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CHAPITRE VI

LES ORGANES LABYRINTHIQUES

Ce sont des appareils otocystiques dans lesquels l’inertie du liquide va peu à peu jouer le principal rôle dans la physiologie de l’organe : le mode de déplacement imposé au liquide contenu dans la cavité labyrinthique est régi par la forme même du contenant.

Cette forme devient de bonne heure extrêmement compliquée et sa complication la différencie suivant un plan général. Aussi serait-il préférable d’observer pour ces organes une sériation morphologique et physiologique si l’on ne considérait que le labyrinthe lui-même; mais il s’entoure bientôt de parties accessoires qui varient avec le type squelettique, avec les rapports entre la cavité labyrinthique et l’extérieur, avec les espaces endocraniens, avec les formations pneumatiques qui vont s’interposer, avec l’habitat liquide ou aérien de l’animal, sans compter les types de régression et les adaptations extérieures qui ne suivent plus une différenciation uniforme et s’opposent à une mise en série bien régulière.

PH YSIOGÉNIE

Je me contenterai donc d’étudier les différentes formes d’appareils labyrinthique en passant des simples aux complexes et en les classant simplement de telle façon que l’étude de chaque type soit toujours facilitée par celle des précédents dans la série, jusqu’à ce que nous arrivions à l’oreille de l'Homme qui sera reprise plus spécialement.

Le premier de tous les appareils labyrinthiques est l’organe central du Cténophore (Ca/lianira), dont nous avons vu le mode si remarquable de circulation endolymphatique. Mais cet organe est aussi difficile à mettre en série que l’animal qui le porte est difficile à classer dans la série animale et je ne le rappellerai que pour mémoire.

En étudiant les organes otocystiques, j’ai laissé de côté l’otocyste si remarquable de la Seiche, parce que ce Céphalopode se distinguait des autres Mollusques par la forme véritablement labyrinthique de sa vésicule auriculaire. En se maintenant au seul point de vue physiogénique, il est possible d’en faire l’organe labyrinthique clos le plus simple et de faire dériver directement de lui les labyrinthes des Vertébrés. Cet enjambement ne m’arrêterait pas, si je ne croyais pouvoir plus légitimement, c’est-à-dire en gardant à la fois le point de vue morphogénique et physiogénique, faire dériver les organes

LES ORGANES LABYRINTHIQUES

labyrinthiques auriculaires des Veiiébrés des organes latéraux que nous avons étudiés plus haut. Je commencerai donc par le labyrinthe du Céphalopode que je décrirai de façon à l'associer étroitement aux formations labyrinthiques des premiers Vertébrés, et particulièrement de la Myxine.

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