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et la pratique de l’aviation. Ils varient également avec l’âge, les blessures, les maladies et la fatigue.
Il y a lieu d’attacher la plus grande importance à la stabilité des réactions. Broca propose d’éliminer tous les candidats présentant dans le sens horizontal une réaction supérieure à vingt centièmes de seconde ou des écarts supérieurs à cinq centièmes de seconde à des observations successives. Il ne tolère, pour le sens sagittfl que douze centièmes et des écarts infé-
rieurs à quatre.
$ V. — COMMENT LES NOYAUX OCULO-MOTEURS RÉAGISSENT-IL À UNE EXCITATION DES VOIES
NESTIBULAIRES ?
a) Nystagmus post-rotatoire. — Au fauteuil tournant, on fait exécuter au sujet dix rotations en flanc droit. Le nystagmus dure environ trente secondes (le temps rapide étant dirigé du côté opposé à la gyration). Il peut être controlé :
1° Par l'observation du regard latéral du sujet.
2° En observant le regard direct du sujet, derrière des lunettes en verre dépoli (Hautant).
3° Par le « contrôle visio-dactyle » de R. Foy.
L’index de l’observateur reposant légèrement sur les paupières abaïissées du sujet sent les oscillations, en nombre et en amplitude (90 à la minute).
4° Par la « méthode de la flamme chantante »
(Novak).
Une flamme longue de un centimètre vibre lors-
AO
qu’on la coiffe d’un tube de verre. Dans une chambre noire, elle apparaît comme une simple raie, mais en cas de nystagmus, elle se présente comme une série de lumières en dents de scie. Cette impression apparaît dès la première secousse et cesse avec la dernière.
Cette méthode est pratiquée par Bentley et Griffith à l’Université d’Illinois.
b) Nystagmus post-thermique.
1° Epreuve à l’eau froide (Barany) : Eau à 26°, sous une pression de cinquante centimètres. Le sujet regarde du côté opposé à l'oreille injectée. Chez un individu normal, nystagmus de une à deux minutes, au bout de quarante secondes.
2° Epreuve à l'eau chaude : Eau à 40°. Le sujet regarde du côté de l'oreille injectée. Le nystagmus. apparaît au bout de 50 à 90 secondes et persiste de deux à trois minutes. )
3° Epreuve au chlorure d’éthyle Dundas-Grant).
4° Par refroidissement à la glace, d’une masse d’air projetée dans le conduit auditif externe à l’aide d’une souflerie à main (Rozier).
5° Epreuve à l’air froid (R. Foy).
On utilise une bouteille à air comprimé. L’extrémité du pistolet doit être introduite à un centimètre dans le conduit auditif externe. La pression est réglée à 30 cms de Hg.
Normalement, le nystagmus apparaît au bout de trente secondes et dure un peu moins de trois minutes, avec une fréquence de quatre-vingt-dix pulsations à
la minute. (Ne les compter qu’une fois le phénomène bien établi.)
Le réflexe étant déclenché, on peut faire varier la position de la tête du sujet pour interroger plus particulièrement tel ou tel canal (Lombard). La tête légèrement inclinée en arrière paraît une position satisfaisante pour l’examen de l’ensemble des canaux.
c) Epreuve des mouvements brusques. — Dans certains cas de lésions circonscrites de l’appareiïl vestibulaire central ou périphérique, un mouvement brusque de la tête peut déterminer une sorte de crise nystag-
mique de quelques secondes.
$ VI. — MOUVEMENTS RÉACTIONNELS
, a) Epreuve de l'indication de Barany. — On fait . asseoir le sujet et, étant assis devant lui, on le prie de porter rapidement son index droit successivement de son genou à un de nos doigts placé assez haut devant lui. L'épreuve est effectuée les yeux ouverts puis les yeux fermés. On la recommence avec l’index gauche.
Un sujet sain exécutera le mouvement de va et vient
sans déviation.
b) Epreuve de Hautant.— Le sujet est placé debout, les yeux fermés. On lui dit d'étendre les deux bras horizontalement et parallèlement devant lui. I n’y aura aucune déviation spontanée qu’eh cas de lésion des voies vestibulo-bulbo-cérébelleuses (du côté de la lésion si celle-ci est irritative, du côté opposé si elle est destructive).
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c) Indication post-rotatoire. — Le sujet vient d’exécuter l’épreuve du fauteuil. À l'arrêt, tout en restant les yeux fermés, il doit étendre le bras horizontalement devant lui. Normalement, il le déviera un peu dans le sens de la gyration. Dans les cas pathologiques cette déviation sera exagérée, absente ou, plus souvent encore, orientée toujours du même côté, quel que soit le sens de la rotation.
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