‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 68 sur 113 · COLLIER D'OR · texte numérisé non relu

COLLIER D'OR

(Trouvé à Carthage.)

à la Tripolilaine, commandaient à des pasteurs ou à des agriculteurs qui ignoraient encore l'art et l'industrie. Le Nord de l'Afrique définitivement conquis par les Romains, la Maurétanie et la Numidie virent s'élever de grandes cités qui se peuplèrent rapidement.

Si les manouvriers et les ouvriers élaient barbares, les architectes et les constructeurs étaient romains et travaillaient pour leurs compatriotes : forum, théâtres, thermes , cirques , fortifications, tous les monuments étaient romains.

A coup sûr, les œuvres des orfèvres procédaient du môme style. Les fibules des fouilles de Cherchell nous le prouvent suffisamment. Tous les bijoux algériens de cette époque se retrouvent donc dans les modèles connus des bijoux romains de la même période. Il serait trop long de les énumérer. Les ouvrages dans lesquels ils ont été décrits abondent.

Mais l'influence chrétienne se fait bientôt sentir. Les temples se transforment en églises. Des chapelles s'élèvent. Le catholicisme triomphe du paganisme. L'évêque d'Hippone, saint Augustin, devient tout-puissant. Les modèles arrivant d'Antioche et d'Alexandrie inspirent alors les artistes du pays, pour la richesse du vêtement et l'ornement des basiliques.

D'après Eugène Fontenay, les fidèles de l'Église naissante adoptent, comme symbole sacré, sur leurs bagues, le poisson, dont le nom grec ictus se compose des cinq lettres initiales des mots 1**0; Xomoç «m; vr>; *wT>s', signifiant: Jésus-Christ, Dieu-fils, Sauveur. D'autres portent des bagues à trois grains, rappelant la Sainte Trinité. C'étaient comme des insignes destinés à permettre aux chrétiens de se reconnaître entre eux.

Quand les Vandales arrivent par les Colonnes d'Hercule, ils rencontrent un pays sans défense. Les somptuosités du culte s'effacent devant les persécutions des Ariens. Les nouveaux conquérants n'ont

Vart détient romain.

Période chrétienne.

L'art des Vandales.

Fin

de la civilisation antique.

Sidi Oqba.

Le style arabe

créé par les Coptes d'Egypte repousse la formule grecquebyzantine.

que des bijoux de forme rud i me n taire, avec des cloisonnements barbares, qu'ils ont trouvés dans leur immense butin. Ils sont la plupart du temps formés d'un verre central taillé en cabochon, entouré d'autres verres grossiers enfermés dans des cloisons. Sous Genséric, les arts, loin de progresser, font un retour en arrière.

Mais les Ariens schismatiques se sont emparés des biens de l'ancien clergé qui a fui vers d'autres cieux. Aussi l'or devient rare par suite de l'invasion; il n'est plus employé qu'avec parcimonie dans les bijoux. Ce sont surtout des feuilles minces qui recouvrent du mastic durci. Les bijoux massifs sont fort rares.

Bélisaire arrive en Afrique pour rétablir l'influence de Justinien. Les Latins reprennent la plus grande partie des anciennes provinces qu'ils avaient possédées.

Bientôt, la décadence de l'Empire d'Orient s'infiltre partout, et, dans l'armée, un militarisme d'apparat remplace les vertus guerrières chez les lourds soldats byzantins, indisciplinés et mal payés. L'Afrique va être une proie facile pour les envahisseurs arabes, aux rapides coursiers.

Les places fortes sont dégarnies lorsque le peuple du désert se répand comme un torrent sur l'Afrique. Les soldats grecs déposent les armes. Les Berbères, entraînés dans la débâcle générale, luttent en vain. Ils sont vaincus sur tous les points du territoire. — La civilisation antique de l'Afrique avait vécu.

Les historiens arabes, transformant l'histoire en légende, racontent que Sidi Oqba, lançant son cheval dans les flots en face de Gibraltar, s'écria qu'il aurait conquis le monde si la mer ne l'avait pas arrêté. Ce récit musulman symbolise l'Islam s'étendant au Nord et à l'Ouest de la Méditerranée, suivant les prescriptions du Prophète.

Ce n'était jusque-là que la marche triomphante d'un peuple de pasteurs sémites, ennemis de l'art, qui n'habitaient pas les villes, vivaient sous la tente, dédaignaient la culture et n'aimaient que les grands espaces.

Aussi, pour rester maîtres des pays conquis, les nouveaux envahisseurs, guidés par des chefs syriens plus affinés qu eux, se résignèrent à occuper les grands centres. Voulant prendre possession du sol et des âmes, il leur fallut construire des asiles pour la prière, puis autour des mosquées, des palais pour les chefs, des maisons pour les serviteurs. Ce fut d'abord au Caire le quartier général des

ORNEMENTATION

conquérants. Les architectes avaient sous les yeux les traces laissées par les civilisations éteintes. Leur art qui naissait se développa rapidement, formé d'éléments divers, surtout du byzantin de Haute- Syrie plutôt que du byzantin hellénique.

Les Coptes, des chrétiens, furent leurs initiateurs et jouèrent le principal rôle dans le nouveau mouvement artistique. L'école d'Alexandrie prit comme base les assemblages géométriques, conformes à ses tendances spiritualistes. Le style fut surtout musulman, répondant à une ferveur qui allait jusqu'au mysticisme. Une couche de plâtre fit tout d'abord disparaître la croix dans les églises, et le mihrab indiqua la direction de la kâaba de La Mecque. Comme les iconoclastes, les Arabes supprimèrent, défendirent la reproduction de la figure humaine.

S'inspirant de la Bible, Mahomet avait écrit dans la Sounna que les idoles étaient des abominations de Satan. Dans le Haddith, ses disciples avaient développé et précisé : « Malheur à celui qui aura peint un être vivant ! Au jour du jugement dernier, les personnages qu'il aura représentés sortiront du tombeau et viendront se joindre à lui pour lui demander une âme. Alors cet homme, impuissant à donner la vie à son œuvre, brûlera des flammes éternelles. » Et plus loin : « Dieu m'a envoyé contre trois sortes de gens pour les anéantir et les confondre. Ce sont les orgueilleux, les polythéistes et les idolâtres. Gardez-vous donc de représenter soit le Seigneur, soit l'homme, et ne peignez que des arbres, des fleurs et des objets inanimés. »

Fidèles observateurs de la loi, les Musulmans créèrent alors l'incréé. Les plus austères s'interdirent la reproduction de tout ce qui vit ou a vécu. Pour respecter complètement l'apanage de Dieu, les fleurs furent hiératiques, avec des fleurons imaginaires. Les feuilles simulèrent des fers de lance. Les monnaies n'eurent plus d'effigie. Les animaux prirent des constructions chimériques : les mufles devinrent des mascarons, les griffes des denticules, les lèvres des feuillages et les crinières des palmettes. Les lions de marbre du Patio de los Leones, de l'Alhambra, ne pourraient vivre s'ils étaient de chair et d'os.

La Perse, moins orthodoxe dans ses croyances musulmanes, s'affranchit de cette règle sévère. Elle n'admit pas l'interdiction de la faune et de la flore et reproduisit des guerriers combattants sur

Reproduction des figures animées.

La Sounna

elle Haddith.

Philosophie

l'art arabe.

Fin

des

Fatimites.

Domination turque.

ses faïences et, dans ses livres, elle mit des miniatures, h l'instar de Tlnde. Le Coran, d'après elle, n'interdit nullement de tracer des ligures sur le papier, puisque, n'étant pas solides, elles no donnent pas d'ombre.

Aussi, l'art pur arabe se compose surtout de lignes aux ondulations harmonieuses. La calligraphie, les entrelacs et la polygonie forment des combinaisons multiples. Les dessinateurs retirent de merveilleux effets du compas et de la règle dans leurs assemblages do traits géométriques. C'est l'époque des belles lampes de mosquées, des tables en cuivre, des chandeliers incrustés d'argent, des coffrets en ivoire, garnis d'armatures d'argent repoussé. Et comme, d'après M. Al. Gayet dans Y Art arabe, il fallait à ces âmes profondément sentimentales des symboles partout, pour répondre au mysticisme ardent des esprits : la ligne droite représenta le calme ; la verticale, l'élan de la pensée ; l'oblique, la tristesse. Le polygone étoile pouvait se traduire par la vie céleste ; l'entrelacs, par l'humanité si compliquée; l'heptagone, par la mélancolie et la fatalité.

Au commencement du seizième siècle (1513), la chute de l'empire des Khalifes, par la victoire de Scylim, met fin à la domination des Fatimites. Les Turcs deviennent maîtres de l'Orient.

C'est alors un retour vers les arts indiens et persans. Les constructions mathématiques ne disparaissent pas, mais l'art nouveau ajoute à la décoration générale des motifs moins précis dans leurs lignes rigides. C'est partout une profusion de rinceaux, avec des enroulements infinis, et d'arcs cissoïdes. La faune est représentée par le cyprès. La flore par l'anémone, la rose, le lis, le chardon. Le rôle de la fleur devient prépondérant. L'œillet, la tulipe, la jacinthe et le tournesol parsèment les anciennes compositions géométrales des Fatimites. Les vases d'où sortent ces fleurs ont la forme lourde, comme le narghileh au long col, ou ressemblent à de grosses bulbes, courtes et trappues.

Sous les Barberousse et sous la suzeraineté nominale des Turcs, Alger, devenu la capitale dé la piraterie, ne vécut pendant trois siècles que des produits de la course et des tributs arrachés aux diverses puissances de la chrétienté.

Ce fut une ville cosmopolite et de grand luxe dans laquelle, par suite de vols ou dons volontaires, les objets précieux et de toute provenance abondèrent longtemps. Marbres arrachés aux villas

ORNEMENTATION

d'Italie, riches soieries et draps de France, faïences de Hollande, fers d'Angleterre, bois de Norvège, arrivèrent avec force bijoux et pierres précieuses, enlevés aux esclaves ou donnés aux pachas et aux deys par les souverains et consuls étrangers.

L'oligarchie soldatesque qui domine le pays n'a nul souci de l'art, mais les corsaires qui partagent le pouvoir et donnent le ton à Alger sont pour la plupart des renégats, parmi lesquels beaucoup de riverains de la Méditerranée. Ceux-là seuls ont le sentiment des choses artistiques, et dans leurs riches palais de la basse ville d'Alger ils ont, en leurs coffres, de nombreux bijoux et des plus précieux. Mais souvent aussi leurs prodigalités les force à les donner aux juifs contre argent trébuchant et ceux-ci les fondent ou les revendent en Italie (à Livourne) et en Provence, pays avec lesquels ils sont en relations permanentes.

Le style reste mauresque au fond, mais formé d'éléments divers, il devient composite. Il procède, d'un côté, des modèles européens venus du dehors, achetés ou plus souvent pris, et de l'autre, de l'œuvre personnelle des esclaves chrétiens ayant un métier manuel. Leurs travaux, destinés au beylick ou à de hauts fonctionnaires, s'inspirent des souvenirs de ce qu'ils ont vu ou fait dans leur pays. Ils sont mieux traités qu'on ne l'a dit; beaucoup, trouvant leur sort assez doux, se font Musulmans. La caractéristique de cette époque se retrouve dans certains motifs qui se sont perpétués jusqu'à nos jours. Les enroulements foliacés alternent avec des diagonales; les branches de feuillage, avec des semis de fleurettes : certaines volutes ressemblent à des crosses d'évêque.

Comme nous le dirons au chapitre de la Kabylie, les Berbères de ce temps restent seuls fidèles au style classique de l'Islam. Pas d'altération dans leur art. Les invasions les ont presque toujours épargnés et, en temps de paix, leurs montagnes élevaient des remparts inaccessibles aux janissaires. Ils conservent les traditions du christianisme latin. Depuis des siècles, chez les Beni-Yenni, il n'est employé comme motifs de décoration que le cercle, le chevron, le triangle et le losange.

Il n'en est pas de même de la petite Kabylie. Les villes principales : Collo, Djidjelli et Bougie, assises au bord de la mer, entretiennent des relations suivies, soit avec l'étranger par les navires, soit avec l'intérieur par leâ sentiers qui longeaient le littoral. Aussi leurs

Influence

turque

dans le style.

Les Berbères conserta-

teurs des vieilles traditions.

Tunisie et Maroc.

Palais

il maisons de la Régence

produits artistiques sont-ils souvent mélangés de formes étrangères et presque toujours composites.

La Tunisie travaillait à celle époque l'orfèvrerie et la joaillerie dans le goût sicilien et génois. Le Maroc continuait les vieilles traditions des

Maures d'Espagne , à Fez , à Mequenez et à Merrakèchc. Ces centres représentent encore aujourd'hui l'apogée de l'art musulman, par la

(De Mokeuinc et de style btiniitln )

délicatesse de la for me ell 'élégance des lignes.

Mais Tanger emprunte pour sa fabrication des modèles composés un peu de toutes les prove-

nances arabes. On y trouve encore des parures pseudo-andalouses, des inspirations portugaises, des bijoux delà Mecque et des œuvres similaires à celles qui sont parsemées sur toute la côte septentrionale.

A l'époque de la chute de la Régence algérienne, en 1830, l'art ornemental à Alger n'était qu'une salade composée des éléments les plus divers ; les motifs de décoration étaient empruntés un peu partout : aux Italiens, aux Hollandais, aux Maures de Grenade et aux (Coptes d'Egypte.

Pour en être convaincu, il suffit d'étudier en détail l'intérieur des maisons d'El-Djezaïr aux façades nues, droites et froides.

Les Ueys donnaient des ilrmans aux navires qui venaient de la Hollande, de la France et de l'Italie apporter des faïences d'une tonalité claire, verte ou jaune, de Delfl, de Marseille, de Moustiers ou de Naples, pour les revêtements des soubassements des murs. Les corsaires respectaient ces cargaisons destinées aux constructions algériennes.

11 en était do même pour les chargements de marbres ouvrés, Vasques ornées de feuilles d'eau, plaques de revêtement de fontaines, avec vases de fleurs en relief, comme dans l'arsenal de la vieille Darse, arrivaient avec des protections spéciales de Gênes et de Livourne. Ces importations privilégiées expliquent l'abondance des colonnes de marbre a côtes torses, a chapiteaux corinthiens, dans les palais. Rarement semblables, elles se raccordent mal avec les deux extrémités de l'arc mauresque qu'elles doivent supporter. Les encadre-

ORNEMENTATION

ments des portes de marbre, si fréquents dans la Casba, sont sculptés dans le goût italien sur le pied-droit, les écoinçons et l'attique.

On n'y trouve guère d'oriental que le croissant symbolique, la main protectrice et le fleuron semblable à un turban écrasé. Ces plaques de marbre ont été souvent mises en place par des ouvriers des plus maladroits. On peut se convaincre de ce que nous avançons en visitant la Dar-bent-Essoltan (Archevêché d'Alger), où les grenades et les grappes de raisin ont leurs attaches au bas des panneaux.

Travaillait-on quelquefois le marbre à Alger? On croit que les stèles des tombeaux pouvaient y être faites, mais elles ont entre elles une telle ressemblance qu'elles paraissent avoir été commandées en gros à des fabricants italiens pour la revente au détail. A leur arrivée en Algérie, il n'y avait plus qu'à mettre l'inscription.

Les verres venaient également d'Europe pour garnir les claustrats, ces petites fenêlres arabes, imitations de nos anciens vitraux, qui, avec leurs divisions en nervure, laissent passer, à travers le fenestrage de plâtre, la polychromie de leurs couleurs.

Ce qui était fait dans le pays se bornait à fort peu de travaux, le plus souvent œuvres des étrangers. Les menuisiers captifs ont dû préparer les plafonds à caissons et à poutrelles, les peintres les enluminer de leurs arabesques, et les sculpteurs tourner les élégantes balustrades en bois qui encadrent de leurs fuseaux et de leurs compartiments ajourés les terrasses des galeries intérieures.

La part qui revient aux ouvriers indigènes se limitait peut-être, au point de vue ornemental, à quelques colonnes en pierre dont le chapiteau ionique est de style arabe.

Laissons-leur encore l'exécution des marteaux de porte, en bronze, des grilles en fer et des moulures en plâtre dont les traditions avaient été «rapportées d'Espagne par les Maures qui avaient construit, près Tlemcen, la mosquée de Bou-Médine et le camp retranché de Mansourah. Ces arabesques aux apurements fictifs étaient brutalement incrustées à la main et sans retouche, à l'aide de ces moules en bois de cèdre que Ton retrouve en si grande quantité et qui passent bien à tort pour des moules à pain ou à gâteaux.

Les maîtres orfèvres algériens se sont toujours attachés à fabriquer des objets faciles à porter, d'une conception simple et d'un agencement s'adaptant bien aux parties du corps où ils devaient

Le bijou algérien est

surtout très pratique

s'attacher. Toujours des fermetures solides et commodes. Pas de

relief gênant. Des creux pour diminuer la pesanteur.

Le principe algérien pour faire une boucle d'oreille simple n'est pas compliqué. Il suffît de tordre un fil très mince. Chacun est libre de l'alourdir à sa guise par des pièces détachées plus ou moins lourdes. Si le pendant est léger, il passe dans l'oreille. S'il est pesant, il peut s'accrocher à une chaîne qui le khorsa MEcneRREF. soutient et se fixe par un crochet

(Boucle d'oreille de Coostantine.) , . , i ,*. ai • i 1

derrière la tête. Au besoin, le bracelet hérissé de pointes sert de défense au désert. Pour plaire, le front se couvre d'un diadème, la figure s'encadre • de boucles d'oreilles gigantesques, le collier a des pendeloques qui

tressautent, des grenailles sont glissées dans les anneaux de pieds pour

frapper les oreilles de leur cliquetis métallique (Aj->j.>). Les cassolettes sont ajourées pour laisser passer l'odeur subtile des parfums d'ambre, de musc ou de jasmin d'Arabie qui enivrent l'Orientale. La superstition a ses satisfactions avec des boîtes carrées contenant des talismans destinés à préserver du mauvais œil.

Décoration Tous les motifs de l'architecture arabe se retrouvent sur les bijoux.

des On y voit treillis, trèfles, disques, lunes, palmes, lentilles, rosaces,

bijoux rinceaux, arêtes de poisson, sultanis accouplés, S adossés, feuilles

la Rèqence d'acanthe renversées, rayures en zigzag, clous en bossage, pois

chiches, grains d'orge, fers de lance, oves évidés de coupures en dentelles, sceaux de Salomon, fers à cheval, arcs outrepassés, nervures flamboyantes, galons plats comme des tresses et festons qui courent en frises.

Jamais le travail arabe n'est poussé très loin. La silhouette générale est sobre. Pas de fini trop précieux sur les matières d'or. La décoration est obtenue par des compositions qui varient peu au fond. En les étudiant de près, il est aisé de constater qu'elles reviennent sans cesse sous une autre forme.

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