‹ L'Organisation centrale de L'Enseignement professionnel: La Question du rattachementChapitre 33 sur 50 · SP LT RER · texte numérisé non relu

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met, de la situation de fait qui s'est créée dans quelques villes et qui, à certains égards, rappelle la combinaison dont nous parlons, semblerait bien prouver que celle-ci est de nature à constituer, le cas échéant, un terrain d'entente. Malgré cela nous ne laissons pas que d’éprouver quelques inquiétudes à cet égard.

Dans certains cas, à la vérité, il apparaîtra très nettement que l’école, par son caractère général, relève de tel ou tel Ministère ; mais il y aura des hypothèses douteuses à propos desquelles la bataille s’engagera facilement, provoquée qu'elle sera par des ambitions ou des rivalités personnelles. Dans chaque établissement va se reproduire une situation, que nous avons constatée plusieurs fois au cours de ce travail ; 1l y aura le clan des scientifiques et le clan des techniciens. Il n’est pas sûr que l'accord règne toujours entre eux, les uns ayant tendance à considérer leur rôle comme plus utile que celui des autres. Il y aura des tiraillements pour l’établissement des programmes et la répartition des heures. Le directeur nommé favorisera, ou sera suspecté de favoriser, le groupe auquel il appartiendra par ses origines. L’autre groupe se considérera volontiers comme persécuté, et il ne possédera qu’un moyen pour échapper à cette prétendue persécution, c’est d'obtenir un déclassement de l’école, mesure administrative qui aurait comme résultat de faire arriver

Popineau 9

à la direction un des siens. Il faut noter une circonstance particulière qui sera susceptible d’aggraver ce conflit. L'avis des municipalités doit nécessairement jouer en cette matière un rôle important sinon prépondérant; la question cessera donc d’être pédagogique ou même simplement administrative pour devenir municipale et même électorale. L'école, son caractère, son directeur, son personnel vont se trouver mêlés aux discussions, en général peu mesurées, et aux polémiques, souvent injustes et violentes, qui accompagnent un scrutin, et il ne paraît pas que l’enseignement et les élèves aient rien à y.

gagner.

En somme, les conclusions auxquelles nous aboutissons ressemblent singulièrement à celles de notre précédent chapitre, et, qu’il s’agisse du condominium proprement dit, ou de cette forme particulière du condominium constituée par le partage des domaines, il apparaît que ces deux systèmes pourraient, l’un et l’autre, être avantageux si, au sujet de leur application, les deux Départements ministériels rivaux pouvaient se mettre d'accord pour collaborer avec désintéressement et bonne volonté ; mais, comme cela n’est pas, et que c’est précisément le but qu'il s’agit d'atteindre, il s’ensuit que nous tournons dans un cercle vicieux.

Du reste, et d’une façon plus générale, si nous

résumons les pages qui précèdent, nous constate- TOnS qu'ici, comme dans toutes les combinaisons et toutes les thèses que nous avons SuCcessivement étudiées, on présente des argumentations séduisanies et qui ne manquent pas de logique.

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