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Encore une fois, c’est aux groupes locaux, aux à organismes locaux, aux autorités locales à tenir compte des besoins locaux, l'Etat se réservant un. contrôle général sur l’ensemble. | Relativement aux encouragements et aux subsides 14 à donner aux arts, aux sciences et aux lettres, le gouvernement central est mal placé pour exercer un COntrôle utile et court le risque d’encourager surtout la routine. Quand, des hauteurs où il plane, il accorde un subside à une œuvre, quand il vientenaideàun artiste, à un écrivain, à un savant, il i ignore s'il nyen ‘à apas une foule d’autres aussi dignes de sa bienveillance et s’il ne sacrifie pas un génie qui peine dans l'ombre. Quelle que soit la loyauté de ses intentions, il devra toujours se laisser guider par des recommandations, favoriser ceux qui Sont le plus près de lui ou qui ont auprès de lui le plus d’appuis. Il est impuissant contre les cabales, les intrigues ou le népotisme ‘à et ne trouve de remède à ces maux que dans la décen: tralisation. 4 | | Ur Le système fiscal, à son tour, a tout avantage à entrer dans les voies de la décentralisation financière ou de la taxation locale. On ne doit pas s'attacher exclusivement à la réforme des bases de l'impôt et 1l importe également, pour mieux régler les recettes et les dépenses d’une nation, d'accorder aux groupes locaux une plus grande autonomie financière. En Prusse, le ministre des finances, M. Miquel, vient d'adopter ce principe : Une loi récente ne conserve au profit de l’État, comme contribution directe, qu’ un À impôt sur le revenu et un DO complémentaire sur À