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sont valables que |)our une posilion donnée du système eu rotation, nous obtenons ce qui suit : dans la rotation du crAnc autour de l’axe sagittal et à gauche, l’obliquité de ce qui èlail antérieurement le canal semi-circulaire horizontal correspond à celle de la ligne LV, et l’obliquité de ce qui était antérieui'ementle plan vei-lical à celle de la ligne LU. Le contraire s’observe naturellement dans la rotation du crâne à droite, où les plans correspondants présentent des inclinaisons équivalentes à celles des lignes RV et RH. Gela signifie donc cpéau cours de leurs rotations, Icsplans horizontaux deviennent plus ou moins verticaux et les plans qui étaient verticaux deviennent horizontaux. Si l’angle de rotation était exactement de 90", cette transformation des plans devrait ôti’e complète. Si donc il s’agissait d’un système de coordonnées purement physique, le mécanisme des erreurs qui se produisent au cours dos rotations do la tète autour de son axe sagittal poui'rait s’expliquer facilement |>ai‘ cette Iransformation : les lignes tracées correspondraient alors exacteme)U à l’obliquité des plans.

Mais comme nous nous trouvons ici en [)résence d’un système physiologique de coordonnées, la loi des énergies spécifiques s’oppose à une pareille interprétation. Et, en effet, toutes les o.x|)ériences que j’ai exécutées pendant une durée de trente années ont montré, pour employer les termes dont je me suis déjà servi en 1,873 (|ue, « chaque cancd semi-circulaire se trouve en rapport fonctionnel avec une des directions de l'espace ». Ceci a été démontré depuis, d’une façon indiscutable et concordante, par les nombreuses expériences faites sur chaque canal semi-cii'culaire isolément et exposées en détail dans les chapitres précédents.

Aussi peut-on se demander, si on est autorisé à admettre que le fonctionnement des canaux semi-circulaires change d’après Icup déplacement dans l’espace, le canal horizontal pouvant alors remplir les fonctions du vertical et vice versa. Ainsi formulée, cette supposition serait inadmissible : elle n’est d’ailleurs même pas nécessaire. Les choses peuvent se comporter d’une façon différente. Nous avons déjà montré à plusieurs reprises dans nos recherches antérieures, que par la

lînURUnS DANS I,A PEUCRPTION UES DIRECTIONS 279

fusion (les sensations des deux jiaires de canaux semi-circulaires se forme dans noire cerveau la représenlalion d’un syslème de coordonnées rectangulaire idéal sur lequel sont projetées toutes les sensations fournies par nos antres sens, afin de rendre possible l’orientation dans un espace à trois dimensions. Ce système de coordonnées idéal se trouvera déplacé pendant les rotations de la tète et comme dans tout système g’éométrique de pareilles coordonnées, leur signification, en tant que coordonnées verticales ou horizontales, changera nécessairement à chaque déplacement. V hjjpothèsù d'une pareille transformation de valeur des plans des coordonnées peut même être admise, sans C[ue le principe des énergies spécifiques des canaux semi-circulaires en subisse la moindre atteinte.

Nous percevions les directions verticale et horizontale dans une position oblique, opposée éi l' inclinaison de la tète, parce que, dans l’ inclinaison correspondante de la tête, les directions du système de coordonnées idéal sont obliques et penchées en sens opposé. Vu l’inSuffisance de nos connaissances actuelles sur la fa(;‘.on, dont les terminaisons nerveuses dans les canaux semi-circulaires sont frappées et excitées par les ondes sonores, celle interprétation des erreurs de direction qui nous occupent peut être considérée comme satisfaisante. Elle peut éventuellement être confirmée et complétée par l’essai d’une interprétation \iuve.n\cni psychologique . Cet essai reposait sur l’association des [lerceptions de certaines attitudes de la tête avec des sensations déterminées des directions des sons, correspondants à ces altitudes. Nous inclinons par exemple notre tête sur l’épaule gauche toutes les fois que nous donnons à notre oreille une position nécessaire pour définir avec exactitude la direction d’un son venant d’en haut et du côté droit. C’est pourquoi cette inclinaison de la tête et le déplacement correspondant des plans des canaux semi-circulaires sont associés à la perception d’une direction oblique, allant de droite en haut ci gauche en bas, c’est-à-dire du tympan droit à l’oreille gauche. D’où l’obliquité do la ligne verticale dans nos expéi'iences correspondantes.

Considérée en elle-même, celle explication psychologique de 1 erreur serait insuffisante, pour la simple raison que nous

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dessinons la direction horizontale comme oblique, même quand nous la traçons avant la direction verticale (voir plus haut). Cette obliquité ne peut, en effet, être inlerprétée qu’à l’aide de la tendance au maintien de l’angle droit, c’est-à-dire à l’aide du déplacement de tout le s^^stème de coordonnées.

En étudiant les déplacements des plans des canaux semicirculaires sur le crâne ouvert, j’avais encore pensé à un troisième mode d’explication des erreurs qui se produisent pendant les rotations de la tête autour de l’axe sagittal. Les directions des erreurs, portant sur les lignes verticale et horizontale, correspondent assez exactement aux inclinaisons des axes des canaux semi-circulaires vertical et horizontal. En décrivant les rotations forcées qu’exécutent les animaux dont une paire quelconque de canaux semi-circulaires a été coupée ou excitée, j’ai insisté tout particulièrement sur ce fait que les rotations dont il s’agit s’accomplissent autour des axes des canaux lésés. C’est ainsi que les animaux dont les deux canaux semi-circulaires horizontaux ont été sectionnés tournent autour de l’axe vertical de ces canaux, tandis que ceux dont on a détruit les canaux verticaux (postérieurs) tournent autour des axes horizontaux do ces derniers L

L’erreur d’Aubert étant identique à celle que j’ai observée, les interprétations proposées pour celle-ci s’appliquent également sans difficulté à celle-là. Ceci n’a pas besoin d’autres preuves. Mais, j’ai essayé, au cours des observations exposées au paragraphe 11, de chercher dans une autre direction l’explication de' l’opposition qui existe entre l’inclinaison de la post-image ef celle de la ligne éclairée.

Il m’est impossible d’exposer ici tous les détails de cette tentative ; voici toutefois l’enchaînement des idées que j’ai suivies en vue de cette explication. On sait que les tentatives faites jusqu’ici dans le but d’expliquer le redressement de l’image rétinienne dans notre conscience n’ont encore donné aucun résultat satisfaisant. D’après l’hypothèse de Jean Muller, aucun redressement de ce genre ne se produirait et nous ne voyons pas les choses extérieures là où elles sont

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