‹ L'orfèvrerieChapitre 8 sur 40 · CARATS · texte numérisé non relu

CARATS

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CAU.MS

MILLIEMES

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On voit par ce tableau que raïuicu aloi de l'or correspondait ù 'Ji7 millièmes de fin. Ce titre a cessé d'être en usage.

d'après le nombi'e de millièmes de fin qu'ils contenaient. Ces titres sont pour l'or (nous lavons dit à la page 4) au nombre de trois : le premier comporte 920, le second 840, le troisième 750 millièmes. Pour les ouvrages d'argent il n'en existe que deux : le premier de 950 et le second de 800 millièmes, avec une tolérance de 3 millièmes pour l'or et de 5 millièmes pour l'argent. L'exactitude du titrage est, après essai, attestée par le contrôle, c'est-à-dire par l'apposition d'un certain nombre de poinçons. Sous l'ancien régime on faisait usage de quatre poinçons spéciaux, à savoir : le poinçon de charge, que l'orfèvre était tenu de faire apposer, par le fermier des droits, sur ses pièces encore à l'état d'ébauche; le poinçon de la maison commune ou du bureau des orfèvres, qui certifiait le titre du métal employé; le poinçon du maître, qui permettait, une fois l'ouvrage achevé, de savoir quel en était l'auteur, et enfin le poinçon de décharge, indiquant que les droits du fisc avaient été acquittés.

Aujourd'hui, le bureau des orfèvres et les fermes des matières d'or et d'argent ayant été sui)|)rimés, les poinçons apposés sur les pièces d'argenterie ne sont plus que de deux sortes : la marque du fabricant révélant l'auteur de l'ouvrage, et le contrôle qui, tout en constituant une garantie du titre, vient certifier que les droits dus à l'Etat ont été régulièrement j)erçus.

Fig. 7. — Orfùvre dos Gobclins présentant un brancard d'argent, daprès une tapisserie du xvii" siècle.

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