‹ L'orfèvrerieChapitre 28 sur 40 · De 1,1'JO H 1,'iOO francs de notre monnaie · texte numérisé non relu

De 1,1'JO H 1,'iOO francs de notre monnaie

2. Cette belle pièce, extrêmement ])récieuse, car les pièces d'orfè- Trerie en or de cette époque sont de la plus insigne rareté, ne pèse pas moins de l'',300 gr. et mesure 0"',25 c. de diamètre.

Ajoutons que les Lalins n'étaient pas seuls épris de ces précieux ouvrages. Avant eux les Etrusques — notre Louvre se charge de le prouver — avaient noui'i-i pour les bijoux dor et dargent une passion dont la mort elle-même ne savait triompher. Les couronnes, les diadèmes, les colliers, les épingles en or mai'lclé, repoussé et chargé de liligranes dune incroyable délicatesse, qui ornent notre gi'ande collection nationale, proviennent, "en effet, de tombeaux où ils étaient enfouis. En outre, presque tous les peuples que Ion englobait alors sous la dédaigneuse dénomination de Barbares, possédaient des quantités d'or et d'argent dont on ne soupçonne pas généralement l'importance. Pour ne citer qu'un exemple, emprunté à notre Gaule elle-même, le trésor que les Tectosages conservaient dans leur capitale (Toulouse) et dont Q. Servilius Cepio s'empara vers les premières années du II'' siècle, s'élevait, d'après Posidonius , à quinze mille talents (près de UO millions de notre monnaie^).

Il va sans dire que l'orfèvrerie, dans les provinces éloignées, n'affectait pas ce caractère d'art recherché et rafllné qu'on trouvait encore en Grèce et qui fleurissait à Rome. De ce côté des Alpes, toutefois, le travail des métaux précieux était depuis longtemps en hotineur et praliqu('' avec un indiscutable mérite. Les premières armées gauloises auxquelles se heurtèrent les légions romaines portaient des enseignes brillantes, rcpréscnlanl un cheval libre, une laie, un sanglier. Les ])la(pies, les agi-afes, les torques, les umbos de bouclier, retrouvés aux environs d'Alise, et conlenq)orains (lu siège de celte valeureuse cité, monlrent une ornementalion fine, des proportions heureuses, une exécution délicate, l)lein(! à la fois d'habileté, de savoir et de goût. Les adversaires de César possédaient déjà des orfèvres ex|)érimentés.

Au contact de leurs vainqueurs, les Gaulois achevèrent

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