‹ L'orfévrerie algérienne et tunisienneChapitre 84 sur 113 · pièces d'argent pesant 613.800 grammes · texte numérisé non relu

pièces d'argent pesant 613.800 grammes

366 lA)RFEVRERtE ALGÉRIENNE ET TUNISIENNE

L'exercice de 1900 a donné comme résultats :

Pièces d'or 19.597 francs.

— d'argent 147.140 —

Poids or 79.499 grammes.

— argent 1.665.290 —

Droits perçus 65. 173 francs.

Pans les chiffres ci-dessus, la fabrication locale entre pour les 8/1 0* celle des villes, villages et douars de l'intérieur, pour 2/10°. Seulement, il faut reconnaître qu'au moins les 2/3 des produits de l'intérieur échappent aux vérifications du service , par suite de l'absence de moyens faciles de communication ou du prix élevé des transports. Ce n'est guère que lors des tournées du contrôleur spécial que les fabricants des centres éloignés consentent à faire poinçonner leurs ouvrages, conformément aux lois régissant leur industrie.

Aïn-Bessem

Dqux orfèvres :

Kassi ben Myoub; marque, KM, avec une étoile dans un croissant ; symbole insculpé le 22 novembre 1895. Kabbouch Daï beh Ferhat ; KF ; symbole, un miroir.

Les Attafs

Petit village de la plaine du Chéliff, non loin d'Orléansville, célèbre

par ses armuriers. Il ne compte parmi ses habitants que onze Français. Trois orfèvres y sont établis à CHABIH. demeure : Maklouf ben

Éperon avec application d'ornements en relief. HAMOU , Abraham K ALI FAT

Tr.v.11 des Alt.fs. ot Meg8aoud LÉyY . Leur

(Masco d'Alger.)

fabrication s'écoule , tous les mercredis , sur le marché arabe .

Il se fait aux Attafs un bijou primitif, mais symbolique. C'est une boucle d'oreille d'argent (mekfoul). L'une des extrémités du cercle, aplatie et tournée contre l'autre, affecte la forme d'un serpent. La

lête est ornée de filigranes, les oreilles faites de deux petites boules et les yeux de deux petites fentes. La bouche est un fil tordu qui se termine par un anneau. Celte tète rapportée est composée de deux plaques creuses soudées.

Al'MALE

Aminé nommé le 1" mars 1851 : El-Hadj Mekhi.

Le 30 juin 1802, sept orfèvres, à Aumale, firent insculper leurs poinçons :

Maklouf Adjadj ; poinçon, MA; symbole, une grenouille; fut biffé le 13 décembre 1870.

Nessim Braham ; poinçon, M B ; symbole, une étoile entre deux croissants ; biffé le 15 décembre 1870.

Mouchi ben Messaoud; poinçon, MM; symbole, une grappe de raisin : biffé le lit décembre 1870.

Mouchi Adjadj ; M A ; une gourde ; décédé.

Chaoul ben Brahmi ; C B ; un bougeoir garni de sa bougie ; décédé .

Maklouf Dumen; DM ; un merle ; décédé.

Cham ben KoÏN ; CR; un kanguroo; décédé.

Trois autres orfèvres se sont fait inscrire plus récemment à la Garantie d'Alger :

Messaoud Cohen; MC; deux marteaux de ciseleur, en croix. •

Tahar ben Dahman ; TD ; un fusil arabe.

Mohammed Zeïdi ; MZ ; une lance avec oriflamme.

Tous ces orfèvres envoient leurs ouvrages au Contrôle d'Alger.

Berrouaobia

La commune mixte de Berrouaghia comprend seulement trois bijoutiers indigènes. Deux habitent Berrouaghia et le troisième l'intérieur de la eom- (ni™ * thoi.) mune.

Les deux premiers sont :

Ben Fredj ; poinçon insculpé le 29 janvier 1872; CF et deux flèches croisées.

Abd-el-Kader ben Lamry ; poinçon insculpé en décembre 1898; un L arabe (J).

Leurs ouvrages sont généralement soignés.

Blida

Centre assez important, dont les objets, fabriqués par les ouvriers israélites, n'ont jamais cessé d'être médiocres, les acquéreurs s'attachant peu à la perfection et à la finesse de l'ouvrage. Pendant les vingt-cinq, premières années de la conquête, le titre des ouvrages d'or y était généralement supérieur au titre français. L'inverse se produisait pour l'orfèvrerie d'argent, que les fabricants vendaient sur le pied de 5 fr. 40 les 30 grammes.

Quelques ouvriers armuriers recouvraient jadis le manche et la gaine des poignards de feuilles d'argent grossièrement ouvragées, mais présentant un certain cachet d'originalité.

Un arrêté du 12 juillet 1848 nomma aminé es-sekka, Mohammed ben Mohammed. A sa mort, le 5 février 1856, Cari Mathias lui succéda jusqu'au moment de l'établissement de la Garantie.

Commissaires-priseurs : M. Antoine Soubroque, en 1860 ; actuellement, M. de Peretti.

On cite comme anciens orfèvres à Blida :

Abraham Blichaa, qui fit insculper son poinçon le 16 août 1859 ; il avait pour symbole une tête de bélier avec ses cornes, et comme lettres ses initiales A B.

Isaac ben.AïCHE qui, le 20 décembre 1860, avait composé son poinçon des lettres IA et d'un aloès. On ne sait pas ce que cet ouvrier est devenu.

Le 6 février 1874, un bijoutier, Victor Kalinowski, fit insculper son poinçon, VK, et son symbole, la lettre K surmontée d'une étoile; il fut biffé le 31 décembre 1876 (expulsé du territoire français).

Le 7 mars 1877, Isaac Blichaa se fit inscrire; initiales, JB; symbole, une brouette; il se fit biffer et réinscrire le 10 novembre 1882 avec, pour initiales, M B et pour symbole un oranger.

Joseph Bitoun; 22 février 1892; initiales, BJ; symbole, deux baguettes en croix; biffé le 25 janvier 1893.

Blida et ses environs comptent maintenant les sept bijoutiers suivants :

Moïse Blichaa ; initiales, BM ; symbole, un arbre sans feuilles.

Maklouf Blichaa; initiales, BM; symbole, un arbre avec feuilles.

Isaac Blichaa; initiales, BI ; symbole, deux baguettes en croix.

Judas Bouan; 25 octobre 1893; initiales, B J; symbole, une canne de tambour-major. ^

Blichaa, Abraham ; B A ; symbole, une tête de mouton.

Blichaa, Jacob; BJ; symbole, une paire de ciseaux.

En outre, à Dalmatic, petit village près de Blida, Martinez, Aimé, a fait récemment insculper son poinçon, A M, et un pince-nez en argent.

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