AVANT-PROPOS VII
pour mener à bonne fin une pareille entreprise. Je l'avais* abordée avec ardeur, croyant trouver partout aide, appui et renseignements. Mes prévisions optimistes ne se sont pas réalisées. La moindre conquête sur l'esprit humain exige beaucoup de persévérance. Je n'en ai pas manqué. Sans me décourager, j'ai remonté le courant, laissant descendre derrière moi la routine et l'envie.
Comme une préface ne saurait être un réquisitoire plein d'amertume, je suis heureux de constater qu'à côté des obstacles dressés sur ma route par une indifférence mal déguisée, j'ai reçu, comme on le verra plus loin, de si précieux encouragements, au fur et à mesure que l'horizon de mes recherches s'élargissait devant moi, qu'ils m'ont fait oublier bien vite les heures déprimantes de la lutte.
Je ne le sais que trop : mon livre, composé quelquefois avec les livres des autres, pourra donner lieu à certaines critiques. Le temps m'a manqué pour lui donner la forme que j'aurais souhaitée. J'ai dû interroger cent personnes, parcourir deux cents volumes, accumuler des milliers de notes. Je ne donne ici que le résumé de mes lectures et les réponses à mes questionnaires.*
Malgré tout le soin, toute la conscience apportés à la rédaction et à la correction de cet ouvrage, il s'est certainement glissé quelques erreurs dans les noms, faits et dates qu'il renferme. Que le lecteur indulgent les pardonne à l'auteur qui n'est pas infaillible ! Il accueillera avec plaisir dans l'errata raisonné d'une nouvelle édition les communications lui permettant de rectifier ses méprises.
Autre avertissement utile : afin de ne pas indiquer sans cesse les emprunts que j'ai dû faire, aussi pour éviter des citations tronquées, ne pas surcharger le bas des pages de notes qui alourdissent le texte, et surtout dans la crainte d'oublier de restituer à chacun ce qui lui