o janvier 1783 à Boromel (palatinat de Volynie).
A reçu trois blessures dans des actions différentes : Eylau, Madrid, Wagram; a fait les campagnes de Pologne, de Prusse, d'Espagne et d'Autriche.
LACOSTE (Etienne-Clément), commandant le 37 e de ligne, O. ifc. — Né le 37 décembre 1773 a Romans (Drome).
Sert depuis 179a. Nommé chef de bataillon sur le champ de bataille, le 3o novembre 1799. Blessé d'un coup de feu à la mâchoire au siège de Toulon, le 37 frimaire an II; d'un coup de feu à la bataille de Saint-Laurent de la Muga, le (> thermidor an II ; de deux coups de feu à la cuisse gauche et à la jambe droite à Tassaut de Saint-Jean d'Acre et à la bataille d'Alexandrie.
LA M ARQUE d'ARROUZAT (Jean-Bai>tiste-Isidore), commandant le 3 e léger, O. ife. — Né le a3 août 176a à Douzon (Basses- Pyrénées).
Sert depuis 1791. Se distingua au pont d'Aréole.
A Essling, au moment où l'ennemi, après plusieurs vaines tentatives pour débusquer le 3 r léger de l'intervalle qu'il occupait entre le village et le Danube, attaquait de nouveau avec une grande supériorité numérique et faisait ployer nos troupes, le colonel Lainarque se reporta en avant, entraînant son régiment, et arrêta net l'attaque de l'ennemi, ee qui permit à l'Empereur d'envoyer des renforts et de reprendre Essling. En . débouchant dans la plaine, le 3 e léger, forçant l'ennemi à la retraite, essuya, pendant plus d'une heure, un feu d'artillerie terrible.
(Lainarque à Berthicr; Dunkerque, 9 juillet 1810.)
LAMBERT (Urbain -François), commandant le a3 c chasseurs à cheval, O. ifc. — Né le a5 mai 1773 à Melle (Deux-Sèvres). Sert depuis 170/3.
Blessures : coup de feu à la cuisse droite, le a3 septembre 1793, en Espagne; coup de sabre à la main droite, le 7 brumaire an XIV, à Galdiero; coup de feu au bras droit, le i3 brumaire an XIV; coup de sabre au bras et à l'épaule gauche dans une charge, à Essling.
« En i8oy, a enlevé le pont de Moésbourg auquel l'ennemi avait déjà mis le feu, et a fait prisonnier tout le parti ennemi qui se trouvait entre cette ville et Landshut. »
(Proposition du général Bordesoulle.)
LARGILLY (Claude), commandant le i3" de ligne, O. ifc. — Né le 14 juin 1709 à Ghampcueil (Seine-et-Oise).
COLONELS
« Au service depuis 1792, a fait toutes les campagnes sans interruption; a reçu tous ses grades sur le champ de bataille.
« Le 7 Ûoréal an II, eut une cote enfoncée près de Cateau- Cambrésis; le 21 brumaire an XIV, recul une forte contusion au genou droit, près de Vienne; le 6 juillet 1809, reçut une forte contusion en accompagnant le Vice-Roi se portant à la tête de la colonne du maréchal Macdonald. »
(Propositions du général St ; ras et «lu général comte Dumas ; 3o octobre 1810.)
LATOUR (Joseph), colonel à la suite, O. Jfe. — Né le v r novembre 1700 à Bordeaux.
Sert depuis 1784. Titulaire d'un sabre d'honneur.
Sauva la vie à plus de trente militaires qui se noyaient en traversant l'Orba (Piémont), le 27 floréal an VII. Fit mettre bas les armes à 3oo Autrichiens le 29 germinal an VIII, à Lirouki di Maldi, en Italie.
Blessures : coup de feu à la poitrine le 21 mai 1793, à Arlesheim, armée du Rhin; coup de feu à la tête le i5 juillet 1808, à Arenz, armée de Catalogne.
LETORT (Louis-Michel), colonel-major des dragons de la Garde, O. — Né le 28 août 1773 à Saint-Germain-en-Laye.
« A fait toutes les campagnes, y compris celle d'Egypte, et s'est distingué dans plusieurs batailles et actions. »
Blessures : coup de sabre au bras droit, le 6 nivôse an II, au déblocus de Landau; a eu la jambe gauche cassée le 10 germinal an VII, à l'armée d'Italie; coup de sabre reçu le 14 octobre 1800.
(Proposition du général Saint-Sulpice.)
LEVAVASSEUR (Benjamin -Pierre- Claude), commandant 1 artillerie de la 3« division du 4* corps, ifc. — Né le 7 août 176(5 à Rouen.
Sert depuis 1786.
A fait le siège de Stralsund et commandé l'artillerie de l'attaque de gauche. S'est trouvé avec la division aux batailles d'Essling et Wagram.
(Proposition du général iMolitor).
6o l'ordre impérial des trois toisons d'or.
LlrôDOT (Joskpii-François-Didibk), colonel du génie, O. — Né le 14 février 1773 à Metz (Moselle).
Adjoint du génie en 179*. Conduite distinguée au passage du Rhin (an V) et au siège de Kehl.
« Se distingua à la grande tour de Saint-Jean d'Acre, au siège du Caire et à la bataille d'Aboukir, arrivant le premier au haut des brèches.
« Employé aux ouvrages extraordinaires des places d'Italie et directeur des travaux d'Alexandrie. »
MAINGARNAUI) (Jean), commandant le 96" de ligne, *. — Né le 3 mars 1772 à RuHec (Charente).
Cinq blessures : un coup de feu dans le ventre devant Rastadt, en l'an IV; deux coups de feu à la tète en l'an VII; un coup de feu dans le ventre, le 11 mai 1809, à l'attaque de Strub-pass; un coup de feu au bras droit, le 18 juillet 1809, à l'attaque de Rottenberg.
Fait capitaine et chef de bataillon sur le champ de bataille.
... Vous avez, bravant tous les dangers et la mort même, fait dans les affaires du 3 au 18 vendémiaire an VIII des prodiges de valeur.
(Général Masséna; Zurich, !\ brumaire an VIII.)
MARTHOD (Louis), colonel major des dragons de la Garde impériale, O. — Né le 7 novembre 1771 à Chainbéry. Sert depuis 1792.
« A la téte d'un peloton, il mit en fuite un escadron de hussards autrichiens cl s'empara des portes de la ville de Vicence qu'il garda jusqu'à l'arrivée de la division française, le a/\ fructidor an IV. »
(Proposition du général Saint-Sulpice.)
MKUNIKR SAINT-CLAIR (Benoît), commandant le 63» de ligne, ijfc. — Né le 28 novembre 17G9 à Villeurbanne (Isère).
Sert depuis 178O. Cinq blessures : coup de baïonnette à la jambe gauche à Y affaire delà Montagne- Verte en 1792; coups de feu et contusions à Marengo et au passage du Mincio. A la bataille de Montebello, le 20 prairial an VIII, avec sa compagnie de carabiniers, a fait six cents prisonniers.
COLONELS
MONTÉLÉGIER (de) (Adolphe), commandant le 26* dragons, ifc. — Né le 6 janvier 1780 à Romans (Drôme).
Deux fois prisonnier à Alexandrie et à Diernstein. Blessé d'un coup de feu à l'épaule droite à la bataille des Pyramides ; de deux coups de sabre au combat de Thèbes; blessé à Diernstein et à Marienburg .
Depuis l'an VI j'ai fait toutes les campagnes, y compris celles d'Égypte... J'ai reçu cinq blessures dans quatre actions et j'ai été assez heureux pour être cité did'érentes fois dans les rapports officiels.
(De Montélégier à Berthier; Paris, i5 avril 1810.)
MURAT-SISTRIÈRES (Michel-François), colonel attaché au 4* cuirassiers, — Né le 3 juillet 1765 à Vic-sur-Cère (Cantal).
(Proposition du prince Aldobrandini, colonel du 4« cuirassiers.)
NAGLE (Thomas-Patrice), commandant le 92' de ligne, ifc. — Né le 16 mars 1771 à Cambrai (Nord).
Un coup de feu à la poitrine le 16 avril 1809; un coup de boulet au bas-ventre, à Wagram.
Officier rare et du plus grand mérite. (Général Broussier.)
PELLETIER de MONTMARIE (Aimé-Sulpice), commandant le 28 e dragons, O. ifc. — Né le 14 novembre 1772 à Boury (Oise).
Campagnes depuis 179a. Grièvement blessé d'un coup de feu au bras gauche en brumaire an IV.
(Proposition du général Berckeim.)
PETIT (Jean-Martin), commandant le (>7° de ligne, O. — Né le 22 juillet 1772 à Paris.
Volontaire de 1792. Ancien aide de camp du général Friant.
(Proposition du général Broussier.)
PEUGNET (Jean-Baptiste), commandant d'armes, O. — Né le 3o juillet 1764 à Vraucourt (Pas-de-Calais).
A reçu un sabre d'honneur en l'an VIII pour sa bravoure dans le Tyrol, pour sa conduite à Novi et pour être entré le premier dans le château de Bosco.
Dix blessures reçues au château de Laboye, à Cembra, à Novi, à Bistague, à Iéna et à Wagram.
PHÏLIPPON (Amand), commandant le 54- de ligne, G. — Né le 27 août 1761 à Rouen (Seine-Inférieure).
« Quatre blessures : un coup de feu au col le 3o germinal an VIII à l'attaque d'une redoute devant Gènes; un coup de feu à l'épaule le 6 thermidor an III à l'attaque des hauteurs de Irrusson (Espagne) ; deux coups de feu aux reins et à la cuisse à Talavera. »
(Proposition du duc de Bellune.)
QUEUNOT (Mathieu), commandant le 9 e dragons, ifc. — Né le 27 mars 1766 à Gray (Haute-Saône).
Cinq blessures : trois coups de feu devant Valenciennes, Maubeuge et Le Quesnoy, coup de boulet en avant de Nuremberg, coup de feu reçu au pont de Dillingen.
(Proposition du duc de Bellune.)
RAMBOURGT(Gaerirl-Pierre-Patrice), colonel de cavalerie attaché au prince vice-roi d'Italie, O. #. — Né le 8 novembre 1773 à Fontaine-Saint-Georges (Aube).
Sert depuis 1792. S'est emparé de plusieurs pièces de canon. Entra le premier dans les retranchements du fort de Malborghetto, à Toulon. Blessé de deux coups de sabre à la tête, à Kaiserslautern ; a eu, en 1804, la jambe gauche fracturée par la chute de son cheval tué par un boulet.
RONZIER (Pikrre-François-Gabkiel), commandant le y5« de ligne, ifc. — Né le 9 juin 1764, à Valenciennes (Nord).
Sert depuis 1784. Le 7 nivôse an III, à l'attaque de Bréda (Hollande), à la tête de deux compagnies, enleva à l'assaut le fort de Stuivezande et prit plusieurs pièces de canon.
Depuis que le colonel Honzicr est à la tête du a5 e à l'armée d'Espagne, dans toutes les n flaires où le régiment a pris part, il a soutenu la réputation d'une bravoure caractérisée, faisant d'excellentes dispositions et donnant l'exemple du courage et de l'intrépidité.
; (Proposition du duc de Bellune.)
SAINT-GENIES de i/rSLE de FALCON (de) (Jean-Marie- Nokl), commandant le 19" dragons, (). — Né le 25 décembre 177G à Montauban (Tarn-et-Garonne),
COLONELS
Campagnes depuis 179a; ancien aide de camp des généraux Bertin, Leclerc, Menou.
SAINT-MARS (de) (Joseph-César), commandant le 3 e chasseurs à cheval, ancien aide de camp du maréchal Lannes, O. ifc.
— Né le 18 novembre 1778 à Avesnes (Nord).
Blessé à Hollabrûnn, à Austerlitz, à Friedland ; plusieurs coups de sabre à la tête, devant Vienne.
SALMON (Jean-Jacques), commandant la 3 e demi-brigade, O. — Né le i3 octobre 1759 à Caen (Calvados). 17 campagnes, une blessure.
Officier avantageusement connu et distingué sur tous les rapports.
(Général Tharreau, I er octobre 1809.)
SERRANT (Joseph), commandant le 3 e chasseurs illyriens.
— Né le ao janvier 1767 à Saint-Pierre (Martinique).
Ce colonel, recommandable par de longs et bons services, a reçu trois blessures : la première à la Martinique, le 16 février 1794, cn combattant contre les Anglais ; la seconde, le 8 brumaire an VIII, sur la Stura; la troisième, le ai mai 1809, dans la Croatie militaire.
(Général Bertrand au Grand Chancelier; Laybach, 1 3 septembre 181 1.)
STEENHANDT (Charles), commandant le ai' chasseurs à
cheval, O. ifiî. — Né le ai octobre 1765 à Bruges.
J'ai l'ait 17 campagnes, j'ai reçu cinq blessures dont une m'a fracturé la jambe. J'ai deux actions d'éclat : la première au bombardement de la forteresse de l'Écluse, où je me suis jeté le premier dans une redoute ennemie; le seconde, à la bataille d'Ocanu où, après m'ôtre précipité au milieu d'un bataillon ennemi, j'ai enlevé une pièce de canon, conduit mon régiment à la charge, pris trois drapeaux et t\ à 5.000 prisonniers.
(Steenhandt au Grand Chancelier.)
THEVENET (Louis-Marie-Joseph), commandant le 13 e léger, O. %. — Né le a5 novembre 1773 à Dunkerque (Nord).
Eneampagne depuis 1793. Blessé de coups de feu à Marengo, Iéna, Eylau.
(Propositions du général Tharreau et du général Dupas; Wolkersdorf. i5 octobre 1809.)
TRIAIRE (Jean-Joseph), colonel aide de camp attaché à S. A. S. le Prince vice-roi, G. ifc. — Né le 19 mars 1764 à Mazct, commune de La Rouvière (Gard).
Sert depuis 1783.
Blessures : coups de feu au poignet gauche et à l'épaule droite, le 2 juillet 1794. à Glosteraubach ; coup de sabre à la main droite, le 1 1 mars 1797, à Bellnne ; coups de baïonnette à Tarvis et Nafels, 1797- 1798; coup de lance à Stockait, le 26 mars 1800; coups de sabre à Landshut ; coup de feu, le a mai 1809 ; coup de sabre, le 8 mai 1809; coup de feu à Raab, le 22 juin 1809.
VALLIN (Louis), commandant le 6 e hussards, O. ifc. — Né le
16 août 1770, à Dormans (Marne).
Ce colonel mérite, sous tous les rapports, son admission dans l'Ordre des Trois Toisons. Il a été blessé à deux reprises : la première fois, le i5 avril, d'un coup de sabre à la tête, et le 8 mai d'un coup de sabre au bras. Sa bravoure, sa bonne conduite et la belle et bonne tenue de son régiment, lui méritent cette récompense.
(Général Bcrckcim au Grand Chancelier; Gratz, 1 er octobre 1809.) •
VAUTRÉ (Victor), commandant le 9 e de ligne, * . — Né le 10 mai 1770 à Dompaire (Vosges).
A Austerlitz, le 18 e de ligne dont il commandait le a e bataillon, prit cinq drapeaux, enleva treize pièces d'artillerie et perça trois fois les colonnes ennemies. A Saint-Daniel, avec le bataillon des voltigeurs italiens, il tourna la ville, culbuta deux régiments dans des marais et s'en empara. Le i5 mai 1809, il enleva avec 3oo voltigeurs les montagnes de Malborghetto, défendues par plus de 2.000 hommes.
Blessé d'un coup de feu au siège du Quesnoy; deux blessures reçues à la jambe et aux reins à la bataille d'Heilsberg et deux autres le 7 juillet 1809.
(Proposition du général Broussier.)