ORAN
Ville cosmopolite, tour à tour arabe, espagnole, turque et en fin fran- Anciens çaisedepuis 1831. Aujourd'hui beaucoup d'orfèvres juifs et très peu orfizret. d'indigènes. La bijouterie n'offre aucun intérêt spécial au point de vue artistique. On y copie surtout les modèles d'Alger. Et cependant, au temps de la domination des Beni-Zian de Tlemcen, elle dut en fabriquer d'un grand style.
Mais ce sont là des suppositions.
Aucun historien n'a traité ce sujet.
Avant la conquête desFrançais, sous le bey Hassen, les orfèvres ££ — ""
travaillaient dans le Souq Es- *™"T *"*"-LÉ
r.. , , <i , n (Modèle mirocafn.)
aiagha, impasse des (Juatre-Bras,
aujourd'hui disparu. Ceux dont le souvenir a été conservé sont peu
nombreux :
Jacob DarmoN dit Benzina.
Abraham Benichoo.
Mardochée Siboun.
Chaloum Djian.
Jacob Siban.
Comme dans toute l'Algérie, des aminés surnommés el-Fodda Aminés furent installés pour réprimer les fraudes commises lors des premiers ** 0rantemps de l'occupation française. Mais les arrêtés de nominations ne réglaient pas leurs attributions, aussi leur pouvoir était-il très limité et leur ministère facultatif ne pouvait être imposé à personne. Les contra-
Les Contrôleurs
de la Garantie.
ventions n'étaient pas constatées par procès-verbal. L'essayeur officiel se bornait simplement à briser les ouvrages qui lui étaient présentés lorsque l'alliage dépassait la proportion généralement admise ou lorsque la déclaration faite par le vendeur était reconnue fausse.
Les objets détruits devaient être remis au fabricant ou à leur propriétaire qui avisait comme il l'entendait.
Les aminés ne devaient procéder de la sorte que toutes les fois qu'il y avait opération de commerce, car ils n'avaient pas le droit de briser les bijoux même reconnus faux, appartenant à des particuliers qui venaient seulement les consulter pour en connaître la valeur ou le titre.
Et il ne pouvait, du reste, en être autrement puisqu'il n'existait aucune disposition déterminant le caractère des fraudes, le mode de leur constitution et les poursuites auxquelles elles pouvaient donner lieu.
Aussi l'institution des aminés si imparfaite sous tous les rapports n'offrait aucune garantie au commerce des bijoux d'or et d'argent. Un système aussi défectueux ne pouvait que favoriser la fraude.
Oran eut deux aminés français, d'abord Mohammed Boudghen et ensuite Si Ali Khodja. La dernière" année qui précéda Tinstallaliou du contrôle, le registre de vérification portait 66 kilogs d'or et 1,302 kilogs d'argent. Les titres étaient alors fort variés. Pour l'argent, le 1er était à 800/1000, le 2* à 750 et le 3e à 650. Cinq titres pour l'or : le 1« à 900/1000, le 2e à 830? le 3e à 810, le 4e à 750 et le 5e à 650.
Le contrôle fut installé à la même date, à peu près dans toute l'Algérie, avec les mêmes règlements. Les employés des contributions diverses qui remplirent les fonctions de contrôleur furent par ordre chronologique :
Louqie, Jacques; Fine, Edmond; Masson, Gustave; Laine, Elisée ; Martinet, Raoul ; Farenq, Jacques ; Fine, Joseph ; Lapeyre, Ferdinand; Albert, Charles; Barbie, Jean-Baptiste; Lucq, Jean; Tuduri. ■ ■.* -
Depuis 1899, M. Hocrtoule, ^occupe ce poste.
Le contrôle d'Oran (y compris Sidi-Bel-Abbès et Mascara) a donné lieu aux opérations ci-après :
Or Argent
N3MBI;E D'OBJETS POIDS NOMBRE D'ODJKTS POIDS
1895 '3.099 10.496 gr. 10 815 426.719 gr.
1896 2.677 9.109 gr. 1?.428 354.425 gr.
1897 1.839 6.356 gr. 13.286 338.503 gr.
province d'oran 409
Depuis, il a été soumis aux contrôles d'Oran, de Mostaganem et de Tlemcen.
Or Argent