‹ L'Organisation centrale de L'Enseignement professionnel: La Question du rattachementChapitre 25 sur 50 · LOTO · texte numérisé non relu

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déterminer la position rationnelle des pieds du constructeur et à rechercher le moyen d'éviter à celui-ci le mouvement fatigant, qui consiste à se baisser pour prendre une brique posée à terre et à se relever pour la placer sur le mur. L'application dé la méthode qu'il a imaginée a eu, affirme-til, comme résultat de faire passer le rendement en travail-heure de 120 briques à 350. De même, en instruisant les ouvriers, on est arrivé à faire charger à chacun d’eux 47 tonnes de gueuses de fonte au lieu de 12.

Nous nous garderons d'affirmer l’exactitude rigoureuse des chiffres indiqués ci-dessus (1) ; mais le principe en lui-même est séduisant et s'impose à Pattention. Les constructeurs de machines ont bien soin, quand ils établissent un modèle, de faire en sorte qu’il n’y ait pas de travail perdu et qu'un maximum de résultats soit oblenu avec un minimum de dépense. La machine humaine, au contraire, avec ses jeux compliqués de leviers, de bielles, de courroies de transmission, travaille au hasard et sans que la science et l’art de l’mgénieur interviennent en rien pour la régler. :

Sans exagérer la portée de cette idée, on peut admettre qu’il ya des progrès à réaliser dans ce senset qu'il existe à tous les degréset dans toutesles formes

(1) Cf. E. Pouget, Matin, du 4 mars 1913, qui accuse ce système d'aboutir au surmenage.

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de la production une pédagogie du travail manuel.

Or, il semble bien que l'esprit, qui doit être celui du Ministère de l’Instruction publique, soit plus apte à opérer cette transformation que celui, qui doit vrai- . semblablement régner au Ministère du Commerce.

En résumé, cette première partie de l’argumentation invoquée en faveur du Ministère de lInstruction publique peut se ramener à la formule développée plus haut : l’enseignement technique est un enseignement et, comme conséquence, il doit êlre placé sous la direction du Ministère dont le rôle est d'assurer l’enseignement. |

Ces arguments de théorie pure sont complétés par des considérations pratiques qui ne sont pas sans portée et s’inspirent de cette même idée d’unité dont nous avons déjà parlé : unité dans l'éducation donnée aux enfants, — unité dans le recrutement des professeurs.

Si l’on admet que tout enfant doit recevoir une double éducation, l’une destinée à faire de lui un homme et un citoyen, l’autre ayant pour but de le préparer à exercer une profession déterminée, n'y a-t-il pas des inconvénients évidents à ce que ces deux enseignements soient non seulement donnés par des professeurs différents, mais encore dirigés par des administrations rivales, et dont on affirme que les conceplions sont divergentes sinon opposées? L'esprit de l'élève ne sera-t-il pas tiraillé

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