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Kane (hotre de ces progrès. est à histoire de la liberté, | on confondra également les adversaires de l'autorité en exposant les résultats de son intervention dans la | législation, la justice, l'hygiène, la salubrité, la bien- faisance, l'ordre public, l’armée, les finances, les e rapports économiques, les routes, les habitations ouvrières, l'émigration, etc., et en montrant combien cette intervention a été souvent utile au relèvement du | niveau social. Toutefois, même en assignant ainsi à la liberté et à Monte leur domaine respectif, gardons-nous de : -rien exagérer et ne croyons pas qu'il y ait dans l’un ou “+ autre de ces principes, considérés comme des abstrac- ie tions, une sorte de vertu magique. UNI ex Chacun porte au contraire en lui un germe de mort, Quand pour maintenir l'autorité on lui attribue trop a im portance, quand sous prétexte de donner le bien- être aux citoyens on veut régler toutes leurs actions, on voit se dresser l'État de police. Les rouages admi- . nistratifs remplacent les forces vivantes, la bureau- cratie S’ empare des destinées de la nation. Le gouvernement, loin d’être un instrument de cohésion et de | RPÉHRenOR, devient un mécanisme sans âme, qui sert | aux forts contre les faibles, broie la société et détruit se l'esprit public. Il perd chaque jour davantage le senti-
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É ment du devoir et de la responsabilité, il devient 20 1 chaque j jour plus arbitraire. De toutes parts éclatent ; alors des protestations et des plaintes contre son into- :
lérance, ses empiètements et ses abus. Le principe du
* d'antorité sombre au milieu des tourmentes révolu- LT tionnaires et, comme en 1789, je masses se ruent La
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contre lui avec une sorte de frénésie sauvage. C'est . l’histoire des hontes du Bas-Empire, des excès de la monarchie absolue dans l’ancien Empire germanique et dans l’ancienne France, ce serait l’histoire de l’État collectiviste s’il parvenait à triompher. Quand, d’autre part, pour combattre ce qu'il y a de factice et de . funeste dans l’absolutisme, on combat l'autorité ellemême; quand, au lieu de reconnaître ce qu'elle peut avoir db juste et de nécessaire, on la détruit et que … l'on dresse contre elle le dogme absolu 1e la liberté, on s’ égare encore. | La France, appuyée sur la théorie du contrat social, a tenté de fonder l’ordre politique exclusivement sur. la notion abstraite de la liberté. Elle n'a jamais eu l’idée de la liberté organique. Avec Rousseau, elle a créé cette doctrine de la liberté qui, sacrifiant le … présent à l’avenir, la stabilité au mouvement et plaçant sa confiance dans l'indéfinie perfectibilité de ; l'homme, ne laisse pas aux citoyens un moment de repos. | | a La société n'est pas toujours capable de se passer complètement de lisières; on peut les enlever avec précaution à mesure que Ja puissance interne du corps social se développe; mais les arracher brusquement quand on en a encore besoin, ce n’est pas donner aux hommes la liberté, ce n’est pas les débarrasser d’entraves gêènantes : c’est les priver de tout point d'appui. sa La liberté ainsi entendue, sans frein, sans contrepoids, ne produit que des déceptions. Elle est utile à. quelques êtres supérieurs, mais nuisible à la masse