‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 45 sur 113 · OR ET ARGENT · texte numérisé non relu

OR ET ARGENT

w*»i deheb et -^-a» foddha. Les Arabes ont, de tout teriips, beaucoup employé l'or dans leurs travaux. Une des deux espèces d'or connues au moyen âge s'appelait l'or d'Arabie. Tandis que des légendes se formaient autour de l'or espagnol, qui passait pour être composé de cuivre, de basilic, de sang humain et de vinaigre, on connaissait mieux la composition de l'or

d'Arabie. Il était rouge. Commo ... -

l'antiquité en avait déjà faitl'ex- «gui nra n.IMHU,

périence,onobtenaitcotle couleur (Bucciti au ■ h* chiche*.)

par un fort mélange de cuivre.

Pour savoir si l'or était pur, on le mettait au feu. S'il y perdait son éclat, le cuivre avait été mêlé à doses trop élevées.

Les orfèvres arabes suivent, en tout, la tradition. L'or, l'argent, là corne, le corail, ont été ou sont actuellement les principales matières employées à la fabrication des bijoux algériens.

Sous la domination du dey, l'or sans alliage provenait des lingots tenus en réserve dans la Casbah. Il arrivait aussi de la poudre d'or par les caravanes du Soudan, qui passaient par le Mzab.

Mais il y avait aussi, pour la fabrication des bijoux, « l'or et l'argent d'Alger, » fortement mélangés de cuivre, comme le relatent les inventaires des notaires dans les premiers temps de la conquête.

L'or et l'argent dont.se servent maintenant en Algérie les orfèvres et les bijoutiers viennent de Paris, principalement du Comptoir d'Escompte et de la maison Lyon- Allemand. L'argent arrive en

L'or d'Arabie

au moyen âge.

Procenance

de l'or et de l'argent.

Titres des bijoux d'or et d'argent.

grenailles, en lingots, en fils et planés au 1er titre, et en fils et planés seulement au 2e titre. L'alliage avec le cuivre se fait à Alger. L'or n'est expédié qu'au 1er titre, avec une tolérance de quelques millièmes.

Une très grande quantité de bijoux démodés sont également soumis à la fonte : c'est un perpétuel recommencement. Il n'est pas jusqu'aux monnaies démonétisées qui ne soient appelées à payer un tribut à la fabrication de l'orfèvrerie indigène. Ce sont surtout les pièces du Pérou et celles à l'effigie de Ferdinand do Naples que les indigènes continuent à englober sous le nom générique de « Douros. »

Depuis l'établissement du Contrôle de la garantie, tous les bijoux d'or sont a l'un des trois titres légaux : 920 millièmes, 840 millièmes, 750 millièmes. Les ouvrages au troisième litre sont de beaucoup les plus nombreux.

Ce n'est que depuis 1859, date à laquelle les bijoux ont été soumis, en Algérie, aux prescriptions de la loi de brumaire an VI, que l'argent se trouve à l'un des deux titres réglementaires : 950 ou 800 millièmes. Autrefois, on trouvait des bijoux en argent variant entre 200 et 400 millièmes dans le département d'Oran, entre 240 et 614 dans celui de Constantine. A Blida, le titre était plus élevé (500 millièmes). Il atteignait 600 et 650 à Alger.

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