‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 77 sur 113 · MM · texte numérisé non relu

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Hadj Abderrahmane. — Marié à Zohra bent Bouderba. Négociant. Un acte notarié donne à sa femme le nom de Ne fi s sa.

(2) Hadj Ali. — Son descendant Abderrahmane est aujourd'hui brodeur à Alger.

Nefissa. — Mariée au muphti Ben Malek. Aïeule des Ben Smaia, Bel Cadi, Kald Ali et Ben Boulouk Bachi.

Zohra. — Mariée à Hamdane ben Othman Khodja. Aïeule des Brahim Raïs, Ben Lagha de Tripoli.

(3) Ahmed. — Marié à la fille de Hadj Bakir.

(6) Douma. — Mariée à un fonctionnaire turc.

(7) Roza. — Aïeule de la famille des Khodjet el-Djeld.

(8) Krima. — Aïeule des Zerouk et des Ben Kateb de Hussein-Dey.

.19) ' Aziza. — Aïeule des Somanly de Smyrne.

* L'agha Hamdane. — Marié trois fois : 1" avec Fat ma bent Louzane, née en 1820 ; — 2' Tourna bent Saïdji Seguir ; — 3' Joséphine Zabel, fille d'un consul français, morte en 1840. Les deux premières sont désignées, dans un acte notarié, sous les noms de Fatma bent el-Hammel et Tourna ben Sid Abou el- Hassem.

Kaddoudja. — Mariée à Hadj Omar, dit el-Kobby, descendant de Maures andalous. Aïeule des Mola Mohammed.

(13) Moi'ME. — Aïeule des Hafiz Khodja et des enfants d'Ali Cherif.

Mustapha. — Marié à sa cousine Hanifa. Mort à Paris en 1880. Enterré au Père-Lachaise.

(13) Kaddoudja. — Mariée à Hassen Khodja.

(17) Hadj Hassem. — Mort à Médca.

(18) Hanifa. — Femme de Mustapha, de Paris. Vivante encore. Agée de 94 ans.

(19) Mohammed. — Né en 1821, mort à Alger.

(20) Omar. — Né en 1832, habitant Birkadem.

(22) Mustapha ben Omar. — Ancien bey de Titteri.

(23) Mohammed. — Mort à Tunis.

Au. — Né en 1845, à Telemly. Ancien chef de gare du P.-L.-M. Vivant à Saint- Eugène. Trois fils et sept filles, dont une mariée à Guclalti.

(27) Hamdane. — Né à Telemly en 1848. Employé à la Préfecture d'Alger.

(28) Mahmoud. — Mort à Constantine.

Fatma. — Née en 1837. Mariée à Mustapha ben Louzane. Sa fille Houria a épousé Ali ben Ahmed, interprète à Tunis. Elle a de nombreux enfants.

Aïcha. — Veuve d'Ismaël Bouderba. Deux fils : Ahmed Bouderba, avocat à Alger, et Omar, employé de commerce ; et deux filles : Doudja, mariée au fils d'Ali Cherif, ctFifi.

Ahmed. — Vivant à Belcourt. Deux fils : Ibrahim et Mustapha.

Kaddour. — Mort en 1885. Marié à Nefissa, fille d'Isinact Bouderba, issue de son premier mariage avec la fille de Mustapha, de Paris. Nefissa est morte en 1895. Elle a laissé Mohammed et Mounie, enfants de Kaddour.

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Osman ou Othman Khodja. — Jurisconsulte, chef des secrétaires (makatadji), chargé de la comptabilité de l'État. Marié à la sœur d'Hadj Mohammed, aminé es-sekka.

Hadj Mohammed, aminé cs-sekka. — Nous en avons déjà parlé lors des aminés, à la page 93 ; mais des documents nouveaux et ceux que nous avons pu trouver depuis l'impression nous permettent de préciser davantage le rùle qu'il joua à l'arrivée des Français. Né en 17.>0, directeur sous huit pachas turcs de la Monnaie installée en dernier lieu à la Casbah, il faisait prendre dans le trésor l'argent et les lingots nécessaires pour battre monnaie. 11 échangeait ensuite les pièces monnayées contre d'autres matières premières. Il achetait aussi, pour le compte de l'État, sur ses deniers personnels, les vieux objets d'or ou d'argent et les livrait au khaznadji qui les lui remboursait. Lors du bombardement, il avait dans sa caisse 60 livres d'or et deux quintaux d'argent destinés à la frappe. Il les cacha sous l'escalier intérieur de l'hôtel des monnaies. Ces valeurs ne lui avaient pas encore été remboursées par l'odjac.

Comment les portes furent-elles ouvertes et les magasins dévalisés à l'entrée des Français ? Il fut impossible de le savoir. Mais ce qui fut certain, c'est que lamine es-sekka ne trouva plus que des caisses vides. Tous les lingots avaient disparu. 11 en réclama le remboursement. Ses insinuations déplurent, on le traita d'imposteur. D'après des notes retrouvées dans les papiers de l'odjac, il lui fut réclamé, par contre, 378,760 boudjous, valeur des laines et des matières précieuses à lui livrées par la Régence, et non remboursées.

Sur la demande de M. Fougcroux, inspecteur des finances, et par les ordres du général en chef, Mohammed fut arrêté et enfermé dans un cachot. Pour retrouver sa liberté, il dut souscrire un billet de 130,00) francs, à quinze jours de date, que son neveu Hamdan Kodja cautionna et qu'il dut faire payer à l'échéance par son banquier Marc Bacuet.

Mohammed, aminé es-sekka, était un très honnête homme, d'après le baron Pichon, intendant civil. II mourut, en 1834, chez les Beni-Mansour.

Hamdan ben Othman Khodja. — Grand armateur, marié avec Zohra, sœur de Bourkaïb. Demeurait à la maison bleue (Dar-Zerga\ vaste propriété qui s'étendait jusqu'à la mer, l'une des plus importantes d'Alger. Il eut quatre filles et six fils. Joua un rôle important à l'entrée des Français. Fut le correspondant de l'ancien dey. Fit partie de la première municipalité. En fut évincé lors de l'affaire des laines. Tenu à l'écart, il fut accusé de s'opposer à la domination française et voulut alors quitter l'Algérie. L'intendant civil Pichon l'en dissuada et le fit rentrer en grâce. Charge à deux reprises, en août et en octobre 1832, de l'importante et périlleuse mission de traiter avec le dey de Constantine. En juillet 1833, il était à Paris, 9, rue des Ecurics-d'Arlois. Il exposait, dans de nombreuses requêtes à Louis-Philippe et au maréchal Soult, ministre de la guerre, les récla-

mat'ons de ses compatriotes. 11 protestait contre l'exportation, constatée d'après des certificats authentiques, d'os humains, provenant d'un ancien cimetière : mâchoires, crânes, fémurs et cubitus, quelques-uns avec des parties charnues, trouvés dans la cargaison de la bombarde Bonne- Joséphine, capitaine Periolla, à son déchargement à Marseille.

Ces récriminations furent mal accueillies. On allait même l'arrêter pour le faire taire, lorsque, prévenu par son conseil, A. Crémieux, il put s'échapper, se rendre à Constantinople où il dirigea le service de santé du Sultan et, le premier, obtint de faire subir une quarantaine aux navires chargés de pèlerins

venant de la Mecque.

Ismaîl. — Interprète aux Domaines ; marié avec Zohra, sa cousine; mort en

Mustapha. — Colonel indigène ; mort à Constantine.

Ali-Pacha. — Sorti de Saint-Cyr, devint gouverneur de Tripoli et ministre du sultan Abd-cl-Aziz; mort laissant deux filles mariées à Constantinople.

Ibrahim. — Employé de commerce.

(8) Hadj Hassen. — Ancien interprète judiciaire à Blida.

/(1 Houria. — Mariée à Zmirly.

(10) Zohra. — Épousa son cousin Ismaîl, fils de Mohammed, aminé es-sekka; mère d'Omar, Hamdan et Mohammed, aminé es-sekka.

(11) Omar. — Employé aux Domaines.

(12) Hamdan. — Chef de bureau à la préfecture, en retraite.

(13) Mohammed. — Employé au gouvernement général, décédé.

(14) Meryem. — Morte à Rhodes sans postérité.

(13) Hussaïx. — Mort.

(16) Ahmed. — Officier supérieur turc en résidence à Tripoli,

(17) Mlstapha. -=- Interprète judiciaire à Saint-Cloud.

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Hadj Mustapha Bouder ba. — Négociant, descendant de Maures andalous. L'un d'eux, dans un combat singulier avec un chevalier chrétien, cul le nez fendu. D'où le nom de Bouderba (le Balafré).

Ahmed Bouderba. — Fut négociant à Marseille, puis vint à Alger, où il demeura zanqat Dar-el-Khall (rue de la maison du vinaigre). Mis à la tète de la municipalité en 1830, avait été chargé des rentrées dans l'impôt des laines que le duc de Rovigo avait créé pour donner des matelas aux soldats (7 janvier 1832). Mais les Maures avaient très peu de laines ; ne pouvant tous s'acquitter en nature, beaucoup durent payer la contribution en espèces. La répartition difficile à faire pesait lourdement sur les pauvres. Le mécontentement éclata. La municipalité cessa de percevoir.

De concert avec le cadi, Ahmed fit sur l'impôt des propositions fort raisonnables, dit le baron Pichon. 11 devint suspect ; on l'arrêta et il fut déporté en juin 1832.

Plus tard, il voulut rentrer à Alger. On l'en empêcha. Comme compensation, le ministre de la guerre lui fit alors une pension. Il plaça son fils au collège, puis se dirigea vers le Maroc, où il mourut.

Mohammed. — Né en 1809. Associé avec son frère. Il dirigea seul, 4, rue du Regard, djema el-Maalek (rue de la Mosquée suspendue), la maison de banque quand son frère se consacra aux affaires du pays. Devint caissier à la Préfecture. Mourut vers 1875.

Ismaîl. — Né à Marseille, le 27 janvier 1823. Fut élevé au Lycée Louis-le- Grand. Interprète militaire en 1853. Esprit fin, distingué, très honnête homme, fort estimé dans l'armée, fut chargé en 1858 d'aller à Rhat avec une mission importante. Fit partie de la mission Mircher et de Polignac envoyée à Ghadamès en 1862-1863. Officier de la Légion d'honneur. 11 mourut pauvre, en 1876, au

village d'Isly.

Khaddoudja. — Mariée à Omar Khodjet cl-Kheïl, petit-fils du propriétaire du palais du Gouverneur, à Mustapha-Supérieur.

(7) Mustapha. — Mort en 1895. Employé à la Préfecture.

(8) Aïcha. — Mariée à Mohammed Saïdji, fils d'un fonctionnaire du dey et membre du premier Conseil municipal d'Alger.

(9) Ahmed. — Né en 1868. Avocat à la Cour d'appel d'Alger. Ancien élève du Lycée d'Alger.

Omar. — Employé de commerce.

(12) Khaddoudja. — Mariée au fils d'Ali Chérif, caïd dans la commune mixte de Berrouagbia.

(14) Mohammed. — Ancien élève de l'École des Arts et Métiers de Dellys. Dessinateur au P.-L.-M. *

(13) Ali. — Docteur en médecine, membre du Conseil municipal d'Alger.

Abraham Sanguinetti

Nous avons donné à Abraham Sanguinetti la place qu'il méritait Biographie dans la nomenclature des bijoutiers algérois. Depuis, les renseigne- des

ments puisés auprès de ses descendants nous permettent de parler San9uin€ lencore de ce joaillier célèbre.

Vers 1810, Clément Sanguinetti quittait l'Italie avec sa femme, Rosine Sacerdot. Israélite de Livourne, alors centre de relations des juifs algérois, il venait s'installer à Alger pour servir d'interprète. Il avait avec lui quatre enfants : Léon-Judas et Abraham, né à Gênes en 1802, puis Joseph et Mayer, qui moururent tous les deux en bas âge, de la petite vérole. Il mit ses deux aînés en apprentissage chez un bijoutier italien, son coreligionnaire. Abraham apprit vite son métier et s'installa de bonne heure. Grâce à son goût et à la grande confiance qu'il inspira au dey Hussein, il devint promptement son joaillier attitré, chargé de contrôler ses achats de pierres précieuses. Ce fut pour lui la fortune.

D'après ses contemporains, Abraham Sanguinetti portait le costume européen. Il était gros et d'un blond roux. Très bon, il sauva la tête d'un joaillier juif qui avait trompé le Dey. Il habitait et travaillait dans une maison, au n° 3, rue Bisson, dont une partie s'appelait Zanqet-el-Fehamine et l'autre Sidi-el-Khider, du nom du prophète Élie, tout près d'une synagogue, objet de la vénération des Musulmans eux-mêmes, qui venaient en faire sept fois le tour et apporter des dons en nature et en argent.

Il avait lié ses intérêts avec ceux des fils du bijoutier Abraham

Cahier

de

joaillerie

de

Léon Sanguinetti.

Narboni : ses deux coreligionnaires Moïse et Chaloum, pour le commerce des diamants.

Son frère aîné, Léon, l'aidait dans ses travaux pour la mise en œuvre des pierres précieuses. Ce dernier était d'une grande habileté. Il grava le Credo juif tout entier sur un œuf et cisela, sur un long morceau de corail, avec un art parfait, un tiba (jadoun), stylet servant à suivre récriture sur les manuscrits hébraïques. Il a laissé un recueil d'une vingtaine de feuillets, sur lesquels il avait l'habitude de dessiner, au trait et à l'encre de Chine," les modèles qu'il présentait au dey. Ce sont des boîtiers de montres, des colliers, des plaques d'assabas, des diadèmes et des motifs de décoration formés par des branchages et des fleurs. Remarque curieuse : bien souvent, on y retrouve la colombe de la Bible, portant le rameau d'olivier.

Les dessins de boucles d'oreilles (mnaqeche) ornées de brillants, de rubis, de perles et d'émeraudes, dont le poids est souvent indiqué en grains, abondent tellement dans cet album, qu'elles paraissent avoir été le bijou préféré des favorites du pacha. Nous avons reproduit, dans une planche spéciale, quelques spécimens des créations qu'il renferme, afin de démontrer que le style arabico-italien devait régner dans le harem du dey. Ce cahier porte cette épigraphe en hébreu : « La naissance de l'enfant est la clé du bonheur. »

Léon Judas mourut après son frère, vers 1866, 3, rue des Numides.

Quant à Abraham Sanguinetti ben Pikhas, il s'était marié, le 31 août 1849, sous le régime dotal, avec Mariem Jian, qui demeurait rue Bab-el-Oued. 11 mourut, le 17 juin 1860, laissant cinq enfants : deux garçons et trois filles. Il avait, depuis quelque temps, négligé la joaillerie pour employer sa fortune, qui s'élevait à près d'un million, à des spéculations de terrains.

Jl avait, rue de la Poste, une maison en démolition : « El-Agha », et, rue du Lézard : « Dar-Louchefanor » ; un magasin rue Doria, quartier du Hammam-Melah ; deux immeubles rue Jcan-Bart, et deux campagnes à la Bouzaréah : « Djenane-ben-Tcrkikou » et « Djenane-cl-Biskri ».

Il possédait, de plus, une maison de campagne au lieu dit l'Hôpital du Dey ; de nombreuses propriétés achetées en commun avec Abraham Énos et Urbain Ranc ; des jardins au Hamma, au Ruisseau et à Hussein-Dey ; des maisons rue d'Anfreville, rue Scipion et rue

Collier lfj Jl k^à.), diadème (*oLôe), aigrette (Âaàjy), boucle d'oreille i uuarda (ÏJ.j) et motifs de décantions divers.

Inventaire

d'Abraham

Sanguinetti .

Bab-Azzoun, et des terrains vagues à l'angle des rues Médée et de Nemours.

L'inventaire qui fut dressé après son décès, le 17 juin 1860, rue Bisson, n° 3, renferme une longue énumération d'objets mobiliers, dont, sauf quelques exceptions, la plupart n'avaient rien d'oriental. Ils rappellent surtout l'ameublement de mauvais goût de l'époque de Louis-Philippe : fauteuil Voltaire ; tapis de moquette ; table de nuit à colonnes ; cave à liqueurs en palissandre ; vase avec fleurs artificielles sous globe ; canapé en acajou recouvert de soie jaune ; draps de lit garnis de dentelles.

Le mobilier du bureau se composait de cartonniers, d'armoires à deux corps, de casiers de bois, de deux boîtes en bois formant bureau. Il comprenait aussi un véritable arsenal d'armes défensives : fusils à pierre et à baïonnette ; fusils de chasse et fusils turcs ; pistolets à pierre, garnis d'argent; paire de pistolets kabyles; épées* diverses et cannes nombreuses.

Les bijoux, les pierres précieuses, les monnaies d'or et d'argent, les billets de banque de l'Algérie et les rouleaux de titres de propriété étaient, suivant l'usage, renfermés dans des coffres-forts bas, bardés de fer, s'ouvrant à trois clés, avec des serrures de sûreté. L'un d'eux, de grande dimension, qui servait dans le bureau, fut évalué cent cinquante francs.

M. Dyvrande, commissaire-priseur chargé de la prisée, estima comme suit les objets ci-après :

Garnitures de poignards en argent doré avec manches en jaspe,

montées d'or Fr.. 50

Une paire de flambeaux plaqués au dixième 10

78 pièces de monnaie antique, pesant 300 gr 60

Tabatière or émaillée, 172 gr. à raison de 2 fr. 25. . . . 300

Débris de bracelets. . . , 15

Débris de montres, de joaillerie, de roses, de rubis, de

chatons et d'émeraudes 180

24 soltani à 10 fr 240

7 très anciens soltani à 11 fr 77

5 pièces italiennes à 10 fr 50

Boîtes de montres ciselées aux armes turques, 4 chaînes

arabes (selsela), 35 clefs arabes pesant 136 gr., fonds de

tabatières ciselées, estimés pour le tout à Fr. 1.603

2 médailles romaines et 2/4 de soltani 20

Montre forme mandoline, émaillée 60

L'inventaire continuait par l'estimation des pierres fines :

18 pierres gravées antiques 100

Un rubis monté 100

Tabatière en agate 100

Tabatière en améthyste incrustée et garnie d'or. . . . 400

4 perles fines sur papier 60

6 rubis, 1 saphir, 1 émeraude sur papier 40

2 petites rosettes surmontées de brillants 100

Un lot de brillants à 3 grains 1/8, 1/3 et 1/64 65

Un lot de 26 brillants à 8 carats et 1 grain 1 . 320

60 brillants à 31 carats et 3 grains 6.350

Les objets en argent furent prisés comme suit :

Soupière en argent avec ornementations mauresques, pesant 1,075 gr.

Un vase à eau de fleur d'oranger (m'rach), pesant 560 gr. Deux flambeaux d'argent pesant 1,300 gr. Deux autres flambeaux pesant 600 gr.

Un candélabre à deux branches pesant 1/170 gr. Un plateau d'argent pesant 550 gr.

Le tout, estimé à 20 centimes le gramme, s'éleva à . Fr. 2.386

Un coffret plaqué d'argent ciselé 20

Une cafetière en argent 317.

L'expert Rochard fut chargé d'estimer les objets appartenant en propre à Mmo veuve Sanguinetti et provenant de sa dot. Nous croyons intéressant de donner à nos lecteurs le relevé de la valeur des vêtements et des bijoux d'une israélite aisée de l'époque :

Vêlements.

Ornement de coiffure (beniqa) avec candille et paillettes Fr. 80

Corsage indigène en soie damassée brodée d'or. ... 80

Un autre en soie bleue brodée d'or Fr. 60

Corsage moiré en argent (frimla) avec garnitures or. 50

Corsage en soie de Tunis. . 30

Un autre en soie et or 25

Deux petits corsets brodés d'or 30

Deux robes en soie brodées d'or (djobba) 150

Deux pantalons de satin brodés d'or 70

Cinq mouchoirs lamés d'or 50

Bijoux en or.

Deux redifs du poids de 65 gr. or 146

Une grande chaîne (selsela) avec clés en or et une breloque (lendjassa) garnie de corail, 45 gr. à raison de 2 fr. 50 112

Une bague montée d'un brillant 600

Une bague montée de 3 roses 40

Un collier monté de 36 roses 350

Épingle (bezima) montée de 10 roses 150

Épingles (bzaïm) montées d'une rose et entourées de

3 petites roses 300

Bezima montée de 11 perles avec rubis et roses ... 60

Bezima montée de perles 60

Bezima montée de brillants 300

Pendants d'oreilles (mnaqeche) montés de brillants . 700

Ces bijoux et quelques autres à l'usage personnel de la veuve Sanguinetti, figurant dans l'inventaire général de Me Pierre Auger, notaire, représentaient en totalité la somme de 3,913 francs. Mais il est probable que, pour des raisons de convenance, l'estimation en avait été faite sans aucune exagération.

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