‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 37 sur 113 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Auri faber, telle est l'étymologie latine du mot orfèvre. Sous les Romains, c'était celui qui fabriquait les objets d'or et d'argent. Au moyen âge, la corporation des orfèvres comprit aussi les bijoutiers et les joailliers. Les bijoutiers fabriquaient plus spécialement les parures d'or et d'argent ; les joailliers sertissaient les diamants, les pierres précieuses et les perles. De nos jours, la bijouterie et l'orfèvrerie se confondent si souvent dans leurs productions, qu'il faut les réunir. L'orfèvre a pris aussi la place de l'argentier.

D'ailleurs, « séparer ces professions est un contresens, » a dit M. Fontenay. Pour exceller dans l'un et l'autre de ces métiers artistiques, il est nécessaire de savoir modeler, dessiner, de connaître les principes de l'architecture, afin de donner aux ouvrages de l'élégance, de la tournure et de ne pas les charger d'ornements superflus. La mise en œuvre est ensuite à peu près la môme, qu'il s'agisse de créer un flambeau, de monter un bijou ou de sertir un diamant. C'est la même famille d'ouvriers qui fond, martèle ou cisèle ; aussi avons-nous pris le mot « orfèvre » pour titre de ce chapitre, bien que nous devions nous y occuper aussi des bijoutiers et des joailliers.

Avant la conquête, les orfèvres d'Alger n'étaient pas horlogers. Comme nous l'avons vu, ils s'étaient tous groupés dans le Souq-es- Siàgha, où ils ne venaient que pour travailler et vendre leurs ouvrages,

Définition

COUTEAO

Page 1