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CHAPITRE XVIII

Hamdane Bourkaïb

Lés minutes des notaires nous semblent appartenir ù l'histoire au bout d'un certain temps. Aussi les archives des études ne seraient pas moins intéressantes à dépouiller que celles des administrations af™ publiques. On y rencontrerait des

■ documents nouveaux, et certains points obscurs de l'histoire algérienne s'éclairciraienl. Rien de plus précis, en effet, pour reconstituer une généalogie qu'un acte notarié.

Les loisirs nous ont manqué

' pour faire ce travail considérable. Mais le peu de temps que nous avons pu y consacrer nous ""'

a prouvé, par les dossiers com- tBcmiie i «n«.i

puisés, que nous ne nous trompions pas. Dans une étude, nous avons trouvé, au vieux répertoire, deux documents anciens et fort curieux dont nous donnerons plus loin des extraits. Dans une autre, il a été mis obligeamment à notre disposition les registres du consulat de France, tenus par le chancelier interprète Jean-Pierre Martin, dès les premiers jours de la conquête, et sur lesquels, faute de notaire, furent inscrits les actes d'intérêt privé dont la nécessité s'imposait. Ces registres de transcription, laissés en dépôt entre les mains de M. Martin, qui devint plus tard le seul notaire nommé sans décret, n'ont pas quitté la charge depuis cette époque. C'est maintenant

notaires

M6 Beaumier qui en a le dépôt. On y rencontre des pièces curieuses pour les annales de l'histoire :

La cession à Moïse Bendahman Narboni d'une créance de 28.779 boudjous sur Mohammed, ex-bey du côté du Levant (sic), garantie par Ibrahim Agha.

La vente par Hadji Mohammed Khodja d'une partie du Télemly moyennant 1.150 piastres fortes.

La généalogie de l'ancien consul de France, Pierre Deval, célèbre par le coup d'éventail, mort à Villers-le-Bel le 23 août 1829 et auquel succéda son neveu Alexandre-Constantin Deval, chargé du consulat de France à l'entrée des Français.

Le dépôt par Mouchy Buschnach, pour le compte du maréchal Clauzel, des titres de propriété concernant ses acquisitions :

1° La ferme de Baba-Ali, hors la porte de Bab-Azoun, appartenant à Hadj Ali Bouizar ;

2° La campagne de l'Agha, appartenant à Si Mohammed Ouled Brahim Raïs;

3° Le fondouk « Haouch-l'Agha » provenant du marabout Sidi- Ouali Dada.

Procuration du commissaire général de police, Jean-François Rolland de Bussy, héritier de son oncle François-Simon, du domaine de Chanois d'Arthenat, canton d'Orgelet, arrondissement de Lons-le-Saulnier.

Procuration du sieur Jacob Cohen Bakri à M. de la Grange, ancien avoué près la Cour royale de Paris, pour réclamer en son nom au gouvernement français les sept millions de francs sur les treize millions qui lui avaient été accordés par transaction passée le 28 octobre 1819, entre le gouvernement français et le sieur Nicolas Pléville, ancien directeur général de la Caisse d'Escompte, fondé de pouvoir des sieurs Jacob Cohen Bakri et Michel Buschnach, transaction ratifiée par la loi du 24 juillet 1820, qui en avait ordonné l'exécution.

Le dépouillement complet de ces archives, qui pourraient être classées comme pièces historiques, serait à faire et à publier dans quelques années. Nous indiquons ce travail à un chercheur persévérant.

Dans une autre étude, comme nous venons de le dire, nous avons rencontré, par hasard, deux inventaires intéressants: celui de l'agha Hamdane Bourkaïb et l'autre d'Abraham Sanguinetti.

Inventaire Bourkaîb

Hamdane Bourkaîb ben Abderrahman, aminé es-sekka, appartenait à Tune des plus vieilles familles du pays. Il descendait des Hadj Saïd, de Bagdad, qui vinrent se fixer à Alger au xvie siècle. Son père, Hadj Abderrahman, grand industriel, possédait de nombreuses usines aux portes de Bab-el-Oued, à l'endroit où se trouve aujourd'hui le faubourg de la Cantère. Très bon cavalier, il présidait souvent le Rekeb. On Tappela d'abord Abou Errakeb (père des chevauchées), puis, par corruption, Bou Rehaleb, et enfin Bourkaîb. Ce surnom resta à ses enfants. On voit encore dans la rue de la Casbah, au n° 5, Dar- Heltaleb, sa maison, qui, toujours indivise, rapporte soixante centimes par an à tous les descendants, homme ou femme, ayant dans les veines du sang d' Abderrahman.

D'une taille moyenne, d'une santé robuste, d'un physique agréable, d'une intelligence supérieure, possédant une belle situation de fortune, ayant acquis beaucoup d'expérience à la suite de ses nombreux voyages en Europe, Hamdane Bourkaîb aurait pu rendre d'utiles services à sa patrie si le beylik de la Régence d'Alger n'avait été, pendant ses dernières années, ,en proie à une anarchie qui devait fatalement le conduire à sa chute.

Très jeune, Hamdane avait montré un courage allant jusqu'à la témérité. On raconte qu'à l'âge de douze ans il trompa la surveillance de ses parents pour aller, la nuit, couper la corde d'un infortuné qui venait, pour une peccadille, d'être pendu à la porte Bab-Azzoun, et que ses bourreaux avaient abandonné à son malheureux sort. Il lui sauva la vie en risquant la sienne, car, malgré sa jeunesse, il n'aurait pas. été épargné, à son tour, s'il avait été surpris pendant ou découvert après son audacieuse entreprise .

Avant la rupture du Dey avec la France, Hamdane était à Marseille, où il vit un grand défilé de troupes, qui le frappa beaucoup. Après l'insulte faite au pavillon de l'amiral de la Bretonnière, il engagea ses amis à se joindre à lui pour empêcher Hussein de persévérer dans une résistance qu'il considérait comme dangereuse.

Deux de ses coreligionnaires (1) l'accompagnèrent dans cette démarche :

Origine

des

Bourkaîb.

Hamdane Bourkaîb.

Conseils

donnés

au Dey.

(1) Nous plaçons leur généalogie à la fin de la première partie de ce chapitre.

Ahmed Bouderba, gros commerçant, parlant bien le français, trafiquant avec Tanger, lié d'intérêt avec la maison Frayssinet de Marseille.

Hamdane Osman (ou Othman) ben Khodja, grand voyageur, ayant visité l'Angleterre et l'Italie. Très bien avec le dey Hussein, dont son oncle, Hadj Mohammed, était l'aminé es-sekka.

Le trio exposa au Dey qu'il serait prudent de faire à la France les

concessions nécessaires. Hamdane raconta qu'il avait assisté à une

revue sur l'esplanade, à Marseille, et qu'il avait pu se rendre

compte des forces considérables dont disposait la France.

Résistance Hussein lui répondit que l'on s'était joué de lui ; et comme il croyait,

dans son ignorance, Marseille une ville n'ayant que des carrefours et manquant de places comme Alger à cette époque, il prétendit qu'Hamdane n'avait dû voir en revue que les mêmes soldats tournant saris cesse autour de Iç même rue ; il ajouta :

« Jamais les Français n'oseront m'attaquer. Avec Sultan-Calassi (Fort-1'Empcreur) et ses deux mille canons, Alger est imprenable » (1).

Les trois conseillers comprirent trop tard leur imprudence. Rentrés chez eux, ils résolurent d'éviter de se rencontrer avec les Janissaires qui, très excités contre eux après leur démarche, avaient juré leur perte. Attendant les événements, qu'ils ne prévoyaient que trop, ils se séquestrèrent volontairement chez eux : Hamdane Bourkaïb, dans une maison du quartier Zeghara, dans le haut de Saint-Eugène ; il ne montait plus à cheval que dans sa propriété ; Ahmed Bouderba, au Caroubier, près de Maison-Carrée, et Hamdane Khodja ben Othman, à la « maison bleue » (Dar zerga), l'une des plus belles campagnes d'Alger.

Ils restèrent ainsi longtemps cachés, prenant de grandes précautions, sortant furtivement le soir pour se rencontrer sur un point déterminé, qui changeait chaque fois.

Prise d'Alger. Après la défaite de Sidi-Ferruch, lors de la marche sur Alger,

Hussein voulut remplacer Ismaïl, son gendre, incapable comme généralissime, par le muphti Cheikh El-Islam. Il lui ordonna d'appeler la population musulmane aux armes pour se défendre contre l'invasion des Roumis, mais ce n'était pas un homme d'action. Ce fut Bou

(1 *&l> é^^s^\ tï)j£\ Alger, la bien gardée de Dieu.

Mezrag, le bey deTitteri, qui fut chargé définitivement de défendre la Régence contre ses envahisseurs.

La situation était terrible. Elle s'aggravait d'heure en heure. Hussein rassembla les notables, les aminés et les hommes de loi. Khodja, Bouderba et Bourkaïb furent appelés et reparurent. Le Dey demanda à tous leur avis.

L'assemblée ne fut pas sincère. Elle opta pour la résistance, tout en déclarant que le Dey était le souverain maître et que ses sujets se conformeraient à sa volonté. En apparence, on se sépara pour se préparer à combattre jusqu'à la mort.

Or il y avait deux courants bien distincts à Alger, celui de la lutte à outrance, qui était à la Casbah et que représentaient les Janissaires, et celui de la capitulation, qui était dans la ville et que dirigeaient les notables. Aussi, la nuit, les gens influents de la ville se réunirent dans le Fort Bab-El-Behar (Porte de la Marine). La résistance fut déclarée

impossible. La capitulation s'imposait pour éviter l'effusion du sang, même d'après les plus résolus ; quelques-uns déclaraient qu'il n'y avait à craindre ni pillage, ni massacre, d'une nation civilisée comme la France.

Il fut décidé qu'une députation se rendrait à la Casbah et, en même temps, aux avant-postes français.

Khodja, Bourkaïb et Bouderba furent désignés à cet effet.

Le lendemain ils se présentaient devant le Dey. Tout espoir était alors perdu. Les Français occupaient le Fort-1'Empereur. Hussein déclara se soumettre et se démettre.

Alors ils le quittèrent et se rendirent au quartier général français, à El-Biar, déclarer au général de Bourmont que, non comme parlementaires accrédités, mais comme les délégués des Maures de la ville, ils sollicitaient une trêve pendant laquelle le Dey aurait le temps de donner satisfaction à la France.

Après une courte enlrevue avec le général en chef, ils se retirèrent.

En attendant la fin des négociations, le feu cessa des deux côtés.

Pendant ce temps le Dey avait envoyé au général en chef, ct)mme parlementaire, Si Mustapha, makatadji; Hadji Hassen, fils d'Hamdane Khodja, comme interprète. Sir John, représentant de l'Angleterre, seul consul resté à Alger, les accompagna. Les contemporains prétendent que le makatadji, conspirant avec le khaznadji qui voulait

Les indigènes ralliés aux Français.

s'emparer du pouvoir, proposa comme satisfaction au général en chef d'apporter la tête du Dey.

Le général de Bourmont repoussa avec indignation cette proposition.

(( Je ne serai pas complice d'un assassinat, dit-il. Des sentiments d'humanité conseillent au Dey de capituler. Il a raison ».

On sait le reste : le dey apposa son sceau sur la capitulation dont le texte est connu ; mais il nous a été impossible jusqu'ici de retrouver l'original dans aucune des archives d'Alger (1). Qu'est-il devenu ?

L'aminé es-sekka, Mohammed, descendit alors de la Casbah et, devant le vieux palais, rassura la population affolée, lui annonçant que la capitulation était signée ; il prévint en même temps le lieutenant du bey de Constantine d'aviser son maître, dont les troupes attendaient les événements à l'Harrach, qu'il n'avait plus qu'à battre en retraite.

Quelques heures après, Bourkaïb, Khodja et Bouderba, accompagnés de Ben Guechoute et Belkoubabti, guidèrent le général de Bourmont, à son entrée dans la ville, par la rue Porte-Neuve.

Le général en chef avait senti, dès la première heure de son installation, la nécessité d'avoir des intermédiaires entre la population et le nouveau gouvernement.

Il choisit pour l'aider dans cette tâche ceux des habitants qui, au début, s'étaient présentés à lui comme les plus influents de la ville et spontanément avaient déclaré se rallier aux nouveaux conquérants. C'étaient Bouderba, Khodja, Bourkaïb, qui avaient offert d'employer leur crédit, leur influence et leur fortune à servir la cause française.

Ahmed Bouderba fut alors placé à la tête de la municipalité dont fit partie Khodja.

Quelque temps après , Hamdane Bourkaïb ben Abderrahman , aminé es-sekka, fut nommé agha des Arabes. C'était une situation

(1) Ici détruisons la légende de la capitulation signée a El-Biar. Les termes en furent arrêtés et dictés par le général de Bourmont au général Desprez, près des ruines du Fort l'Empereur. La maison d'El-Biar ne servit qu'aux pourparlers préliminaires. Le capitaine Pélissier, devenu maréchal, se trompait lorsque plus tard, dans cette propriété, il reconnut la table où la capitulation avait été rédigée. Ce « souvenir historique » avait été acheté depuis, comme le lui fit observer humblement son propriétaire (version Couputj.

considérable du temps de la Régence. L'agha commandait en campagne la milice turque; il disposait, avec le concours des caïds et des hakem, de la justice criminelle dans les districts du gouvernement d'Alger.

Bourkaïb organisa, le 26 septembre 1830, l'expédition de l'Harrach. Il s'agissait d'établir près d'Alger la première ferme expérimentale à Maison-Carrée.

« Très bel homme et bon cavalier, dilM. Camille Roussel, il montait un cheval superbe, harnaché comme son maître, et était vêtu avec la dernière magnificence. Le velours de' la selle turque, le drap des fontes disparaissaient sous l'éclat des broderies d'or ; les étriers longs et larges étaient dorés, le fourreau du yatagan était en or, les crosses des pistolets garnies d'argent étaient ■ incrustées de pierres précieuses. Cinq cavaliers marchaient devant lui, portant des drapeaux ; six ï1

autres le suivaient, le long fusil en bandoulière ; tim«t

cinq serviteurs l'entouraient, chargés du soin de (p«id«Qtdn«ie tunisien) sa pipe, de son eau, de sa cuisine et de ses tapis de voyage. »

Bourkaïb échoua dans cette entreprise. Contrairement à ce que les historiens ont écrit, les Arabes ne considéraient nullement comme une humiliation d'avoir à leur tête un boueldi, homme de la ville, commandant à des hommes de la tente. Très aimé, Bourkaïb possédait une grande influence a cause de son énergie, qui le distinguait des citadins efféminés. Cependant le général en chef plaça à côté de lui le jeune Yousouf, en qualité de lieutenant chargé de la surveillance de la Mitïdja et du Sahel. Le khalifa Yousouf fit de nombreuses expéditions qui ravagèrent la plaine et tinrent les Arabes en respect autour d'Alger.

Effacé bientôt par son lieutenant, Bourkaïb paraissait rarement. Cependant il accompagna le général Clauzel dans son expédition sur Médéa pour remplacer le bey de Titteri, Bou Mezrag, qui trahissait la France, par Mustapha ben El-Hadj Omar, le fils de sa sœur. Le général Clauzel réussit dans son expédition. Bou Mezrag se rendit prisonnier à Blida. Omar fut installé dans ses nouvelles fonctions avec le cérémonial ordinaire ; mais au retour à Alger, victime de basses intrigues, Hamdane Bourkaïb fut destitué. Il dut rendre

La ferme de l'Harrach,

Disgrâces

successives a" Hamdane,

à M. Rolland de Bussy, par ordre supérieur, et entre les mains de M. Daubignosc, chef de la police, le yatagan d'honneur qu'il avait reçu comme insigne de son grade (procès-verbal trouvé dans les papiers). Pendant quelque temps, il ne put sortir que sous la surveillance d'un gendarme. Il fut remplacé alors par Mendery, nommé grand prévôt. Les fonctions d'agha des Arabes furent provisoirement supprimées.

Exilé peu après, interné à Paris, Hamdane Bourkaïb rentra en grâce après des péripéties trop longues à raconter, et toucha sa solde d'agha jusqu'au 12 février 1832. Le général/ Berthezène se l'attacha. Il écouta trop souvent ses conseils, dit Pélissier de Raynaud.

Mais la faveur dont il jouissait de nouveau ne dura pas longtemps.

Le père d'Abd-el-Kader, partant pour la Mecque avant la conquête, était logé à l'haouch Kalaïdji, chez Mustapha ben Omar, dont la mère était Khaddoudja Bourkaïb, mariée a Hadj Omar el-Kobby, descendant des Maures d'Andalousie.

Aussi, quand Mahi-Eddine, après avoir été nommé agha des Arabes, commença, vers 1832, à agiter le pays, la famille Hamdane fut soupçonnée d'appuyer le mouvement et de viser une restauration musulmane (Pélissier de Raynaud). L'insurrection s'accen tuant, Bourkaïb, devenu suspect, fut exilé de nouveau, emportant, dit-on, pour ses besoins personnels , un sendouq de grande dimension , rempli d'or et contenant ses bijoux et ses armes. A Paris, il se maria pour la troisième fois avec une Française. Fort malade, le gouvernement français l'autorisa à rentrer dans sa ville natale. Il revint à Alger vers 1835, à peu près ruiné. Le ministre de la guerre lui accorda un secours de 8,000 francs. Malade, il traîna quelque temps à sa campagne de Zéghara, au-dessus de Notre-Dame d'Afrique, et mourut d'un cancer à la langue, le 12 avril 1836, dans sa maison, 47, rue de la Casbah. Il fut enterré à la mosquée Sidi-Abderrahmane-Thsualabi, près du jardin Marengo.

Inventaire Un notaire français, assisté de Me Louis Porcellaga, commissaire-

après décès. priseur chargé de la prisée des objets, fut chargé de l'inventaire de

sa succession, le 21 juillet 1836.

Selon l'habitude du pays, la plupart des objets étaient renfermés dans des coffres en bois, enluminés de fleurs aux couleurs éclatantes.

La garde-robe comprenait : des turbans de mousseline blanche, des

vestes de drap rouge, des cachemires rouges, des burnous bleus, des serouelsde soie, des ceintures de soie rouge, des gilets brodés d'or.

Trois diamants forme de rose de Hollande, estimés. . . Fr. 20 Une aigrette en forme de croissant montée de dix-sept

roses en diamants 600

Une autre aigrette, avec un oiseau, montée en diamants. 500

Une épingle en forme d'aigle montée de 9 brillants . . 200

Sept quadruples d'Espagne de 84 588

Un cachet or, dans sa bourse, pesant 3 gr. et portant une

légende 50

Un autre cachet en argent d'Alger 3

Une grande tasse en argent avec une anse pesant 1 marc. 36

Deux chapelets en ambre 50

Vingt perles fines 10

Une épingle en forme d'aigle 200

Trente-trois diamants 200

Six couverts d'argent 250

Une montre de chasse 24

Ces bijoux ne révèlent guère la haute situation jadis occupée par Hamdanc Bourkaïb qui touchait, dit-on-, comme agha un gros traitement.

Quant aux armes, elles n'étaient ni très rares, ni bien riches :

Une poire à poudre en argent, de forme arabe, pesant

2 marcs : . . Fr. 78

Une mesure à poudre, garnie en corail, avec chaîne en

argent ' 24

Une corne à amorce avec ornement et chaîne en argent. 38

Un yatagan avec son fourreau garni d'argent. ... 46 Un autre yatagan avec son fourreau garni en or d'Alger

(alliage de cuivre) 700

Un cimeterre avec fourreau 25

Une giberne et une ceinture de forme arabe, brodées en

or sur velours cramoisi 200

Un fusil, modèle du pays, garni d'argent et de corail . 80

Un fusil de munition à baïonnette, modèle à piston. . 40

Une paire de pistolets d'arçon, fabrique de Liège. . . 25

Dans le mobilier figuraient : des lampes en cuivre jaune, cinq grands plateaux, des écuelles à couscous, en cuivre rouge étamé, des tapis d'Orient, des miroirs de toilette, des pipes avec embout en ambre, quatre aunes de toile de Laval, deux couvertures de satin brochées d'or estimées 25 francs, une lampe astrale, 6 francs, trois glaces de Venise dans leur bois, 35 francs, une peau de tigre, 18 francs, une peau de lion, 10 francs, trois coussins de divan recouverts d'étoffe de soie brochée en or, 25 francs, un coffre incrusté de nacre, 15 francs, un dessus de table en soie brodée d'or, 80 francs, un cartel à sonnerie de fabrication anglaise, 60 francs, une pendule en cuivre avec socle sur lequel se trouvait une musique, 15 francs.

Les harnachements étaient nombreux. C'étaient sans doute ceux qui avaient servi pour l'expédition de l'Harrach, y compris le pavillon ou étendard de soie estimé seulement 3 francs.

Une garniture de selle en maroquin couleur orange, brodée d'argent, une bride pareille, le tout de forme arabe. Fr . 80

Une garniture de selle en maroquin avec bride, poitrail et autres accessoires de forme arabe garnis en or. . . . 60

Autre garniture de selle en maroquin rouge et brodée d'or avec bride et poitrail garnis de boucles d'or et d'argent estimée * 200

Une housse de cheval brochée en soje d'or 25

CD

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