II. HOMOLOGATION
Celte origine neurale du nerf labyrinthique l’a fait ajuste titre considérer par quelques auteurs comme une racine postérieure médullaire, dont le ganglion spinal se fragmenterait à mesure
ANATOMIE
que se divisent les papilles auxquelles il distribue ses prolongements périphériques. 11 formerait ainsi une paire mixte avec le facial. Cependant Ayers rattache le nerf sacculaire au glosso-pharyngien. En réalité, le nerf de la septième paire et celui de la huitième sont primitivement des formations parallèles ; le premier cessant bientôt d’être sensilivo-sensoriel pour devenir moteur, le second restant un nerf tactile sous-ectodermique.
L’homologation du nerf labyrinthique avec une racine médullaire postérieure, homologation qui semble devoir s’imposer, nous sera très utile pour le classement des conducteurs nombreux que nous aurons à étudier.
Les fibres des racines postérieures sont de deux ordres (Bechterew). Les unes, internes, plus épaisses, s’engainantde myéline avant les autres, se dirigent pour la plupart vers la base de la corne postérieure et particulièrement vers une formation de grosses cellules, colonne de Clarke d’ou partent des prolongements centraux qui gagnent plus spécialement le cervelet. Le nerf labyrinthique possède également de son côté de grosses fibres inlernes à engainement précoce, qui se dirigent aussi pour la plupart vers les noyaux postérieurs, prolongement de la base des cornes postérieures, et particulièrement vers une formation de grosses cellules, noyau de
NERF LÀBYR1NTIQUE
Bechterew d’où partent des fibres centrales qui gagnent plus spécialement le cervelet. C’est le nerf vestibulaire.
Les racines postérieures ont, d’autre part, des fibres minces et grêles à engainement tardif qui aboutissent en partie à la tète de la corne postérieure. De même le nerf labyrinthique a des fibres externes minces, tardivement engainées qui se terminent dans le noyau antérieur et le tubercule acoustique, prolongements de la tète des cornes postérieures. C’est le nerf cochléaire ou auditif.