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pas de conséquence sérieuse, et ne l’expose pas à gâter un travail utile, aura plus de hardiesse dans l’exéculion et acquerra ainsi plus facilement la sûreté de la main; ensuite, parce qu’il est bon qu'il commette ici des fautes, car c’estseulement ainsi qu’il apprendra à les éviter.
En admettant même que, se trouvant aux prises avec des conditions nouvelles de production, il soit, au début, un peu dérouté, ce ne sera que l'affaire de quelquesjours et, promptement, ilse « débrouillera » et adaptera à sa situation nouvelle les qualités de fond acquises à l’école.
Quant à l’antagonisme prétendu, qui pourrait exister entre les deux catégories ouvrières, il nous parait peu vraisemblable. Même parmi les plus vieux ouvriers, il en est peu qui {aient l’esprit assez étroit pour dédaigner les anciens élèves des écoles professionnelles, et ils les mépriseront d'autant moins, que la plupart d’entre eux sont des pères de famille, qui y ont ou y auront un jour leurs enfants. A l'inverse, ce seraient de bien mauvais professeurs que ceux de nos écoles, si leur enseignement avait pour effet d'apprendre à leurs élèves à mépriser leurs anciens.
Que si, nous nous plaçons au point de vue moral, un avantage nouveau va apparaître. Dans la vieille conception de l’apprentissage, le maître, ainsi que nous l’avons dit, tenait auprès de l’enfant la place du
pere et veillait aussi bien à son éducation qu'à son instruction professionnelle. La situation, hélas, a bien changé, et les conversations de l'atelier, la conduite de trop de travailleurs au sortir de celui-ci, ne constituent pas des exemples bien sains pour le développement de l'esprit et du cœur de l’enfant.
On pourrait encore répondre aux critiques adressées à l’enseignement de l’école, par les critiques, plus fortes et mieux méritées, qu'appelle l’enseignement de l'atelier ; mais il nous faudrait pour cela reprendre les idées que nous avons développées et les phénomènes que nous avons constatés au cours des pages qui précèdent. Les causes quiont fait disparaître l'apprentissage, c’est-à-dire, qui ontempêché l'enfant de recevoir à l’atelter l’enseignement professionnel, existent et désormais existeront toujours; elles. tiennent à la nature même des choses, et ni la bonne volonté des patrons ou d'une élite d'ouvriers, ni les dispositions légales ne pourront arriver à les faire disparaître. Quoi qu’on veuille et quoi qu’on fasse, l'enfant qu’on placera dans un atelier pour apprendre son métier sera plus ou moins un manœuvre; la majeure partie de son temps sera employée aux besognes grossières dont lesouvriers, qui devraient être ses maîtres, se déchargeront sur lui etil n’apprendra son métier qu'incomplètement et par raccroc.
Si, en théorie, l’école, pour les raisons que nous