‹ L'Organisation de la Coopération IntellectuelleChapitre 3 sur 79 · PONTS · texte numérisé non relu

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mais leur demande leur collaboration et leur appui; l’œuvre est menée d’accord avec les grandes administrations et les organisations traitant de questions intellectuelles dans chaque pays : Ministères de l’Instruction publique, des Beaux-Arts, grands Musées, Bibliothèques, Instituts scientifiques, Associations intellectuelles, Offices universitaires, Associations d'étudiants. Une seule Commission se réunissant une ou deux fois par an n’a pas la prétention de régler dans le détail toutes les affaires-en cours; l’œuvre de coopération intellectuelle ne peüt pas être le monopole d’une seule institution, d’un seul bureau, car c'est une œuvre de coordination, de centralisation des efforts des nombreuses puissances de coopération intellectuelle. C’est pour cela que le Conseil et l'Assemblée ont pensé que le principe de la coopération intellectuelle devait être représenté dans chaque pays par une Commission spéciale et permanente comprenant des représentants des principales forces intellectuelles de chaque nation. C’est ainsi que sont nées, dans une quarantaine de pays, des « Commissions nationales de coopération intellectuelle » ayant pour mission de servir de lien entre la Commission internationale d’une part et la vie intellectuelle des différents pays d’autre part et représentant la coopération intellectuelle sous ses formes nationales. | à ’

En créant l’Institut international de Paris, on a pensé qu’il était nécessaire que ce centre important de coopération fût placé en relations directes avec les Gouvernements de chaque pays; pour cette raison on a prévu dans le règlement la création de « délé-

gués permanents des Etats >» auprès de l’Institut qui

lui assurent le maximum de rapidité dans la suite’ à donner à ses entreprises.

Les grandes Associations internationales, par leur Comité d’Entente, participent à l’œuvre de l’entreprise, suivant leurs possibilités et leurs moyens, suivant aussi qu'elles se trouvent ou non dans le cadre de la Société des Nations. Tous les groupements qui, à un degré quelconque, ont des préoccupations d'ordre intellectuel, sont invités à participer aux travaux de cette organisation. La coopération intellectuelle a bien un cadre, celui de la $S. D. N., mais elle aspire à dépasser ce cadre, à sortir de ces limites pour devenir une organisation universelle en mesure de jouer un grand rôle dans le monde contemporain.

Au cours de cet ouvrage, nous allons montrer ce qu'est l'Organisation de Coopération intellectuelle de la Société des Nations. Dans un titre I‘ nous étudierons les origines lointaines et immédiates de l’organisation actuelle; dans un titre II nous. en verrons par le détail les différents rouages : la Commission consultative de la S. D. N. l’Institut international de Paris, les Commissions nationales, les délégués. des Etats auprès de l’Institut; et enfin, dans un titre III, nous examinerons le fonctionnement de l’entreprise, les relations qu’elle entretient tant avec la S. D. N. qu'avec les Etats et les Associations RASE" qui participent aux succès de son œuvre.

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