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MURS & Je
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d'Érasme dans se de la nu et de la désespérance de Schopenhauer et d'Hartmann. Oui, nous serions les dupes d’une nature ironique et cruelle, et, sur cette terre semblable à l'Écosse de Macbeth, « l’on e. « ne verrait plus sourire personne, sauf les enfants. Fe. « l'existence serait un conte Dieu de Tage et de He Le « privé de toute signification. »
Maïs pourquoi donc cette petite flamme de vie qui Le | intille un instant et s'éteint dans le mystère aurait- : ET pour attribut La joie? Toute vie intense ne semble- t-elle pas, au contraire, avoir sa part de tristesse? Le ne tigre qui dévore sa proie, le viveur qui gagne au jeu, D éprouvent peut-être un plaisir sans mélange. Le savant a aspirant au vrai, l'artiste aspirant à la beauté, le pen-
2 seur, atome perdu dans l'insondable infini, songeant ‘au pourquoi de l’univers, éprouvent une joie fécondée par la souffrance. Et plus la joie est noble, plus elle à s'élève au-dessus de la satisfaction vulgaire, du désir égoïste, plus elle paraît contenir en elle un élément de . mélancolie. pis |
Bien plus encore, le progrès Ii. -même est accom- pagné de souffrances et amène avec lui des douleurs que les stades inférieurs de l'humanité ne connaissent Er Le suicide est un produit de la civilisation; il s'accroît avec elle; il sévit dans les villes et non dans les campagnes; chez les ue avancés et non ». chez. les sauvages.
: S'ensuit-il qu'il faille nier l’art, science, le génie, le progrès? Nullement. Il faut seulement nier la base de la morale utilitaire. « Peu importe, écrivait Feuerbach, qu'une sonate soit courte ou longue si elle est
1 ne vue
bélle » Poun apprécier uné vie, il ne » s'agit pas SAVOIT S1 elle est triste ou gaie, mais si RES est util .
THE or, au rares la moralité éeule soua dE del liberté, la culture morale seule rend possible le règn dela liberté. Si tous les hommes étaient moralement Pa n'est-il pie évident que joué les sien
6 contrainte ? Preuve évidente que lascoisen de moralité est la condition nécessaire de l'accroissemént de liberté. de ..
Les Anglais et les Suisses sont ou il cause de leur haut née de or sociale.
ue morale afaiblie les rend. moins pes d d s'en servir. ne |
caprices de l'ésdiemés elle donne, comme prix del lutte, l’espoir de la jouissance et flatte les penchant intéressés. Elle doit céder ie éme à … culture moral
inc: pour Sortir de L état dé nature dont j j al arlé, pour assurer l'existence régulière des familles, . ne Pose Ja solidarité, “veiller sur autrui et
connus se
Pi ou : n'a pu commencer sans un peu de Lntéres sement. A mesure qu'elle a grandi, elle a dû davan- L age recourir à l esprit de sacrifice.
Mu Les occasions où il a Es NÉCeSSaITe de faire reculer
3 ue un cl Enr a liberté “E ue est ande, la dose de dév ouement qu'on exige de lui,
Pour le roppsment opue d' une société. c comme
AIRE et des qe une sub uruee à constante
RAP des liens et des devoirs SOCiAUX, et à mesure .
devient une condition plus rigoureuse du bien public.
comme point de départ des actions humaines le
Ja condamnation du plaisir. Il signifie simplement
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la nôtre, au contraire, il faut de la part des individus,
l'autorité s’ impose. Le he Paie de La multiplication des besoins entraîne donc te mul- :
qu’une société progresse, Ja croissance de l'altruisme
Voilà pourquoi la question sociale est une question morale et pourquoi il n'est pas indifférent de prendre
moteur de l'intérêt personnel ou celui du désintéressement. Ce principe n'implique ni l’ascétisme, ni la résignation passive, ni la recherche de la douleur, ni
qu'il ne suffit pas d’être heureux, de faire ce qui est permis et de ne pas nuire à autrui. Il faut aussi être bon, faire ce que l’on doit et venir en aide à autrui. C'est, en un mot, la substitution de l'idée du devoir à l’idée du pouvoir. | | tree Si la théorie des idées-forces de Fouillée est vraie, pourquoi l'idée de désintéressement ne rendrait-elle pas désintéressé de la même manière que l'idée de liberté rend plus libre et l’idée de justice plus juste? à En outre, l’action des lois de limitation, si bien mise en relief par Tarde, ne contribuera-t-elle pas € L son côté à répandre de plus en plus la PAF de l'altruisme? nn £ HRAUSSS
Nu Len a enseigné à l’ bu La de Hlcohie de l'intérêt.
Il y a cru. Et de même que, d'après Montesquieu,
E introduction à Rome de la morale d'Épicure a été pour beaucoup dans la chute de la liberté romaine, de même la morale utilitaire a été dans notre siècle une
donc à l’homme la philosophie du désintéressement et . du devoir, et il y croira d'autant plus qu'elle répond à
: deurs de son être.
Ces idées figurent parmi de is hautes ar equbiles
il soit douné à l’humanité d'aspirer, et elles nous
| sciences. RAT AE a
: Spencer (!). Le christianisme, le bouddhisme () les ont is d’une loi d'amour établie en vue de l'œuvre éternelle e. de l'univers: en face de la morale individualiste du 0 plaisir et de l'intérêt, ils ont affirmé la morale sociale du bien accompli pour l’ utilité commune, du sacrifice
à nité et de l’altrui sme.
Mais la science, dans le sens élevé du mot, ramène aussi à ces vérités éternelles. Et Brunnetière () ne saurait à ce point de vue justifer l’antagonisme qu'il
| à 0) pe LaveLeve, L'individu contre l'État, livre GHén = () Rosny (Léon pe), La morale du bouddhisme. Paris, 1890. ($) Revue des Deux Mondes; 1* janvier 1895.
des causes de l'éclipse de la liberté. Que l’on enseigne
des sentiments qu’il sul t de faire jaillir des profon-
sont fournies à la fois ie les religions et par les
Elles nous sont ie par les religions, De | Laveleye l’a mis en lumière dans son débat avec
répandues dans le monde. Ils ont propagé la conception,
… fait à un idéal supérieur de justice. Ils ont poursuivi la + D hormation de la société. us le s sens de la frater-