PERLES FAUSSES
***j*>j*j*> djouher harami. — Les perles de verre sont fabriquées en Bohême ou en Italie. Elles sont tantôt creuses et soufflées. Celles de Bohême sont supérieures : la masse contenant 10 colliers et chaque collier 20 perles, vaut environ 40 centimes. Celles de Venise, tantôt pleines et rondes, sont mieux faites. La masse, composée de 5 colliers de 50 perles de différentes couleurs, se vend 15 centimes les 250 perles. Tantôt enfin en forme de cœur et taillées à facettes, trouées en long pour être enfilées, elles viennent d'Italie ou de Bohême et se vendent à raison de 5 francs les mille perles.
Toutes les sortes et toutes les couleurs s'écoulent facilement pour faire des colliers des nuances les plus variées, depuis le blanc crème jusqu'au rouge le plus foncé.
L'Aurès a adopté les plus petites perles bleues dites perles fourmis. Elles se vendent à raison de 3 francs le kilog. Constantine prend les perles moyennes et Tougurt les plus grosses perles.
Les perles dites de Bohême, soufflées en tubes allongés ef irréguliers, de couleurs bleue, mordorée, rose et blanche, s'emploient dans tous les villages de la Kabylie, depuis Tizi-Ouzou et Fort-National jusqu'à Azazga, Palestro et Dra-el-Mizan. On les trouve dans le commerce algérien par masses de 10 colliers contenant chacun 10 perles. Le prix ordinaire est de 10 centimes la masse. Les femmes peuvent se parer ainsi de colliers à bon marché. Il faut dire qu'ils durent peu.
La perle noire mélangée au corail sert à faire le collier tislaguine, à plaque centrale sur laquelle se fixent cinq à six rangées. La vente se fait à la masse de 100 perles environ 20 centimes.
Alger remplace la perle fine par la perle artificielle, soufflée, remplie intérieurement d'écaillés d^ablettes en poudre fixées par la colle de poisson, puis par la cire blanche. Elle vient d'Europe.
Paris fabrique avec des noix de corrozos importées du Guatemala j,e corrozo. des perles teintées de noir, de brun ou de rouge qui servent à confectionner les chapelets comportant chacun 99 grains divisés en trois parties de trente-trois grains chacune et séparées par un chahed «x*U» (témoin) (1).
(1) Chacune de ces trois séries est consacrée à une prière très distincte : ainsi la première série doit être égrenée en prononçant à chaque grain la formule du
tiamd (louange) : d& J^.^1 alhamdou lillati (louange à Dieu) ; la deuxième série
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